Si on comprenait, on ne pourrait plus juger.
Le riche, quand il a été bon avec un pauvre, lui demanderait volontiers un certificat de charité.
Ceux qui n'ont pas vraiment souffert ignorent le bien-être du tolérable.
Le succès aujourd'hui, c'est plus proche du hold-up que de la fiche de paie.
La pudeur leur va si bien quand elles en ont, si bien quand elles n'en ont plus, que je ne conçois guère de femmes qui ne désirent pas en avoir.
Vivre pour les autres n'est pas vivre à demi mais deux fois.
La liberté, c'est une forme de la conscience.
Lorsque vous refusez de vous battre, vous gagnez.
On ne vit qu'en laissant vivre.
La vieillesse vit sous le signe moins : on est de moins en moins intelligent, de moins en moins bête.
Le peuple met autant de plaisir à renverser les idoles dont il s'est lassé qu'il en a pris à les ériger.
On serait tenté de dire : "Ce ne furent que des mots", mais, aux moments importants de l'histoire, les mots sont des actes.
Y a rien de plus con qu'un ordinateur.
La crainte frissonnante de vivre vaut mieux que le refus de vivre.
Seul. En mauvaise compagnie.
Nous pouvons arriver à vaincre la pesanteur. Pas la paperasserie.
La philosophie de l'artillerie : Cogito ergo boum.
A la mort, ce qui comptera, ce sera la densité de notre amour et de notre esprit de service.
C'est de ne rien espérer qui est beau ! C'est de savoir qu'on en a pour toujours !
La vertu est le triomphe de la générosité sur l'intérêt.
Bien qu'on vante la solitude, A la longue elle fait bâiller.
Un visage commun s'embellit par le fard, Le beau n'a pas besoin des ornements de l'art.
Aussi laid que ce soit, un paysage, les hommes arrivent toujours à l'enlaidir encore.
Quelle étrange chose que la propriété, dont les hommes sont si envieux ! Quand je n'avais rien à moi, j'avais les forêts et les prairies, la mer et le ciel ; depuis que j'ai acheté cette maison et ce jardin, je n'ai plus que cette maison et ce jardin.
A beaucoup de gens, il ne manque que de l'argent pour être honnêtes.
S'il y a des hommes dont le ridicule n'ait jamais paru, c'est qu'on ne l'a pas bien cherché.
La politique dépend des hommes d'Etat, à peu près, comme le temps dépend des astronomes.
Chercher quelque chose hors de Dieu, c'est explorer le néant.
On fuit ceux à qui on a trop d'obligation.
Les passions ont appris aux hommes la raison.
Les opinions sont habituellement partagées : entre les puissants.
Quand les arguments s'effritent, les positions se durcissent.
On ne devine que ce qu'on savait à son insu.
Vivent les honnêtes gens ! Ils sont encore moins canailles que les autres.
J'ai trop d'énergie pour travailler.
Sans l'amour, qu'est-ce que la vie ?
J'ai assez d'argent pour le restant de mes jours, à moins que je n'achète quelque chose.
Seuls les mots de trop signifient quelque chose.
Les machines semblent avoir été inventée pour nous éviter les fatigues, mais tous les travailleurs travaillent beaucoup plus depuis qu'ils s'en servent.
Mourir paraît une chose si naturelle quand ça arrive aux autres.
L'acte ne réussit jamais si bien qu'à rater.
C'est le vertige d'amour qui fait tournoyer les sphères.
Cette tristesse, que nos fautes nous causent, a un nom particulier, et s'appelle repentir.
Comme une faute ouvre souvent le pas à une autre, quelquefois aussi elle sert d'instruction à l'homme.
Il y a telle supériorité, telle prétention qu'il suffit de ne pas reconnaître pour qu'elle soit anéantie, telle autre qu'il suffit de ne pas apercevoir pour la rendre sans effet.
Nous sommes bombardés d'informations que nous sommes censés digérer plus rapidement que nous ne le pouvons.
Finalement, l'agressivité, ça s'éjacule.
Pris dans un tourbillon de hâte et d'agressivité, nous vivons notre vie dans le conflit et l'angoisse ; nous sommes emportés par la compétition, l'avidité, le désir de possession et l'ambition. Nous nous chargeons sans répit d'occupations et d'activités superflues.
Ce que vous appelez passion n'est pas une force spirituelle, mais une friction entre l'âme et le monde extérieur.
Nous devons partager notre planète, dont nous sommes tous les enfants.