Quand je suis sur scène, le sauvage en moi est sorti. C'est comme si je devenais un homme des cavernes. Il me faut six heures pour descendre après un spectacle.
Nous avons proposé la foi au ciel, à la terre, aux montagnes : ils ont refusé de s'en charger; ils ont tremblé de la recevoir. L'homme s'en chargea et il est devenu injuste et insensé.
Dieu est Auschwitz, mais aussi celui qui m'a fait sortir d'Auschwitz. Et qui m'a engagé, voire obligé à rendre compte de tout cela, parce qu'il voulait entendre et apprendre ce qu'il avait fait.
Ce qui finit vaut mieux que ce qui commence.
Et il ne croyait pas que l'amour soit plus fort que la mort, c'était bon pour Walt Disney. Non, on ne peut pas s'aimer dans une bulle ou sous le parapluie de Mary Poppins.
Les femmes ont leurs affaires, les hommes aussi, mais ce ne sont pas les mêmes.
A la minute où tu crois que tu t'en es sorti, la catastrophe pointe son nez.
Dans tout fanfaron il y a un fuyard.
Il n'est plus temps d'aimer alors qu'il faut mourir.
Qui ne possède pas sa pensée ne possède pas son action.
Il n'y a qu'un moyen d'être libre : mépriser tout ce qui ne dépend pas de nous.
Tant va la bûche au feu qu'à la fin elle s'enflamme.
L'amour se pratique, s'apprend et se partage, l'amour passe au travers des haines comme la lumière dans les atomes.
Carnivore. Qui s'adonne à l'action cruelle de manger l'infortuné végétal, ainsi que ses usufruitiers et continuateurs.
C'est toujours quand on est pour une équipe que c'est l'autre qui gagne.
C'est le propre des êtres vivants de faire aimer la vie, même sous la forme d'une équation du second degré, mais la vitalité n'a jamais été inscrite au programme des écoles.
Quiconque est plus sévère que les lois est un tyran.
Il y a l'amour. Et puis il y a la vie, son ennemie.
Il y a une personne avec qui nous n'arriverons jamais à être complètement sincères, nous-mêmes.
C'est l'amour des richesses qui cause la folie des hommes et leur perversité.
Elle parle dix-huit langues et ne sait dire "non" dans aucune.
La vue d'un cadavre était toujours choquante, jusqu'à ce que la télé finisse par nous y habituer.
On gâte des sentiments si tendres à les raconter en détail.
Les Grecs ont écrit tant de phrases et si peu de choses.
Du commencement on peut augurer la fin.
Les choses en elles-mêmes ne sont ni grandes ni petites, et quand nous trouvons que l'univers est vaste, c'est là une idée toute humaine.
On risque autant à croire trop qu'à croire trop peu.
L'ennui avec l'expérience, c'est qu'elle n'est pas sanctionnée par des diplômes.
Les personnes qui font vraiment des affaires ne font que ça.
L'amour, c'était agréable pour l'homme tant que les femmes ne savaient pas que c'était agréable.
Pourquoi être, s'il faut un jour n'être plus ? Et s'il faut n'être plus, pourquoi avoir été ?
Cajoler les mères pour obtenir les filles.
Le nerf, la saveur de la religion, c'est le repentir.
Les recherches sont souvent plus profitables que le succès.
Plus on est chiant, plus on se fait respecter.
Je hais les criminels qui s'appuient sur les lois.
La sotte vanité, voilà notre misère.
Globalisons les luttes pour globaliser l'espoir !
Ma théorie est que la femme mûre est physiquement polygame mais émotionnellement monogame, c'est-à-dire le contraire de l'homme.
La solitude peut être extrêmement cruelle, extrêmement douloureuse, mais je m'en suis arrangée.
J'ai un ami qui a été mort pendant un an, c'était il y a très longtemps, pour d'obscures raisons fiscales.
Quand ça brûle pas clair dans le coeur, la suie s'y entasse.
C'est à ceux que notre société rejette, les cassés, les tordus, les handicapés, les anormaux, que je dois la vie.
L'homme de bien se garde avec soin de faire des mensonges ; l'homme sage d'en dire.
Passé un certain âge, on ne se sépare plus des morts, on reste dans leur temps, en leur compagnie.
Aussi l'âme est-elle la finalisation première d'un corps naturel doté en puissance de la vie.
Un jour cependant, ce faquin de marquis se permit de répliquer, en pleine étude, avec une insolence telle que je perdis toute patience.
L'imprévisible n'est jamais que l'arrière petit-fils du prévisible.
Je n'ai pas les moyens de quitter notre pays, je ne le pourrais pas d'ailleurs, tant je suis intensément français, mais il m'arrive tout de même de rêver que vivre en autarcie dans ma Bigorre serait une solution, loin d'un État qui accumule les conneries, les jalousies de clan.
Par nos yeux,Par notre seule bouche,Par nos deux mains,Et par l'unique coeur.