La messe est un échange d'amour.
L'homme d'action est avant tout un poète.
Toutes les fois que les conditions d'un phénomène se trouvent réalisées, il ne manque jamais de se produire.
Les choses où l'on a volonté, plus elles sont défendues et plus elles sont désirées.
Un danger cesse d'être épouvantable, si l'on en connaît les causes.
Il en est du bonheur comme des montres : les moins compliquées sont celles qui se dérangent le moins.
Une lettre parfaite est une lettre qui ne contient qu'une idée. Si vous avez une idée, dites-la et arrêtez-vous. C'est déjà si beau, d'avoir une idée !
Il n'y a rien de plus vulgaire que les surnoms. Il n'y a que dans le peuple qu'on en donne.
Le tango a dû être inventé par un indécis.
Comment se fait-il que les riches n'aient que quatre roues à leurs voitures, comme les pauvres ?
L'esprit sert à tout, mais il ne mène à rien.
Si on écoutait les opposants à l'avortement on tricoterait des brassières aux spermatozoïdes.
Il n'y a que ceux qui ont appris à commander qui sachent obéir.
Il en est des passions nobles comme des vices : plus elles se satisfont, plus elles s'accroissent.
Pour présider, d'abord s'asseoir.
Un juge populaire est un juge sans avenir.
Il est embarrassant d'expliquer des réflexions : c'est comme si l'on se rétractait.
C'est la cohorte des fourmis qui, dans les galeries souterraines des bas-fonds de la société, permet à l'économie d'avancer.
Il nous faut faire ce que commandent nos parents.
Pourquoi croyons-nous ce que nous croyons savoir ?
Les seules vérités qui vaillent sont des vérités lentes.
Seules importent les vérités qu'on (re)découvre soi-même.
On se sauve de tout par l'orgueil.
J'en suis capable, regarde-moi bien !
Comment savoir si cette journée n'est pas la dernière ? On croit qu'on a le temps. Et puis, tout d'un coup, ça y est, on se noie, fin du temps réglementaire. La mort est le seul rendez-vous qui ne soit pas noté dans votre organizer.
Le film les valseuses ne parle pas plus de valse que le film tango ne traite de la danse en argentine, ou le cha-cha-cha de moi...
L'imprécision du langage est désormais utile aux journalistes, et cela tombe bien, puisqu'ils seraient tous incapables d'écrire mieux.
Les murs sont les éditeurs des pauvres.
Lorsque l'on fait du bien aux autres, on se nourrit soi-même.
Pour les téléspectateurs, voir Roland derrière le bar c'est normal, mais pour moi, c'était lassant.
Une femme qui fait ses comptes est une femme qui se croit volée. Une femme qui se croit volée est une femme qui, d'un pas sûr, marche vers le mesquin.
L'homme n'a pas besoin d'être religieux au vrai sens, ni religieux dans le mauvais sens du mot. Ni même religieux le moins du monde.
Pour être aimé, il est bon d'être aimable, évidence oubliée d'un grand nombre.
Quand le grand aide le petit, tous les deux sont sauvés.
Les gens n'aiment pas la beauté parce qu'elle ne s'adapte pas à leur vilaine petite âme.
Le temps s'ouvrait d'une mise en valeur systématique de la forêt, qui fit la prospérité des bûcherons et des éleveurs. Les progrès du peuplement bocager accompagnèrent cette mutation.
Je vais faire un poème sur la guerre. Ce ne sera peut-être pas un vrai poème, mais ce sera une vrai guerre.
J'arrive de mon Berry, j'ai ma gueule de bûcheron, mon nez de boxeur, les cheveux longs, je fais peur aux vieilles dames à la tombée du jour, et cependant la musique des mots de Racine me bouleverse.
Osez être enfant ! Pas infantile, enfant ! Osez.
Fondamentalement, essentiellement, la méditation est un non-faire, un non-agir, un non-effort. Ceci ne doit jamais être oublié.
La fraîcheur tombe. Ils se blottissent dos à dos, il reste encore des abricots. Des silences s'installent. C'était un beau dimanche, oui. Attendre que les derniers bouchons aient disparu avant le pont de Nantes. Attendre, reculer demain. Attendre que les joies dispersées laissent la place à l'idée du bonheur, qui donne le frisson.
Le président Hollande n'aime pas les riches, moi j'ai toujours pensé qu'il fallait les protéger, les exploiter même parce qu'ils sont un trésor pour notre économie. Les contraindre à fuir est une faute.
Autant être heureux et ne pas se tourmenter, puisque le pire est certain.
J'aime le polar, c'est comme une bouée de sauvetage pour explorer l'humain. On peut y présenter les pièges de l'existence, une énigme, qui est totalement ou partiellement résolue à la fin du film.
Tout ce qui est réel est vrai, par définition, mais certaines perceptions du réel ont une plus grande teneur en vérité que d'autres, et ce ne sont pas les plus optimistes. Je pense par exemple que cette teneur en vérité est plus élevée chez Dostoïevski que chez le Dalaï-lama.
Mais ils ne font guère mieux ceux d'aujourd'hui qui, avant de commettre leurs crimes les plus graves, les font toujours précéder de quelques jolis discours sur le bien public et le soulagement des malheureux.
J'ai su gagner, et puis après j'ai su perdre.
Les enfants sont pour la nation le meilleur des investissements.
Et parce que je suis heureux et que je danse et que je chante,Ils pensent qu'ils ne m'ont fait aucun tortEt ils sont partis louer le Seigneur, et son prêtre et son roiQui édifient un paradis de notre misère.
Une vie entre les mains des autres, est-ce encore une vie ?