J'ai goûté aux joies de la parcimonie bien avant la crise
Il est inhumain de défendre aux spectateurs de fumer et de permettre aux comédiens, en scène, d'allumer tant de cigarettes.
Déodorant : Sauve qui pue.
L'art est la source de vie; il est l'esprit de progrès, il donne à l'âme le plus précieux des biens : la liberté; et nul n'en jouit plus que l'artiste.
Ils ont donné aux pères une grande autorité sur leurs enfants. Rien ne soulage plus les magistrats ; rien ne dégarnit plus les tribunaux ; rien, enfin, ne répand plus de tranquillité dans un état.
Celui que j'étais et moi étions sur le point d'en venir aux mains, lorsque celui que je serai s'interposa.
Sur ma tombe, je souhaiterais qu'on inscrive seulement : "Il y est passé comme les autres".
Il y a des livres plus utiles par l'idée qu'on s'en fait que par la connaissance qu'on en prend.
Littérature : proclamer devant tous ce qu'on a soin de cacher à son entourage.
Quand une conjuration échoue par l'effet du hasard, il est plus urgent de de changer de police que de punir les conspirateurs.
Le malheur de tout homme d'idée, c'est-à-dire d'ambition, c'est de ne jamais vivre le présent. Il ne le jouit pas, il ne le goûte pas, il le franchit sans cesse et il le saute. Il vit sans cesse en avant, aspirant l'avenir.
Ceux qui ne font pas l'amour ont mauvaise conscience et voudraient la coller à ceux qui le font.
Il n'y a pas d'homme en général, mais des hommes particuliers.
Seul l'égoïste n'a pas de consolation sur terre.
Il vaut mieux n'appartenir à aucune église que d'en défendre une avec hargne.
Un roman commence par un coup de dés.
Le style n'est que l'ordre et le mouvement qu'on met dans ses pensées.
Au commencement était le calembour.
On aime toujours avoir un héros à produire et un ami à qui le montrer.
La crainte est quelque chose de plus profond que le courage.
Les banalités des écrivains rares nous fournissent de bonnes citations.
En général, on parvient aux affaires par ce qu'on a de médiocre, et l'on y reste par ce que l'on a de supérieur.
Amoureux, on le dit, ne fait que des bêtises.
Les situations extrêmes vous révèlent toujours à vous-même.
L'amour devrait être une inspiration, pas une obligation.
Après le doux, il faut goûter l'amer.
Le pire quand on vieillit ce n'est pas tant le corps qui fiche le camp, non, ce sont les remords.
D'étranges rêveries comptent mes nuits,D'un long voyage où rien ne vit,D'étranges visions couvrent mon front,Tout semble revêtu d'une ombre,L'étrange goût de mort,S'offre mon corps,Saoule mon âme jusqu'à l'aurore.
Il ne faut pas nous défaire de ce qui assure notre sécurité, en prêtant foi aux serments de nos ennemis irréconciliables.
Il y a une loi de beauté qu'il importe de ne pas oublier ! Malgré l'effort de quelques-uns, nous semblons marcher vers cet oubli, tant la médiocrité, monstre à mille têtes, a de fidèles dans les sociétés modernes.
Ainsi se profile la nouvelle Europe : en régression absolue par rapport à l'avant-guerre.
La surprenante métamorphose du sommeil nous rend égaux aux dieux.
Nous avons peur de ce qui nous dépasse.
Il faut rendre à l'être humain, standardisé par la vie moderne, sa personnalité... Nous devons briser les cadres de l'école, de l'usine, et du bureau, et rejeter les principes même de la civilisation technologique.
O lecteurs à venir, qui vivez dans la joie,Des seize ans, des lilas et des premiers baisers,Vos amours font jouir mes os décomposés.
Nous n'habitons plus la même planète que nos aïeux : la leur était immense, la nôtre est petite.
Quand du ciel étoilé se découvre la face,Dans la clarté s'ébat l'immense flot qui passe,Quand d'un masque de nues il se couvre un instant,La nuit sur la mer tombe et l'on frissonne au vent.
Notre coeur périssable, notre imagination si mouvante s'attachent à ce coteau d'éternité. Nos sentiments y rejoignent ceux de nos prédécesseurs, s'en accroissent et croient y trouver une sorte de perpétuité.
Il chercha un endroit où s'asseoir. Il n'y en avait pas. Il y avait eu, une fois, au sud de l'Hôpital Gratuit Royal, un petit jardin public, dont maintenant le plus grande partie gisait enterrée sous une de ces proliférations malignes du tissu urbain appelées citées ouvrières, le reste étant réservé aux bactéries.
On objectera que la présence des interprètesd ôte toute spontanéité à notre expérience de la Chine. Nous entendons par leurs oreilles, nous parlons par leur bouche ; sans eux, nous serions sourds et muets; mais nous voyons par nos yeux, nous contrôlons par notre flair. Ils n'entravent pas notre liberté de mouvement.
Les lèvres, le média de communication des microbes.
À la longue, on finit par être fatigué d'avoir peur.
J'ai traduit des chansons des Beatles pour mon cours d'anglais.
Il y a des gens dans le monde qui ont tellement faim que Dieu ne peut leur apparaître que sous la forme de pain.
La façon la plus simple de résoudre un problème est de nier son existence.
Changer, c'est la chose la plus difficile à accomplir.
Cette musique qui n'est pas mauvaise mais qui donne envie d'en entendre de la bonne.
Oui, je pleure mes fautes, je me repens... j'ai des remords... je pleure parce que je pense qu'avec tout le scandale fait autour de mon nom, on a appris à ma pauvre femme que je l'avais trompée.
Écrire des lois est facile, mais gouverner est difficile.
Je crois aux énergies comme aux énergies sombres. Je crois que lorsqu'une famille emménage dans une maison où six meurtres ont eu lieu, il va y avoir du mauvais juju dans cette maison. Mais encore une fois, qu'est-ce qui ne va pas avec vous pour emménager dans cette maison pour commencer ?