Le calme qui évoque la paix dans la nature, fait toujours présager, dans l'entourage des humains, quelque sinistre catastrophe, comme si leur état normal était l'agitation, le bruit et la fureur.
La médiocrité obtient plus en s'appliquant que la supériorité qui ne s'applique pas.
Si nous nous efforcions tous de rendre la vie des autres plus facile, la nôtre serait meilleure.
Les obsessions sont des fontaines de jouvence. Elles épouvantent la mort.
Les cicatrices psychiques laissées par le simple fait de se croire laide marquent à jamais la personnalité.
Gardez foi en vous-mêmes, et vous garderez foi en la littérature. Comme toute valeur, la littérature ne vit que de foi.
A quoi de mieux peut servir une femme qu'à accueillir au plus chaud d'elle-même un ancien bébé qui a un peu froid ?
De quel prix est un bonheur qu'un lendemain ne peut recommencer ?
La paix, comme toute métamorphose, exige une adaptation douloureuse à laquelle bien des gens se refusent.
Personne n'est propriétaire du bonheur, on a parfois la chance d'avoir un bail, et d'en être locataire. Il faut être très régulier sur le paiement de ses loyers, on se fait exproprier très vite.
N'est ce pas soi-même qu'on reconstruit dans l'authenticité retrouvée de sa langue : le style ?
Je ne retomberai jamais en enfance, j'y suis toujours resté.
Le sentiment humain ne pénètre pas dans les masses par la haine mais par l'amour du bon droit.
Icebergs, icebergs, cathédrales sans religion de l'hiver éternel.
Les jours filent comme les roues d'un véhicule : les bons jours ressemblent aux roues d'une voiture qui accélère, tandis que les mauvais jours ressemblent à des roues enlisées qui patinent dans un bourbier.
Dieu est un scandale. Un scandale qui rapporte.
Le mariage est comme le tiret en imprimerie : il sépare et relie.
Les livres, pour les effacer, il suffit de ne jamais les ouvrir.
Ce millénaire est monétaire. Le peuple est impopulaire. A croire que le Veau d'Or a une promo à l'échelle planétaire.
Nous ne connaîtrons l'homme que lorsque le dernier homme sera mort.
Le monde matériel est plein d'analogies exactes avec l'immatériel, et c'est ce qui donne une couleur de vérité à ce dogme de rhétorique, qu'une métaphore ou une comparaison peut fortifier un argument aussi bien qu'embellir une description.
L'amour est une botte de radis achetée à Tarascon et croquée sur un banc avec du gros sel.
Mariage : moment où un homme cesse de porter un toast à une femme et où elle commence à lui porter sur les nerfs.
Illusions : affecter d'en avoir eu beaucoup. Se plaindre de ce qu'on les a perdues.
Cupidon est avant tout un petit régisseur de théâtre.
Un bon comics doit être la métaphore des angoisses de son époque.
Pour courir, on n'a souvent besoin que d'un but.
Le théâtre, c'est le souffleur. D'abord, il n'y a que lui qui sait toute la pièce !
La fin de la Politique est la fin suprême.
La gloire ressemble au marché ; parfois, quand vous y restez quelque temps, les prix baissent.
Il vaut mieux déceler une faiblesse que se laisser soupçonner d'un vice.
L'amour, c'est une onde de bonheur en cours de matérialisation.
Dans la vie aussi, je suis très classique.
Pour le peuple colonisé, la valeur la plus essentielle, parce que la plus concrète, c'est d'abord la terre: la terre qui doit assurer le pain et, bien sûr, la dignité. Mais cette dignité n'a rien à voir avec la dignité de la personne humaine. Cette personne humaine idéale, il n'en a jamais entendu parler...
Le refus de vieillir, ce n'est pas seulement l'obstination à garder un corps jeune, c'est parfois une mentalité inapte à maturation.
Quand moi, j'emploie un mot, déclara le Gros Coco d'un ton assez dédaigneux, il veut dire exactement ce qu'il me plaît qu'il veuille dire... ni plus ni moins.
Faire le bien c'est ensemencer le champ du bonheur.
Il ne m'a manqué pour réussir dans le monde qu'une passion et un vice, l'ambition et l'hypocrisie.
La sincérité ne veut rien dire. Une personne peut être sincère et être plus destructrice qu'une personne qui n'est pas sincère.
Nini la chance, on m'a toujours appelée comme ça. Ma veine à moi, c'est de prendre la vie comme elle va... La vie est belle quand on y croit comme moi.
Créer, c'est produire quelque chose à partir de rien.
Nous sommes soit des rois soit des pions d'hommes.
Chaque réalisation valable, grande ou petite, a ses étapes de corvée et de triomphe : un début, une lutte et une victoire.
Je crois que la raison de la vie pour chacun de nous est simplement de grandir dans l'amour.
La vie consiste à pénétrer l'inconnu et à façonner nos actions en accord avec les nouvelles connaissances ainsi acquises.
Tout ce qui n'est pas prose est vers; et tout ce qui n'est pas vers est prose.
Lorsque nous sommes attentifs, profondément en contact avec le moment présent, notre compréhension de ce qui se passe s'approfondit et nous commençons à être remplis d'acceptation, de joie, de paix et d'amour.
Le socialisme a toujours visé l'émancipation de la personne humaine.
l'amour est aveugle et les amoureux ne voient pas les jolies folies qu'ils commettent.
Du premier baiser : c'est le premier verset du chant de la vie.