Le diable a mis une pénalité sur tout ce dont nous jouissons dans la vie. Soit nous souffrons dans notre santé, ou nous souffrons dans notre âme, soit nous grossissons.
Il ne sert à rien d'être mécontent ou déprimé à propos de choses que nous ne pouvons ni contrôler ni changer.
Vous m'avez demandé si je me suis jamais levé pour quoi que ce soit. Oui, je me suis levé pour ma vie.
Les enfants méprisent leurs parents jusqu'à l'âge où ils deviennent tout à coup comme eux, préservant ainsi le système.
Je veux que mes enfants expérimentent le plus de problème possible.
Je trouve que la communication en tant qu'acteur et personne est une partie importante de qui je suis. Et je suis vraiment attiré par la psychologie de ces dynamiques.
Les idées réussies sont le résultat d'une croissance lente. Les idées n'atteignent pas la perfection dans un jour, peu importe la quantité d'étude qui leur est soumise.
Quand le Mexique nous envoie ces gens (les immigrés mexicains, ndlr), ils n'envoient pas les meilleurs d'entre eux. Ils apportent des drogues. Ils apportent le crime. Ce sont des violeurs.
Le provocateur est celui qui parvient à nous faire changer d'avis sur nos certitudes, nos sensations, notre vie.
Sans avoir connu les affres de la nuit, un homme ne peut savoir à quel point est douce et chère pour l'oeil et le coeur la lumière du matin.
Ah ! les femmes, ça n'a qu'un moment, c'est comme la vigne en fleur !
Nos préjugés sont les barreaux de nos prisons.
C'est bien souvent en allant au fond de soi qu'on refait surface.
Déboutonnez votre cerveau aussi souvent que votre braguette.
L'aide au tiers-monde est souvent l'aide des pauvres des pays riches aux riches des pays pauvres.
Le théâtre est l'apparoir de l'être. Apparition toujours plus difficile à mesure que le monde renonce à la contemplation et confond l'action avec l'activité.
La guerre n'existerait pas, sans la littérature. Et il n'y aurait plus de crime possible, si le meurtrier ne pouvait pleurer un peu sur ses victimes.
On dit bien des choses qu'on ne pense nullement, et chacun commence par là.
Etre fataliste, ce n'est pas tellement croire en Dieu. C'est bien plutôt une sorte de lassitude, une forme du dilettantisme et un manque presque total de volonté.
La femme est le meilleur de l'homme.
Premier jour de ma soixante neuvième année. Un chiffre bien agréable en amour. Fichue affaire pour l'âge.
L'énergie est la joie éternelle.
On ne peut être et avoir été. Mais si ! On peut avoir été un imbécile et l'être toujours.
Le maître doit faire honneur à sa maison, et non la maison au maître.
La vérité que l'on trouve dans le vin redevient mensonge dans l'eau claire.
Je veux bien être embêté toute ma vie par les femmes, mais pas par la même.
L'avare ne possède pas son or, c'est son or qui le possède.
On médit plus d'un ami que d'un ennemi : on le connaît mieux.
Les plus heureux des amants sont ceux qui prennent une femme pour une divinité ou une cruche. Les plus à plaindre, ceux qui la prennent pour ce qu'elle est.
Un amour qui a passé par la jalousie est comme un joli visage qui a passé par la petite vérole : il est toujours un peu grêlé.
O la belle chose ! Pouvoir achever sa vie avant sa mort, tellement qu'il n'y ait plus rien à faire qu'à mourir.
Le lagon est à la lagune ce que chacun est à sa chacune.
La différence entre un steward et un serveur, c'est que le serveur, il n'est pas obligé d'apporter au client un sachet pour vomir.
Un snob est un monsieur qui ne veut fréquenter que des gens qui, eux, ne veulent absolument pas le connaître.
Le plaisir est comme un lit de roses, mais le pli d'une seule suffit pour incommoder beaucoup.
L'ironie : cette étincelle d'intelligence dont l'humain se réclama jadis pour s'autoriser à non plus seulement craindre Dieu mais aussi à lui sourire en coin.
L'histoire de la femme est l'histoire de la pire forme de tyrannie que le monde ait jamais connue : la tyrannie du faible sur le fort. C'est la seule tyrannie qui perdure.
Quand un drame doit se produire, c'est un enchaînement de circonstances parfois bénignes qui le préparent et le rendent inévitable.
Le luxe d'un poète doit être de n'appartenir qu'à ses compatriotes.
L'instinct paysan ? Un don qui permet à ceux qui le possèdent de percevoir les obscures machinations de la nature.
La nature nous est nécessaire comme le mensonge.
Un vrai ennemi ne te laissera jamais tomber.
Il est plus facile de crier contre le monde que d'y tenir sa place.
Il y a cette différence entre un cornichon et un mari que l'un se confit dans son entier et l'autre dans sa moitié.
Travailler dans la joie délivre de la servitude.
Le coeur de l'exilé compare, aime ou déplore ; il ne reconnaît pas.
A quoi serviraient les expériences sans la perspective de les répéter ? La vie, au fond, est un nombre infini de variations sur un même thème.
Peut-on vivre, aimer, sans être un tout petit peu regardé ? Le paradis c'est les autres.
Pour être capable de faire le don de soi, il faut avoir pris possession de soi dans cette solitude douloureuse hors de laquelle rien n'est à nous et nous n'avons rien à donner.
On passe le quart de sa vie à fuir. Et l'on s'étonne de vivre en étranger avec soi-même.