Au théâtre les spectateurs veulent être surpris. Mais avec ce qu'ils attendent.
Le théâtre ne dit jamais la vérité, mais c'est parce qu'il ne dit pas la vérité qu'il engage le spectateur à trouver la sienne.
Sur les planches, on est à poil, sans filet. C'est un peu les jeux du cirque !
Les gens ne cessent de chercher, ils veulent toujours trouver mieux.
Nos coeurs gonflés de bonheur veulent conserver cette joie, en jouir longtemps.
Tout pouvoir humain est un composé de patience et de temps. Les gens puissants veulent et veillent.
Le théâtre est un géant qui blesse à mort tout ce qu'il frappe.
L'art du théâtre ne prend toute sa signification que lorsqu'il parvient à assembler et à unir.
La vraie tragédie serait de ne pas apprécier ce que vous avez.
Le langage de l'art du théâtre est un langage de proximité. A la mesure de l'homme.
La tragédie : la collaboration du glaive et du rasoir.
Le théâtre est cet espace où se mesure, plus que celle du metteur en scène ou de l'auteur, l'imbécillité du public.
Je suis à Lacanau, à une heure de Bordeaux. Je tourne le court-métrage d'un jeune mec, Édouard. Je suis logé face à la mer, dans un bungalow. Il fait beau. Le court-métrage est sur l'amour sans le sexe. Ah, le sexe ! Ça peut faire mal. A croire que c'est forcément de l'amour.
Les poètes tentent de greffer aux hommes d'autres yeux et de transformer ainsi le réel. Aussi sont-ils des éléments dangereux pour l'Etat, puisqu'ils veulent transformer. Or l'Etat et ses dévoués serviteurs n'aspirent, eux, qu'à durer.
Comme le théâtre est fait pour être joué, la poésie est avant tout faite pour être dite.
Ce que les hommes veulent en fait, ce n'est pas la connaissance, c'est la certitude.
Dès qu'un artiste prend note de ce que veulent les autres et essaie de répondre à la demande, il cesse d'être artiste.
Dans l'oubli se loge la meilleure part de la mémoire.
Il y a ceux qui veulent faire quelque chose pour devenir quelqu'un. Il y a ceux qui veulent devenir quelqu'un pour faire quelque chose.
L'effet miroir est vécu par la personne qui désire toujours connaître comment il est perçu par les autres. Au lieu de se montrer critique, il émet des critiques, et se sent exposé à la critique comme sur une scène de théâtre.
Mais le déni de démocratie, et tous ceux qui me suivent le savent bien, ne se situe pas qu'au niveau de l'élection présidentielle: à l'Assemblée nationale, 15 à 20% d'électeurs français - les nôtres - sont privés chroniquement de représentation, [...] â–º Lire la suite
La tragédie stimule le sens du ridicule, car le ridicule est une attitude de défi : il faut rire de notre impuissance face aux forces de la nature.
Au fond, chaque metteur en scène ne fait que se raconter.
Les hommes veulent tout avoir, et ils se rendent malheureux par le désir du superflu.
Dans un monde où l'affairisme est érigé en vertu, je préfère les illusionnistes du cirque à ceux de la politique.
Les dissidents, par exemple les mecs qui sont dans le barebacking, qui disent nous on veut toujours être subversifs, on ne se réclame pas de Mylène Farmer mais de Jean Genet (...), ces gens-là ils se font matraquer par Act-Up [...] â–º Lire la suite
Il n'y a pas moyen de contenter ceux qui veulent savoir le pourquoi des pourquoi.
L'histoire, dit-on, est la mémoire de l'humanité : la politique se loge dans ses trous.
Ce qu'ils souhaitent, c'est s'habiller comme ils veulent et parfois, à mes yeux, n'importe comment. Mais c'est leur liberté et je suis un inconditionnel de la liberté.
Un ministre compromis dans un scandale reparaît sur la scène politique : il est blanchi. Il ne reparaît pas : il est nettoyé.
Qu'est-ce que le théâtre ? Un des témoignages les plus certains de ce besoin de l'homme d'éprouver à la fois le plus d'émotions possible.