Les mourants qui parlent de leur testament peuvent s'attendre à être écoutés comme des oracles.
Dans l'âme unie à Dieu, c'est toujours le printemps.
Les pianos, c'est comme les chèques : ça ne fait plaisir qu'à ceux qui les touchent.
Il y a des choses qui se racontent mal, et l'humiliation en est une.
Une vie, c'est un cheminement éclairé par un visage. Beaucoup le sentent et le vivent mais n'osent le penser.
La meilleure façon qu'on ait de ramener toutes ses peines à leur juste valeur, c'est de se croire déjà passé.
Calendrier : il perd ses feuilles en toutes saisons.
Que devrait être le corps ? Un objet de pur plaisir et de pure liesse.
Le vers alexandrin n'est souvent qu'un cache-sottises.
Le journal est un ogre qui tue ceux grâce auxquels il vit.
Il y a des choses qui s'expliquent seulement à qui veut les comprendre.
La nature sourit, mais elle est insensible : Que lui font vos bonheurs ?
Si un homme de l'âge de pierre avait dû réfléchir sur un sourire, cela l'aurait exténué.
On ne fraye jamais avec un homme célèbre, une personnalité comme ils disent, sans être tenté d'en profiter un peu.
L'homme ne devient homme que dans la poursuite de sa voie la plus haute.
Les femmes ne doivent jamais oublier qu'elles sont l'esclave de l'opinion publique.
Les gens deviennent rarement célèbres pour ce qu'ils disent jusqu'à ce qu'ils soient célèbres pour ce qu'ils ont fait.
Notre destin n'est vraiment qu'un assemblage d'images folles auquel nous sommes parfois forcés, aussi fous qu'elles, de donner corps.
Il y a tant de femmes qui, le lendemain de leur mariage, sont veuves du mari qu'elles avaient imaginé.
La chair est un ennemi infiniment plus dangereux que le Diable en personne.
Les rats nous observent dans l'ombre de leurs égouts. Ils se lissent les moustaches de joie car ils n'ignorent pas que notre civilisation fermera bientôt son guichet.
Echapper à sa propre chronologie est une joie que donnent les rêves.
Le miracle est l'enfant chéri de la foi.
La mort est une loi, non pas un châtiment.
Le doute ?... C'est peut-être de la peur distillée !
La vérité a toujours été l'ennemi public numéro un de tout pouvoir.
La vérité est ce dont il faut se débarrasser au plus vite et la refiler à quelqu'un d'autre. Comme la maladie, c'est la seule façon d'en guérir.
La patrie, c'est le sang des autres.
La mort, c'est personnel. Tout le monde meurt, mais les détails sont personnels. Au fond, c'est une question de détails.
Pour nous découvrir, il faudra les yeux de l'amour. Nous ne serons perceptibles qu'à l'amour.
La prêtrise, c'est ce qu'il y a de plus beau et de plus noble au monde, car c'est le métier de l'amour et de l'humilité.
Je ne crois évidemment pas aux fantômes. Si vous en aviez rencontrés autant que moi, vous n'y croiriez pas non plus.
Penser, aimer ! Puis agir suivant sa pensée et suivant son amour. Toute la vie est là.
Un petit air de soumission. Le pire air pour un enfant.
Jusqu'à ce jour rien de ce qui donne de la couleur à l'existence n'a encore eu son histoire.
L'ancien doit-il s'effacer et donner du champ au nouveau ? Le nouveau se nourrit de l'ancien comme l'enfant du sein de sa mère.
L'astrologie ? La science désastre.
Aucun roi de France n'aurait été réélu au bout de sept ans.
Le théâtre, c'est la passion des hommes et la délibération des citoyens assemblés dans le tourment de la représentation.
On ne fuit pas le ciel : partout où l'on passe, il est au dessus de nos têtes.
Proverbe borgne : Il faut être deux pour loucher.
Un homard, c'est autre chose qu'un poisson ! Vivre dans une carapace, autrement dit avoir ses os autour de soi, quel changement radical cela doit être dans la façon de comprendre la vie.
Je ne tiens pas pour sage celui qui ne veut ajouter foi aux merveilles de ce monde comme sont les fées.
La peur, c'est l'enfant en nous qui panique.
L'homme évolue en sens inverse du lingot d'or. Il se dévalue avec les années.
Qui parle peu est lui-même et naturel.
Les livres sont de vrais amis qui nous suivent toute la vie.
Afin qu'un ouvrage soit véritablement beau, il faut que l'auteur s'y oublie, et me permette de l'oublier.
J'aime bien l'insolence, si c'est moi qui la manie.
Il n'est rien de si aisé que de prêcher la patience aux affligés, quand on est dans la prospérité.