L'intelligence devrait se servir de la technique et non la servir.
Il ne faut jamais s'excuser, c'est un signe de faiblesse.
Un homme mérite une seconde chance, mais gardez un oeil sur lui.
Je sais que les plus belles histoires d'amour sont impossibles quand elles deviennent possible, c'est autre chose, c'est la durée qui les rend belles.
Parce qu'on ne peut pas vivre sans quelqu'un à aimer.
Le seul vrai lecteur, c'est le lecteur pensif. C'est à lui que ce livre est adressé.
Dans une société qui devient de plus en plus matérialiste, le confesseur, c'est le médecin.
Il faut mettre son génie dans sa vie et son talent dans ses oeuvres.
L'humilité n'est souvent qu'une feinte soumission, dont on se sert pour soumettre les autres.
Les mots ne sont que des mots, et je n'ai jamais ouï dire que dans un coeur meurtri on pénétrât par l'oreille...
La pornographie, c'est l'érotisme des autres.
Lorsqu'on peut tout savoir, il faut savoir aussi tout taire.
La main est l'instrument des instruments.
Les mots qui vont surgir savent de nous des choses que nous ignorons d'eux.
J'ai perdu tout le temps que j'ai passé sans t'aimer...
Si t'as pas de grand-père banquier, veux-tu me dire à quoi ça sert d'être juif ?
La rose que contemple ici-bas ton oeil extérieur A fleuri ainsi en Dieu, de toute éternité.
La volonté est l'idée.
Ce que raconte l'histoire n'est en fait que le long rêve, le songe lourd et confus de l'humanité.
Ne dirait-on pas que la richesse rend heureux ? Ce sont les pauvres gens qui font courir ce bruit ; les gens riches seuls savent qu'il est faux.
On a beau méditer, le souvenir d'un ami fait pousser parfois dans le coeur le plus serein un brin de nostalgie. C'est une herbe qu'on ne doit pas cultiver en trop grand quantité car elle rend l'âme triste.
Les hommes sont des oiseaux de passage.
Toute femme devrait être accablée de honte à la pensée qu'elle est femme.
La famille est le noyau de la civilisation.
La vie privée est toujours triste , si chacun attend le bonheur comme quelque chose qui lui est dû.
La fiction nous permet de donner aux êtres meurtris une ultime chance de renouveau. Mais la vie, elle n'offre pas cette chance.
La vie, il est vrai, est un combat qui a ses défaites, mais, que diable ! On ne perd pas toutes les batailles.
Celui qui n'est pas capable de haïr autant qu'il peut aimer n'est pas un homme.
Pour moi, l'idée de nation se dissout dans l'idée d'humanité.
La liberté et la fraternité sont des mots, tandis que l'égalité est une chose.
La gastronomie est une passion que l'on n'a pas avant quarante ans ; du moins en expert.
En poésie nous avons des droits sur les paroles qui forment et défont l'Univers.
"Le droit à l'erreur", toute petite expression, tout petit bout de phrase, mais qui te le donnera ? Qui, à part toi ?
On ne sait pas précisément où les anges se tiennent, si c'est dans l'air, dans le vide, dans les planètes : Dieu n'a pas voulu que nous fussions instruits.
Une aptitude ne reste une aptitude que si elle s'efforce de se dépasser, que si elle est un progrès.
L'appât du gain ne représentera jamais la motivation principale du chercheur.
L'originalité, c'est l'art de savoir camoufler sa source.
La mort vient avant que nous puissions avoir appris à vivre.
Le plaisir est le souverain bien par le fait que dès leur naissance, les êtres vivants recherchent le plaisir et fuient la douleur, par une inclinaison naturelle et sans raisonnement.
S'amuser est une bonne chose, seulement si l'on a rien de mieux à faire.
Diplomatie : milieu où l'on trouve énormément de planqués, sur leur diplôme assis.
Le fouet a cet avantage sur les caresses. Ses tracent durent longtemps.
Qu'importe ce que peut être la réalité placée hors de moi, si elle m'a aidé à vivre, à sentir que je suis et ce que je suis ?
Ecrire, c'est descendre dans la fosse du souffleur pour apprendre à écouter la langue respirer là où elle se tait, entre les mots, autour des mots, parfois au coeur des mots.
Il y a des étoiles mortes qui brillent encore parce que leur éclat est pris au piège du temps.
L'adolescence serait toujours cela : le partage de quelques illusions. L'âge adulte, la solitude des déceptions.
La liberté ne connaît pas de frontières, il suffit qu'une voix s'élève et appelle à la liberté dans un pays, pour redonner courage à ceux qui sont à l'autre bout du monde.
Gouverner, c'est voler, tout le monde sait ça.
Presque toutes les insultes comportent un sous-entendu. Essayer de retrouver ce sens caché, car c'est à lui que vous devez répondre en priorité.
La vie humaine se résume peut-être à ça, une incessante expérimentation de la désillusion, pour aboutir avec plus ou moins de succès à une gestion des douleurs.