Pour être grand, il faut quatre-vingt-dix-neuf pour cent de travail.
Je dois veiller à me garder le corps en bonne forme pour les vers. Et l'âme intacte pour Dieu.
Il ne faut jamais dire adieu, cela porte malheur.
C'est en revêtant le Christ que l'on peut le plus apporter de charité aux autres.
Aux grandes âmes, les grands challenges.
Le prodige et le monstre ont les mêmes racines.
Les belles plumes font les beaux oiseaux.
Des mouches aux mains d'enfants espiègles, voici ce que nous sommes pour les dieux ; ils nous tuent pour s'amuser.
On roule confortablement sur l'autoroute de la vie, protégé par la ceinture de sécurité de nos certitudes et l'air-bag conducteur de la routine.
Pourquoi parler ? Pourquoi se mettre en communication avec cet éteignoir de tout enthousiasme et de toute sensibilité : les autres ?
Qui cherche dans la liberté autre chose qu'elle-même est fait pour servir.
L'épreuve ne tourne jamais vers nous le visage que nous attendions.
Un véritable roi n'est ni mari ni père.
Un professeur de grec est quelqu'un qui sait un peu de grec et rien d'autre.
- Mais... mon cher ami ! - Là, là. Pas de gros mots.
Tout est artificiel, car la nature est le fruit de l'art de Dieu.
De toutes les vertus auxquelles l'humanité rend un culte hypocrite, la chasteté est, au fond, celle que les femmes honorent le moins chez un homme.
Il n'y a pas moyen d'avoir de l'esprit sans être un peu méchant. La malice d'un bon mot est la pointe qui le fait piquer.
Nous savons si peu ce que nous faisons en ce monde que je doute même si le doute est vraiment l'action de douter.
L'ambition est un vice qui peut engendrer la vertu.
Sans argent, dit le proverbe, pas de suisse ! Pas de suissesse, non plus.
Le purgatoire est une purification, une sorte d'allégement progressif de ce qu'il y a de trop dans notre bagage terrestre pour trouver Dieu.
Il y aura des vices tant qu'il y aura des hommes.
Moi, je ne me ferai jamais sauter la cervelle pour des dettes. D'abord, je n'aurai jamais autant de cervelle que de dettes.
Mourir en beauté, c'est un luxe qu'on ne peut vraiment plus se permettre à partir d'un certain âge.
Le sport, activité noble qui, à l'instar du rire, de la philatélie, de la cuisine au bain-marie et du cybersexe, permet à l'humain de dépasser son animalité.
Il est désormais possible de renverser l'opinion comme un mécanicien de locomotive renverse la vapeur.
Le mariage et la perspective d'une pensée alimentaire font parfois faire d'étranges choses aux femmes.
Je n'étais pas une mère comme les autres. Je ne faisais pas de cookies. Les cookies, on peut les acheter, mais pas l'amour.
On n'a jamais qu'un seul ami. L'amitié est plus immuable que l'amour car elle n'exige rien en retour.
Le destin n'aime pas qu'on lui force la main.
Une foule n'est accessible qu'à des émotions, elle est incapable d'une attitude d'esprit objective.
Le pire des malheurs qui puisse se produire pour un homme ordinaire est d'avoir un père extraordinaire.
Toute forme d'absolu relève de la pathologie.
Nous savons que nous sommes provisoires et qu'après nous, rien ne viendra qui vaille la peine qu'on en parle.
La langue de coton se distingue de son homologue de bois, dure et soviétique, par son côté rassurant, chaud, moelleux, qui fait oublier sa totale insignifiance.
Les musées sont les endroits les plus vivants du monde. On dirait une concentration d'humanité.
Qu'est-ce qu'un poète ? - Celui qui rêve et fait rêver.
Il y a des moments où il fait bon d'oublier qu'on existe ! Comme cela repose des vicissitudes ordinaires de la vie !
Le mauvais comédien indispose. Le bon tranquillise. Le grand inquiète.
Logique et vérité sont deux choses très différentes. Mais elles se confondent pour l'esprit qui est le créateur de cette logique.
Une caresse d'ail revigore, un excès d'ail endort.
Rien ne fait plus d'honneur au prince que la modestie de son favori.
Il est difficile de dire qui vous cause le plus de tort, des ennemis animés des pires intentions, ou des amis animés des meilleurs.
Cercle vicieux : changer le monde pour avoir la foi. Avoir la foi pour changer le monde.
Les hommes croient toujours qu'ils ont gagné la partie dès qu'une femme est heureuse. Ils ne savent pas que le bonheur lui-même peut effrayer...
Sans doute la mort est-elle l'expérience humaine essentielle et faudrait-il s'y préparer à chaque minute de sa vie ?
C'est en descendant dans le coeur le plus secret, le plus profond de soi et en faisant partager aux autres sa descente que l'on perçoit, que l'on transmet le mieux le chant du collectif.
Peut-être la leçon est-elle qu'il faut abolir les valeurs dans le moment même que nous les découvrons.
Là où la vie brûle, la mort vraiment n'est rien.