Ecrire ? Métier pour introvertis et contemplateurs de nombril.
Ma seule et folle misogynie : je ne pardonne pas aux femmes d'aimer les hommes.
Le délire est un enfant qui exagère.
Nous ne pouvons être que d'un seul sexe et ne pouvons que fabuler les plaisirs et les désirs de l'autre sexe. C'est pour cela que les hommes et les femmes ne se comprennent jamais.
La reproduction est le commencement de la mort.
Il n'y a de terrible en nous que ce qui n'a pas encore été dit.
On a senti le diable dans la machine et on n'a pas tort.
Les mots sont aussi nécessaires aux gens que le pain.
La mise en scène, c'est comme le tennis. Au début, on trouve ça déjà tellement difficile de renvoyer la balle dans le court qu'on ne cherche même pas à avoir de stratégie.
Je préfère ne pas penser à la mort, ou alors à celle des autres, c'est plus gai.
Où est l'enfance est l'âge d'or.
Nous n'en savons pas assez sur l'inconnu pour savoir que c'est de l'inconnaissable.
Marcher est aussi le zen... Que l'on bouge ou que l'on soit immobile le corps demeure toujours en paix même si l'on se trouve face à une épée l'esprit demeure tranquille.
Ce n'est pas un hasard s'il y a toujours plus de monde aux enterrements qu'aux mariages.
Ouvreuse : silhouette féminine qui éclaire votre porte-monnaie.
Le vent n'a pas d'odeur... Il en apporte, éventuellement.
Je déteste voir les acteurs si contents d'eux-mêmes quand ils saluent. Ca détruit toutes les illusions qu'ils ont créées pendant la représentation.
Selon la manière dont on le présente, le passé de n'importe lequel d'entre nous peut aussi bien devenir la biographie d'un chef d'Etat bien-aimé que la biographie d'un criminel.
En politique, on peut connaître les pas, mais ne pas savoir danser.
On apprend beaucoup en allant là où, a priori, on n'a rien à faire.
Ce qui n'est ni fait ni à faire doit être fait.
Un homme, dans certaines circonstances, peut abandonner toute humanité lorsqu'il est en proie à la panique.
Le beau nous apporte la plus haute révélation du divin qu'il soit permis de connaître.
L'esprit vit aux dépens du corps : si tu te portes bien, tu penseras mal.
Si l'expérience servait à quelque chose, au bout d'un moment, on arrêterait de s'enrhumer !
Photographier, c'est tendre un piège. Soit on met en place la trappe et on attend que la victime tombe dedans, et on appelle cela du reportage ; soit on déplace la trappe pour qu'elle tombe dedans à coup sûr, et on parle d'art.
Il se peut que la vie demande à être déchiffrée comme un cryptogramme.
Qu'est-ce qui est à toi ? L'usage des idées.
J'en suis sûre, les artistes respirent le monde par leurs paumes...
L'intelligence est, hélas ! toujours une énigme, mais pas plus que la bêtise...
Les photographies que nous aimons ont été faites quand le photographe a su s'effacer. S'il y avait un mode d'emploi, ce serait certainement celui-là.
Il ne suffit pas de dire : " Untel est arrivé ". Il faut encore voir dans quel état !
Comme, lorsque dans les filets que l'oiseleur rusé a cachés, L'oiseau a la patte prise et qu'il se sent tenu, Il bat des ailes et à force de s'agiter resserre les liens.
Les critiques sont les premiers collaborateurs d'un artiste.
Je vertige de vivre,Plus loin plus haut,L'extase et l'immensité,Je vertige d'être vivant.
La beauté n'a qu'un type, la laideur en a mille. Le sublime accolé au sublime peine à faire contraste, et il faut faire une pause pour tout, même pour la beauté. La salamandre fait ressortir l'ondine ; le gnome rend plus beau l'éphèbe.
La traîtrise et la violence sont des lances à deux pointes ; elles blessent ceux qui y ont recours plus grièvement que leurs ennemis.
Chaque fois que j'atteins le fond du désespoir, je commence à sourire.
Que faire lorsque vous souffrez du double handicap d'une timidité maladive et d'un esprit d'à-propos ne fonctionnant qu'avec vingt-quatre heures de retard ? Contentez-vous d'écrire les aventures d'hommes à l'esprit vif ou de filles pleines de ressources, dont les réactions sont d'une fulgurance infaillible.
Au printemps lilas, roses et muguets,En été jasmins, oeillets et tilleulsRempliraient la nuit du grand parc où, seulsParfois, les rêveurs fuiraient les bruits gais.
Un nain perché sur les épaules d'un géant voit plus loin que lui !
Le ciel est un songe innocent,Qui meurt des clartés qu'il s'ajoute,Quand le soleil jaunit la route,Dont il est le dernier passant.
N'achetez pas le sang des enfants !
Un parfum est plus qu'un extrait c'est une présence dans l'abstraction. Un parfum, pour moi, c'est une mystique.
N'imaginez pas que les mathématiques sont dures et grincheuses, et répugnantes au bon sens. C'est simplement la réalisation éthérée du sens commun.
La vie est agréable. La mort est paisible. C'est la transition qui est gênante.
Si vous voulez faire la paix avec votre ennemi, vous devez travailler avec votre ennemi. Puis il devient votre partenaire.
La seule connaissance absolue accessible à l'homme est que la vie n'a pas de sens.
L'ennui : le désir des désirs.
Quiconque peut apaiser la conscience d'un homme peut lui retirer sa liberté.