Faute d'art, la crainte d'un mal nous conduit à un vice.
Une maladie, un deuil, on en parle... mais un chagrin d'amour scelle les mots au bord des lèvres comme si une incompréhensible pudeur devait les retenir nous empêchant de les communiquer aux autres.
Comment oublier cette certitude d'être indispensable à tous, et cela sans orgueil !
Il n'y a que les imbéciles pour croire qu'ailleurs ils seraient rois.
On ne peut pas être écrivain tant qu'on est un personnage.
Presque tout est, presque toujours, autre que ce que presque tous les hommes s'imaginent.
Lire, c'est déjà poser l'équation de l'incertitude.
On tue les autres, tous, un petit peu. Sur terre, c'est ce qu'on fait ; on tue le coeur des autres...
La langue c'est notre vraie race, notre vraie patrie.
On fait des promesses quand on sent le besoin d'affirmer, de solidifier des sentiments que l'on craint de perdre.
Les mirages de la passion dans un coeur longtemps pur sont déconcertants.
Rien n'enhardit à commettre une faute, à courir un risque, comme la pensée de se savoir absous d'avance...
Lorsqu'on vit pleinement, on n'a pas besoin de qualifier sa vie.
La paralysie est le commencement de la sagesse.
C'est la guerre qui est honteuse, pas le fait d'y prendre part.
L'horreur des bourgeois est bourgeoise.
N'est-ce donc rien qu' une existence imaginaire ? Et les personnages mythiques ne sont-ils donc pas capables d'agir sur les hommes ?
L'artiste ne saura jamais assez combien de richesses gisent dans les terrains abandonnés de son enfance, et combien la reconquête de ces zones d'ombre restera toujours la clef de ses multiples problèmes.
C'est bien une habitude de l'homme que de mettre de la pensée là où la nature avait jeté du hasard.
Dans une pièce de théâtre, rien de plus inutile qu'une phrase bien faite.
Eviter par dessous tout la platitude, les combinaisons de mots que l'on a déjà vues des milliers de fois.
La prohibition... c'est tout de même mieux que pas d'alcool du tout.
Les heures de bonheur, on les a pour la vie, mais les heures perdues ne se rattrapent jamais.
Le monde semble reposer sur la résignation de milliards d'inconnus.
Lire, c'est d'abord donner - ou plutôt restituer - au texte sa dimension musicale.
Si l'on n'épouse pas les questions, les doutes et les délires de la société, pas la peine d'être acteur.
Les héros ont aujourd'hui une durée de vie et un domaine d'action extrêment réduits.
Là où vous voyez des critiques, je ne vois que des convictions.
On ne voit pas l'utilité de faire tomber les feuilles des arbres pour faire repousser les mêmes quelques mois plus tard.
Le seul amour accepté est l'amour clairvoyant.
Pour être un homme il faut des couilles. Pour être un homme d'amour il en faut de plus grosses encore.
Pour celui qui bosse sur un chantier, le troquet est un havre, une gourmandise, un endroit où l'on se réchauffe et où l'on discute.
Ce vent léger que font les pages lorsqu'on les feuillette pour s'en faire une idée et s'en donner envie.
Le pouvoir qui a la main de fer dans un gant de velours, a la peur de la spontanéité, du génie propre, du naturel de la jeunesse. Elle dérange parce qu'elle porte à remettre en question un certain nombre de valeurs reçues et le système.
Une enquête réalisée à Londres montre qu'un quart des personnes interrogées croyaient que Winston Churchill et Dickens étaient des personnages imaginaires, tandis que Robin Hood et Sherlock Holmes avaient existé.
Elle retrousserait la grosse mère, parfaitement, devant tout le monde. Elle la fesserait, lui arracherait la tignasse, la marquerait aux joues de la croix-des-vaches.
Merci aux absents, qui nous lèguent une quête philosophique et le bonheur de remplir le vide de l'existence à notre fantaisie.
Parfois on dit : "On aurait presque pu... " Là, c'est la phrase triste des adultes qui n'ont gardé en équilibre sur la boîte de Pandore que la nostalgie.
Il y a des gens qui font jaillir la sympathie comme une étincelle d'un caillou.
Ce n'est point par la rigueur des supplices qu'on prévient le plus sûrement les crimes, c'est par la certitude de la punition.
La vie est trop grave, trop mystérieuse, trop courte, pour admettre les malentendus
Je crois que Berlioz a trop aimé Shakespeare, Byron et Goethe ; lui-même l'a avoué sans en avoir conscience. Il appelle Goethe et Shakespeare les « explicateurs de vie ». Ce mot, quand on y réfléchit, est terrible. On assiste [...] ► Lire la suite
Une femme hargneuse est un mauvais voisin.
Ainsi dans le noir, dans le gris, avec parfois de brillantes, de brèves éclaircies, j'enfile les semaines, les mois, je tourne les pages du livre du temps et de l'oubli.
Dans le monde des affaires, les personnes qui réussissent le mieux sont celles qui font ce qu'elles aiment.
Il n'existe pas dans le monde plusieurs vérités différentes, car la vérité est une et identique dans tous les temps et dans tous les lieux.
Personne ne vous oblige à voir ce que vous ne voulez pas voir, on filtre suffisamment de choses comme ça, de nos jours.
L'amour, c'est offrir quelque chose à l'âme et au coeur de l'autre, un élan, une vie, une inspiration, afin que cet être-là s'épanouisse et avance dans la lumière et dans la joie.
Prenez tout exactement tel qu'il est, mettez-le entre les mains de dieu et laissez-le Lui.
Si vous voulez, comme moi, construire une société dans laquelle les individus coopèrent généreusement et sans égoïsme pour réaliser le bien commun, vous ne pouvez attendre beaucoup d'aide de la nature.