L'amour est donc une bêtise qui peut faire oublier toute autre chose.
Trop gouverner est le plus grand danger des gouvernements.
La fourrure, c'est une peau qui change de bête.
Il abuse de la permission qu'ont les hommes d'être laids.
Pour le paresseux le nuage devient fardeau.
Sans le mystère et l'inconnu, l'âme humaine ne pourrait pas vivre heureuse.
Aucun progrès n'a jamais été réalisé dans les sciences, la religion, la politique sans qu'il y ait eu controverse.
Si on te pelote le sein droit, tends le gauche.
Nous sommes à la fois un fluide qui se solidifie, un trésor qui s'appauvrit, une histoire qui s'écrit, une personnalité qui se crée.
On ne peut juger de la beauté de la vie que par celle de la mort.
Aujourd'hui, ce qui ne vaut pas la peine d'être dit, on le chante.
L'homme est un adolescent diminué.
Qui de nous en tout temps est fidèle à soi-même ?
Toute biographie digne d'être écrite est le récit d'une ascension.
Les gens font toujours le mal quand ils sont trop heureux.
Peu importe son visage, si elle est intelligente, elle est jolie.
Les plaisirs pris sans modération abrègent plus les jours des hommes que les remèdes ne peuvent les prolonger.
S'il y a encore des vierges c'est uniquement parce qu'il faut bien, pour une femme, débuter par là.
Il n'y a de nouveau que ce qui a vieilli.
Plus d'un écrivain est persuadé qu'il a fait penser son lecteur quand il l'a fait suer.
Il n'y a de réellement obscènes que les gens chastes.
On n'achète pas les tableaux parce qu'on les aime ; on les aime parce qu'on les achète.
L'homme ne vit pas très longtemps. Question de vitesse de transit à travers le monde.
On invente toute ce que la mémoire a pu oublier. On en rajoute.
On peut changer de foi sans changer de Dieu. Et inversement.
L'inspiration. Chose tant décriée de nos jours par tous ceux qui expirent.
Ne pouvant avilir l'esprit, on se venge en le maltraitant.
De même que les administrations fonctionneraient de façon satisfaisante s'il n'y avait pas le public, de même les théories économiques seraient relativement faciles à établir sans la présence de cet insupportable gêneur qu'est l'homme.
Il est malaisé d'imaginer à quel point, d'ordinaire, un savant se désintéresse de l'oeuvre d'un autre savant si celui-ci n'est pas un maître qui le protège ou un élève qui l'honore.
Les lecteurs sont nombreux ; les penseurs sont rares.
L'écrivain est celui qui pense à ses lecteurs, même posthumes.
Les pensées qui blessent viennent du dehors, du passé.
Les idées scandaleuses sont de vieilles rengaines qui passent inaperçues en s'abritant sous des habitudes.
Et croyez-vous, parce que nous sommes partis, que nous sommes certains d'arriver ?
L'histoire est une dimension fondamentale de l'esprit humain et des sociétés.
Je ne crois qu'à l'imprévisible.
Les universitaires français sont d'irrécupérables passéistes.
Pourquoi privilégier ce qui n'existe plus au détriment de tout ce qui est là ?
Ce n'est qu'en vous-même qu'existe cette autre réalité à laquelle vous aspirez.
Mon grand-père et ma grand-mère était tous les deux sourds. Mais ils s'entendaient très bien.
Le temps est plus important pour moi que l'argent.
- Tu n'es qu'un misérable con !- Admettons, mais dans ce cas-là tu vas au bout du comptoir, c'est pas la place qui manque !
Tout philosophe s'enfuit quand il entend la phrase: on va discuter un peu.
Il y a des paroles qui n'arrivent pas à destination et qui se forment en boules errantes, gonflées de danger, comme la foudre parfois quand elle n'a pas trouvé sa cible.
Le pouvoir corrompt rapidement ceux qui s'en saisissent sans y être poussés, avant tout, par le souci du bien public.
Ainsi que tous les gens sérieux, je ne crois pas à la vérité historique, mais je crois à la vérité légendaire.
Dans le gratte-ciel du quant à soi, l'orgueil n'est qu'un étage supérieur à la modestie.
La poésie est simplement la preuve de la vie. Si votre vie brûle bien, la poésie en est les cendres.
Il n'y avait que de la neige, des arbres, des montagnes et un vide en moi que je n'étais pas du tout en mesure de comprendre.
On croyait savoir tout sur l'amourDepuis toujours,Nos corps par coeur et nos coeurs au chaudDans le velours,Et puis te voilà bout de femme,Comme soufflée d'une sarbacane.La ciel a même un autre éclatDepuis toi.