Il faut être jolie quand on n'est pas riche.
L'homme est parfois assez fou pour préférer le chagrin à l'oubli.
Yom Kippour : pour vivre hébreux, vivons casher.
Jamais homme sage n'a souhaité rajeunir.
Plus un personnage a de pouvoir, plus il devient caricature.
Que celui qui est volé ne s'aperçoive pas du larcin, qu'il n'en sache rien, et il n'est pas volé du tout.
Demain du ventre du temps surgira une année nouvelle.
Le touriste est un vagabond qui a de l'argent.
Nous payons pour les fautes de nos ancêtres et il me paraît normal qu'ils nous laissent de l'argent pour ça.
Toute épreuve est une "occasion donnée".
Aimer, c'est s'augmenter en s'oubliant, c'est échapper par un seul être à la médiocrité de tous les autres.
Le mariage, c'est l'état, c'est le trône de la femme.
Dieu disait à Moïse : Je suis celui qui est ; le capitaliste dit aujourd'hui : Je suis celui qui a.
Qu'est-ce que des amants ? Ce sont des nouveau-nés.
C'est quand il n'y a plus rien à gagner ou à perdre que vous avez une guerre.
Certains aiment les fleurs et les bêtes parce qu'ils sont incapables de s'entendre avec leur prochain.
Les sages émettent des idées nouvelles, les sots les répandent.
Une plaisanterie est chose sérieuse.
Deux éléments, le temps et la tendance au progrès, expliquent l'univers.
Il n'y a que les personnes qui ont de la fermeté qui puissent avoir une véritable douceur.
Il faut être tel que l'on n'ait pas à rougir devant soi-même.
On n'est compatissant que pour les maux qu'on éprouve soi-même.
L'accent du pays où l'on est né demeure dans l'esprit et dans le coeur, comme dans le langage.
Qui viole une meuf, se fait serrer par les keufs.
A l'enterrement, je découvris le sens de tous les enterrements : une initiation à notre propre mort.
Les jeunes feraient sûrement moins de bêtises si on leur montrait qu'en les commettant, ils n'inventent rien.
Châtiment qui se fait attendre... pourrait au moins téléphoner.
Il devrait se munir d'un copyright, le hasard ; il en ferait des sous avec toutes ces coïncidences.
Marié : n'être ni seul ni ensemble.
Vous ne pouvez obliger les soufflés à monter deux fois.
Il y a des consciences comme des bovidés, certains tirent la charrue, d'autres luttent dans les arènes.
Les femmes, au rebours des hommes, sont rarement disposées à ajourner les démarches. Les hommes détestent ataviquement les résolutions à prendre.
Les questions, ce n'est pas nous qui les posons. Elles se posent et s'imposent toutes seules et à tour de bras.
Voyager, c'est facile. Il suffit d'épouser une proue.
Toutes les vies ne coulent pas dans le même sens.
Les églises ne sont-elles pas des dortoirs des vivants aussi bien que des morts ?
Rien n'use mieux les vieilles patiences que les jeunes passions.
On ne peut réduire les hommes à leur physionomie.
L'extérieur est un intérieur élevé à l'état de mystère.
Les hommes de coeur même si leurs opinions sont des plus antinomiques, sont toujours capables de dialogue, de compréhension mutuelle et de tolérance. Les hommes moins généreux sont, au contraire, prêts à se haïr à mort pour des futilités.
Tout humour supérieur commence par cesser de se prendre au sérieux.
L'argent que l'alcool rapporte à l'Etat, c'est énorme ; moi cette année, rien qu'en picolant, j'ai payé l'impôt sur la fortune !
Le capital, sujet immense et qui peut bien être le pivot d'une économie politique.
Ceux qui pensent être les plus sages sont les plus fous de l'espèce à deux jambes et sans plumes dont nous avons l'honneur d'être.
Il n'y a rien de meilleur que la mesure. Ayons des biens qui ne puissent nous nuire, et assez pour suffire à un homme qui a obtenu la sagesse en partage.
Les serments ne font pas triompher l'injustice.
Parfois, c'est difficile de pardonner à ceux qui vous ont blessé.
Il a toujours profondément méprisé la nature humaine, en raison même de l'échantillon que lui renvoyait son miroir.
Qui a tété la vie connaît le sein de l'angoisse.
La voix de Philippe Noiret. Le timbre d'une plénitude chaleureuse, une fluidité grave de hautbois, comme un accord avec tout de la vie. Mais au fond de ce velours, il y a un éloignement, une mélancolie. Une mélodie qui semble tellement en harmonie avec les choses de la terre qu'elle annonce déjà comme un départ.