Service militaire - Période pendant laquelle on mange mal mais qui nourrit la conversation pour la vie.
Rien n'est petit pour un grand esprit.
Le comble de l'orgueil, c'est de se mépriser soi-même.
La règle d'or, c'est qu'il n'y a pas de règles d'or.
Toutes les bonnes choses qui existent sont les fruits de l'originalité.
Le bien est plus intéressant que le mal parce qu'il est plus difficile.
La démocratie, qui semble être la règle du monde moderne, et qui n'en est que la punition.
Si je tenais toutes les vérités dans ma main, je me donnerais bien garde de l'ouvrir pour les découvrir aux hommes.
Le bec de la plume peigne la chevelure du langage.
Il est très facile au pauvre de s'en remettre à Dieu. A qui d'autre voudriez-vous qu'il se confie ? Mais qu'il est difficile au riche d'avoir confiance en Dieu ? Toute sa fortune est là qui lui crie : Fie toi à moi.
Les individus ne reconnaissent un Dieu au-dessus d'eux que pour posséder en lui un espace infini où ils puissent étendre et étaler dans l'éternité leur individualité bornée, particulière, pitoyable...
Ce que l'on dit à l'être à qui l'on dit tout n'est que la moitié de ce qu'on lui cache.
La naissance est un péché de jeunesse dont la vie constitue la pénitence.
Le luxe absorbe tout : on le blâme, mais il faut l'imiter ; et le superflu finit par priver du nécessaire.
Où la pensée se raffermit, l'épithète se raréfie.
La paresse est comme une béatitude de l'âme, qui la console de toutes ses pertes, et qui lui tient lieu de tous les biens.
Quand les vaches sont couchées, Toutes de même côté, Il fera mauvais.
Derrière le bébé, il n'y a pas seulement les neuf mois de conception d'un individu, mais les millions d'années de l'espèce !
L'homme s'enorgueillit des analyses subtiles de son intelligence, mais la femme possède un instrument moins logique et plus aigu qui scrute davantage l'avenir : l'intuition...
Les femmes sont d'une ingéniosité effrayante : sur les ruines de plans qui échouent, elles en bâtissent immédiatement de nouveaux.
La création a toujours besoin de hasard.
Si une femme ne veut pas, elle parle cinq heures, si elle veut, elle se tait dix minutes.
Il est très mal vu d'être élégant dans les bons milieux intellectuels. Etre propre, c'est déjà une audace.
Il suffit d'envisager un seul instant la possibilité de sa disparition pour retrouver immédiatement le sens de la dignité humaine.
La gifle épouse toujours la forme de la joue.
Celui qui prétend donner et ne point recevoir est celui-là même qui a reçu bien plus qu'il ne mérite.
Il faut se taire pour écrire, ou alors ne plus savoir quoi dire aux gens.
La volonté est aveugle, la douleur myope.
Le passé est bien passé : à le remuer, trouve-t-on autre chose qu'amertume ?
La vie est le vrai remède pour combattre le mal de vivre...
L'art de réussir consiste à savoir faire travailler les autres.
La vérité est tout ce qui s'écrit.
Les bonnes questions sont celles qui donnent aux lecteurs ou aux auditeurs, la vivifiante impression qu'à votre place, il les auraient aussi posées.
Lorsque les armes se taisent, leur bruit est remplacé par les lamentations des morts, relayées par les soupirs des survivants.
Celui qui sait vraiment ce qu'il veut arrive toujours à l'obtenir.
J'ai beau mourir, l'univers continue. Cela ne me console pas si je suis autre que l'univers. Mais si l'univers est à mon âme comme un autre corps, ma mort cesse d'avoir pour moi plus d'importance que celle d'un inconnu.
Aimer, écrire sont les seuls remparts que j'aie trouvés contre l'omniprésence de la mort et de la dépression.
Il y a des degré dans l'humour, ainsi que dans le vice et dans la vertu.
Il faut croire que les grandes forêts ont le don d'attirer les prodiges, comme les cimes élevées ont celui d'attirer la foudre.
La véritable culture, celle qui est utile, est toujours une synthèse entre le savoir accumulé et l'inlassable observation de la vie.
Il arrive souvent qu'une douleur soit si intolérable qu'elle ne veut pas guérir, alors une consolation, même venue de notre for intérieur, ne fait que la rendre plus brûlante encore.
Quand on s'obstine dans l'erreur, on finit toujours par ne pas avoir tort.
Il n'y a qu'une façon d'échouer, c'est d'abandonner avant d'avoir réussi !
Parfois les pleurs ont la vertu de l'éloquence.
L'homme est l'animal qui met le plus de temps à se nourrir par lui-même.
Il faut céder parce qu'on est le plus jeune. C'est comme quand on est l'aîné...
Il faut vivre comme l'on voudrait avoir vécu, lorsqu'on sera prêt de mourir.
Il ne faut pas connaître ses amis avant leur gloire.
La connaissance seule ne suffit pas ; elle n'a pas de coeur.
Les épigrammes sont des petites flèches déliées, qui font une plaie profonde et inaccessibles aux remèdes.