Il faut faire des choses folles avec le maximum de prudence.
Prendre femme est étrange chose ; Il y faut penser mûrement. Sages gens, en qui je me fie, M'ont dit que c'est fait prudemment Que d'y songer toute sa vie.
Savoir ce que l'on veut, vouloir ce que l'on sait.
Qui s'expose au péril veut bien trouver sa perte.
Il ne peut pas y avoir de monarchie dans les planètes, parce qu'elles accomplissent toutes une révolution.
On apprend tous les jours que l'homme est superflu.
L'église et la politique ont toujours été de pair. L'une aide l'autre depuis des siècles. C'est une question d'argent et de prestige !
La ville, pour quelqu'un qui ne sait pas lire, c'est d'abord des pistes d'odeurs, un bruit de fond, des éclairs et des chatoiements.
Derrière toute grande femme, il y a un homme écrasé.
C'est un art de contempler ce que les ans nous apportent plutôt que ce dont ils nous privent.
La lune ne brille pas assez Pour les yeux aveuglés par l'amour.
Chez une femme, c'est souvent le décolleté qui l'habille.
Un chat ne voit pas quelle raison il aurait d'obéir à un autre animal, fût-il sur deux pattes.
Le destin est ce à quoi nous travaillons. Le futur n'existe pas encore. Le sort est pour les perdants.
Pour les vaniteux les autres hommes sont des admirateurs.
L'un des plus grands freins opposés aux délits, c'est non pas la rigueur des peines, mais leur infaillibilité.
Se justifier, tel est le premier devoir envers soi-même.
Pour tout homme de coeur le culte qu'il a voué à sa langue maternelle est une chose sacrée !
La peine, ça se vit seul.
Le passé est bien passé : à le remuer, trouve-t-on autre chose qu'amertume ?
JE T'AIME est sans nuances. Il supprime les explications, les aménagements, les degrés, les scrupules.
Il faut toujours donner aux autres leur vérité. Ils se débrouillent toujours avec, même si elle est fausse.
Le silence est fait de paroles qui se taisent.
Il nous faut abandonner l'idée qu'en matière de dépenses publiques, "plus" est synonyme de "mieux".
Nous comprendrons toujours assez difficilement qu'il soit nécessaire de mourir pour devenir immortel.
Pour connaître un mortel, donne-lui du pouvoir.
La femme chez le sauvage est une bête de somme, dans l'Orient un meuble et, chez les Européens, un enfant gâté.
Se permettre de tout penser serait manquer de savoir vivre : les meilleures preuves de respect qu'on puisse donner à l'intelligence du lecteur, c'est de lui laisser quelque chose à penser.
Sans vérité, comment peut-il y avoir de l'espoir... ?
L'enfance, c'est fait pour gâcher la vie des adultes.
L'amour est le lien, le principe médiateur entre le parfait et l'imparfait, entre Dieu et l'Homme.
Le monde est peuplé d'imbéciles que Dieu a créés à son image.
Un des mensonges : on souffre plus en maltraitant, en torturant et en tuant quelqu'un qu'en étant maltraité, torturé et tué.
Chacun doit conserver et défendre sa conviction.
Réforme de la justice : rappelons que tout homme est présumé innocent jusqu'à ce qu'il soit déclaré élu !
Je n'aime pas travailler la veille d'un jour de congé.
On est obligé à présent de regarder l'imposant spectacle de l'évolution de la vie comme un ensemble d'événements extraordinairement improbables, impossibles à prédire et tout à fait non reproductibles.
La lamentation est le recours des lâches.
Un père n'est jamais expert : quand on est père, c'est pour la vie.
La monotonie donne un relief extraordinaire aux moindres événements.
La richesse, cherche-la à l'intérieur de toi, non chez les autres.
Il avait tout pour être heureux sauf le bonheur.
Quand on les cherche, on trouve toujours des preuves d'une fin, mais où il y a une fin, il y a toujours preuve d'un commencement.
Le temps n'est plus où les ministres claquaient du doigt, et ça obligeait tout le monde à changer. (...) Ce n'est pas au ministre de décider des méthodes de lecture.
Ecrire c'est passer tout de suite aux choses sérieuses, l'enfer direct, le gril continu, avec parfois des joies sous les décharges de mille volts.
Le langage du colon, quand il parle du colonisé, est un langage zoologique. On fait allusion aux mouvements de reptation du Jaune, aux émanations de la ville indigène, aux hordes, à la puanteur, aux pullulements, aux grouillements, aux gesticulations. Le [...] ► Lire la suite
Jusqu'au bord de ta vie,Tu porteras ton enfance,Ses fables et ses larmes,Ses grelots et ses peurs.
La vie peut être merveilleuse si on n'en a pas peur.
J'ai toujours imaginé que le paradis serait une sorte de bibliothèque.
L'écrivain, c'est d'abord un lecteur. Un écrivain qui ne lit pas, c'est une plante qui n'est jamais arrosée.