Trop de lecture peut étouffer le génie.
La poésie et la musique sont les plus belles parures des hommes.
La télévision, la lecture de journaux, de magazines, vous imposent les pensées des autres ; sous prétexte d'être "informés" mais en fait par pure curiosité et pour vous distraire, vous êtes captivés par mille sujets.
Chaque homme s'invente lui-même. Mais c'est une invention dont il ne connaît pas le terme.
La philosophie est écrite dans ce grand livre qui s'étend chaque jour devant nos yeux : l'univers. Mais on ne peut le comprendre si nous n'apprenons d'abord son langage et si nous ne comprenons les symboles avec lesquels il est écrit.
La mémoire devient le juge d'instruction de l'amour.
Le talent arrive tant bien que mal aux conclusions alors que le génie fait des sauts de géant.
De même que la médecine n'est d'aucun profit si elle ne chasse pas la souffrance du corps, la philosophie est inutile si elle ne chasse pas la souffrance de l'esprit.
Les boeufs ? Les flics, si vous préférez. Oui, car si chez nous le flic est un poulet, au Québec c'est un boeuf. Et en Angleterre, c'est un pig, un cochon. C'est comme ça. Nous n'avons pas la même lecture zoomorphique du représentant de l'ordre.
Le problème avec la poésie : elle embellit tout !
L'avantage de la mauvaise mémoire est qu'on jouit plusieurs fois des mêmes choses pour la première fois.
La poésie est un exhibitionnisme qui s'exerce chez les aveugles.
La lecture est au seuil de la vie spirituelle ; elle peut nous y introduire : elle ne la constitue pas.
J'ai l'impression qu'aujourd'hui la mémoire est beaucoup moins sûre d'elle-même et qu'elle doit lutter sans cesse contre l'amnésie et contre l'oubli.
Pour moi, dire que je ne suis pas un génie reviendrait à vous mentir et me mentir à moi même.
L'éclat de la poésie se révèle hors des moments qu'elle atteint dans un désordre de mort.
La différence entre le génie et la bêtise, c'est que le génie a des limites.
La poésie littéraire chez un peintre est quelque chose de spécial, et n'est ni une illustration, ni une traduction de l'écriture par la forme.
En tout domaine, le génie de l'enfance est de découvrir l'essentiel sans connaître le nom qu'il porte.
La mémoire est une reconstruction du passé par l'intelligence.
Le texte de plaisir, c'est Babel heureuse.
La philosophie tire sa valeur de son incertitude même.
La poésie est la rencontre de deux mots que personne n'aurait pu imaginer ensemble.
Une culture qui ne favorise que l'un des deux éléments - la lecture ou la boisson - ne pourra un jour ou l'autre que s'assécher ou se noyer.
Être gay n'est pas une invention occidentale. C'est une réalité humaine.
Un texte n'est après tout qu'un prétexte à une conversation infinie entre deux esprits.
La mémoire raconte l'histoire du monde à travers son interprétation des événements.
La mémoire diminue à moins qu'on ne l'exerce.
Le langage populaire, avec son radotage obsessionnel, sa pauvreté de vocabulaire, sa manie fastidieuse d'énumérer des détails superflus, sa dépendance du concret, voilà d'où surgit soudain la poésie sans crier gare.
Après avoir fait une erreur ou subi un malheur, l'homme de génie se relève toujours.
Quel est le père de la gloire ? Le génie. Quelle est la mère du génie ? La solitude.