Les femmes légères sont celles qui pèsent le plus lourdement sur le budget d'un homme.
L'opinion publique, c'est la sottise en action.
La vie prend aux hommes beaucoup trop de temps.
Les meilleurs traits sont des traits de crayon.
Il existe des femmes qui ne veulent accepter que la portion d'amour qui n'engage à rien.
Un soldat gagne assez S'il ne gagne que du temps.
Est-ce qu'au moins ceux qui ont enlevé aux autres leurs idéaux en ont eux-mêmes ?
La télé c'est comme les femmes, il faut séduire à chaque fois...
Il n'est point ardu de coucher quelque chose sur le papier quand déjà on l'a dans la plume.
Lorsqu'on fait un effort, on s'aime.
Combattez pour vos idées, mais ne croyez pas qu'elles soient la seule et unique vérité.
Liberté suppose ignorance.
Le regard, la voix, la respiration, la démarche sont identiques ; mais comme il n'a pas été donné à l'homme de pouvoir veiller à la fois sur ces quatre expressions simultanées de sa pensée, cherchez celle qui dit vrai, vous connaîtrez l'homme tout entier.
On n'élucide rien par des explications.
Les médecins c'est comme les épouses ; elles ne sont jamais là quand on en a besoin.
Un homme n'est beau qu'autant qu'il est aimé.
Qu'être soit la fin de paraître.
Que ce qui vous est promis en songe arrive en songe !
Les hommes, pour souffrir sont bien nés !
L'objectivité de l'historien n'existe pas.
Autrefois, les écrivains dénués de métier voulaient passer pour en avoir ; aujourd'hui ceux qui en sont farcis veulent nous faire croire qu'ils ne savent même pas ce que c'est. Tel est le progrès.
Tolérez mon intolérance.
Dieu est la plus haute mesure de notre incapacité : l'univers, l'espace lui-même, ne sont pas si inaccessibles.
Pourquoi l'homme qui vous fait envie, Serait celui de toute une vie ?
Tomber sur un livre à regards raccourcis.
La nécessité de mourir n'est supportable qu'à celui qui la regarde comme telle.
Les moeurs, c'est comme l'argent : il n'y a que la menue monnaie qui change de ville à ville. Ce qui a de la valeur et ce qui importe reste le même.
Les choses éclatantes, on ne les fait généralement que par à-coups.
C'est marrant les cordonniers, ils arrêtent jamais de travailler, on dirait qu'ils aiment ça, et pour montrer qu'ils arrêtent jamais, ils se mettent dans une vitrine pour qu'on les admire.
Une fois toute dignité enterrée, le monde est plein de possibles.
L'univers n'est pas susceptible de désordre, nous, si.
L'homme et le frison ne se quittent pas des yeux. On entend ce qu'ils ne se disent pas. Ils s'étreignaient autrefois, voici qu'ils s'observent. Comme s'ils craignaient déjà de devoir se séparer.
Le meilleur moyen de prédire l'avenir est de le créer.
Vis comme si tu n'avais besoin de rien de plus.
Si tu crois en lui, il existe ; si tu n'y crois pas, il n'existe pas. Rien n'existe si on n'y croit pas.
Les abeilles, c'est des fonctionnaires, même si on veut de la confiture, elles font du miel.
Il n'est pas de mal plus honteux que des discours artificieux.
Les gens orgueilleux se forgent à eux-mêmes de pénibles tourments.
Elle avait passé l'âge, et depuis longtemps, de penser que l'amour était autre chose qu'une foutaise de plus pour faire acheter des micro-ondes et des bagnoles à crédit.
Quand les pieds ne veulent plus vous porter, on monte avec sa tête. Et c'est vrai. Ce n'est peut-être pas dans l'ordre naturel des choses, mais ne vaut-il pas mieux marcher avec la tête que de penser avec les pieds comme il arrive souvent.
Pressés à la fenêtre, nous assistâmes au massacre, attendant qu'on nous apportât les victimes.
Mon cher ami, répliqua Patrice Périot, c'est une bien grande ambition que de se permettre de n'avoir aucune ambition.
Si le tourment empêche le sommeil, les larmes sont un narcotique.
Mathématiquement, l'âge de chacun est zéro. Le monde se dissout quand un être vivant cesse de rêver, de se remémorer, d'écrire. Le temps est une invention de l'homme. Il n'existe pas pour l'araignée, le faucon ou le loup.
Quand on a pas d'imagination, mourir, c'est peu de chose, quand on en a, mourir c'est trop.
L'Homme devient vraiment lui-même quand le corps et l'âme se trouvent en profonde unité ; Le défi de l'Eros est vraiment surmonté lorsque cette unification est réussie.
En tout temps, j'ai été des plus grands admirateurs de Mozart, et je le resterai jusqu'à mon dernier souffle.
Il l'aimait bien mais à petites doses. Il fractionnait son coeur comme des parts de gâteau.
La douleur d'une perte vient du bonheur d'avoir pu profiter d'une présence. Les pires deuils sont possibles parce que nous avons aimé.
Si je suis journaliste, c'est que j'accepte d'être ces autres dont j'ai choisi de parler. Pour mieux redevenir moi-même ensuite.