On peut tout faire avec un dictionnaire, un papier et un crayon. Comparer. Relier. Découvrir.
Nous sommes réticents aux meurtres particuliers, mais permissifs aux génocides et résignés au meurtre général, biologique.
A chaque sépulture, il y a un homme qui reçoit le fardeau de la main de l'homme qui va se reposer.
Un homme doit être sûr de sa morale pour la simple raison qu'il doit souffrir pour elle.
Si un homme mange une fois par jour, c'est un moine ; s'il mange deux fois par jour, c'est un homme charnel ; et s'il mange trois fois par jour, c'est une bête.
La vraie douleur est incompatible avec l'espoir.
Les machines sont bien plus que les hommes coutumières des jeux de mots.
Le monde est irréel, sauf quand il est chiant.
Dans l'homme assoupi, un singe se réveille.
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques.
Vieux rêve de l'homme, la conquête de l'ubiquité repose dans un petit boîtier à portée de la main : la télécommande.
Ce n'est pas la mort qui effraie, mais la douleur qui la précède.
Les bons plats d'un dîner doivent en cela ressembler aux amis. Peu mais bons.
Théâtre et fantasme sont faits l'un pour l'autre.
Je comprends enfin à quel moment les dames commencent à opter pour les deux pièces : quand elles ne supportent plus que la mode de la rue leur rappelle leur jeunesse perdue.
Le public, c'est le suffrage universel en art.
On doit apporter à ses enfants quelque chose qu'on est allé trouver seule et qu'on leur rapporte d'un monde dans lequel ils ne sont pas.
Qui aime la mort aime la vie.
Pour les hommes, l'infidélité n'est pas l'inconstance.
Bataille. Comment ne pas mourir de chagrin si on la perd, et de joie si on la gagne ?
La plupart des hommes célèbres meurent dans un véritable état de prostitution.
Dans le monde contemporain, le succès est dans une large mesure créé et mesuré par la publicité.
Celui qui accepte les inconvénients de la vie politique, ses servitudes, ses responsabilités, ses salissures et parfois ses risques, le fait pour agir, pour imprimer sa marque aux événements, en un mot pour gouverner.
Les maux tournent en biens aux personnes vertueuses, et les vicieuses souvent changent les biens en maux.
Ceux qui font profession de mépriser la vaine gloire se glorifient souvent de ce mépris avec encore plus de vanité.
Je suis en train d'écrire un livre. J'ai déjà tous les numéros de page.
Une citation sans références est à peu près aussi utile qu'une horloge sans aiguilles.
Ne dites pas que ce que j'écris n'est pas vrai : dites que je l'écris mal, car tout est vrai.
La genèse d'un esprit : 1¡ stupéfaction, 2¡ ironie, 3¡ enthousiasme.
E-mail : Courrier devenu électronique, mais pas plus intéressant pour autant.
"Portez-vous bien." C'est fou ce qu'il faut se porter dans cette vie.
Il faudrait qu'Hollywood comprenne que l'aspect humain d'une histoire est le meilleur des effets spéciaux.
Contrairement aux chasseurs qui, eux, ne sont pas des lapins, les pollueurs, eux, sont des ordures.
Le métro a cent ans, ça se sent.
On s'imagine toujours et à n'importe quel âge, qu'on sera vieux dans quize ans.
Croire en Dieu est le dernier luxe qui échappe encore à une taxe.
La France est un vieux pays, mais elle est aussi une Nation jeune, enthousiaste, prête à libérer le meilleur d'elle-même pour peu qu'on lui montre l'horizon, et non l'étroitesse de murs clos.
Il faut redonner confiance à la jeunesse.
Un petit rocher peut retenir une puissante vague.
Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation, qui n'est que la réunion de la Femme et de l'Homme : nul corps, nul individu, ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.
Ma môme, elle joue pas les starlettes,Elle met pas des lunettes, de soleil.Elle pose pas pour les magazines,Elle travaille en usine, à Créteil.
Le plaisir est principe et fin de vie bienheureuse.
Il ne faut point vouloir juger. On peut à peine comprendre son prochain. En se penchant sur son semblable tout n'est que reflets ou leurre, vu que chaque homme a sa vérité propre et qu'aucune vérité n'est de ce monde.
S'il a vécu comme personne,Souvenez-vous par charité,Qu'un monstre attend qu'on lui pardonne,L'affreux bonheur d'avoir été.
Je ne suis pas un écrivain. La seule vue d'une feuille de papier blanc me harasse l'âme. L'espèce de recueillement physique que m'impose un tel travail m'est si odieux que je l'évite autant que je puis.
Assurez-vous que vous faites ce que Dieu veut que vous fassiez, puis faites-le de toutes vos forces.
Je ne suis pas célibataire, je suis occupée.
La calomnie se perpétue comme par succession.
Tous les partis qui se sépareront du peuple finiront par se perdre et peut-être le perdre avec eux.
J'en avais retenu que le caractère se mesurait dans les situations difficiles et qu'un héros ne se plie pas, même dans les circonstances les plus dures.