Le temps ne se vit pas seul, mais avec autrui.
Il est difficile de rendre la beauté visible. Les gens ne reconnaissent que ses caricatures.
Personne n'accepte la première gifle si elle ne vient pas accompagnée d'un flot merveilleux d'excuses, de promesses, une intensité de ne pas vouloir te perdre, de ne pas envisager de te perdre. Ceux qui peuvent te tuer sont toujours ceux qui tiennent le plus à toi.
Il soutient, par exemple, que les individus réels ne peuvent exister que dans l'imagination d'un artiste assez puissant pour les retenir et leur donner une forme. "La vie, la matière première, n'est vécue qu'en puissance, jusqu'à ce que l'artiste la développe dans son oeuvre."
- Mais, gredin, dit Cornélius, tu veux donc décidément m'assassiner !- Je veux t'ouvrir le coeur, pour voir dedans l'endroit où tu caches ma fille.
- Maître, les gens heureux me paraissent si dérisoires !- Enfant, ils sont peut-être moins dérisoires que tu ne l'imagines ; ils ne font peut-être que semblant d'être heureux.
Un sandwich, disait mon frère Nagib. Tu coupes un pain en deux dans le sens de la longueur et tu mets maman entre les deux tranches. Haha ! Evidemment, ce serait un peu maigre. Il faudrait y ajouter une plaquette de beurre. Haha !
Certaines périodes de mon existence, en particulier au moment de l'enfance et de l'adolescence, n'ont pas été très agréables à vivre et restent comme des cicatrices.
La force de caractère nous amène à parler d'une variété de celle-ci, l'obstination. Il est souvent très difficile de dire dans les cas concrets où commence l'une et où finit l'autre ; par contre, la différence abstraite entre les deux ne paraît pas difficile à établir.
La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société.
La crainte des lois est salutaire, la crainte des hommes est funeste et fertile en crimes.
Jean-Sébastien Bach est certainement l'artiste le plus inspirant pour écrire des scénarios.
Celui qui penserait que les hallebardes, les gardes et le guet garantissent les tyrans, se tromperait fort. Ils 's'en servent, je crois, par forme et pour épouvantail, plus qu'ils ne s'y fient.
Je suis seul, je suis seul, c'est l'heure des tempêtes.Les mots à qui je parle ont peur de me parler.La nuit m'entoure, je m'accroche à ma planète.Le Sud est-il au Nord ? Mon étoile a coulé.
Le couple est la capitalisation des griefs que chacun fait payer à l'autre avec intérêts.
On publie pour chercher des hommes, et rien de plus.
J'aimerais que ma vie ne laissât après elle d'autre murmure que celui d'une chanson de guetteur, d'une chanson pour tromper l'attente. Indépendamment de ce qui arrive, n'arrive pas, c'est l'attente qui est magnifique.
L'amitié, c'est comme la fraternité : Quelque chose de commun dont on se passe aisément.
Il n'y a pas sur terre une seule page, un seul mot qui soit simple, étant donné que tous postulent l'univers, dont l'attribut le plus notoire est la complexité.
Je m'intéresse au langage parce qu'il me blesse ou me séduit. C'est là, peut-être, une érotique de classe ? Mais quelle classe ?
Tout à coup, il m'est devenu indifférent de ne pas être moderne.
Immobile sur les coussins brodés, j'évoqueL'enchantement ancien, la radieuse époque,Et les rêves au ciel de tes yeux verts baignés !
Ma vie est une longue courbe, pleine de tournants.
Je comprends encore quelques mots dans la vie, mais je ne pense plus qu'ils fassent une phrase.
En politique, la voie médiane n'existe pas du tout.
Si nous avions été motivés par l'argent, nous aurions vendu Google il y a longtemps et serions finis sur une plage.
Tout ce que vous pouvez imaginer est probablement faisable, il vous suffit de l'imaginer et d'y travailler.
Lorsque nous défendons nos limites, nous arrivons à les respecter.
On peut m'objecter que vivre la nuit, c'est compenser une solitude en s'entourant artificiellement d'autres solitudes. Je pense plutôt que c'est vouloir vivre plus intensément, grignoter des minutes éveillées sur la petite mort du sommeil, tenter d'avoir des journées de vingt-quatre heures, pousser la machine humaine à son maximum.
Avec deux fois son esprit, elle devait voir les choses à travers ses yeux - l'une des tragédies de la vie conjugale.
Ne cédez pas à une alarme inutile ; s'il est juste de se préparer au pire, il n'y a pas lieu de le considérer comme certain
Vous pouvez rester et mourir ou vous pouvez ramener votre vilain cul par cette porte. C'est ta décision, mon pote.
La satire est la maladie de l'art.
La normalité est dans l'oeil du spectateur.
La chance d'être à la fois apprécié artistiquement et apprécié commercialement... C'est ce que vous espérez.
En fait, à cause des nouvelles technologies, mon studio complet est sur mon ordinateur portable. Et j'ai un petit clavier dans mon sac. Je peux faire en sorte que tout ce que je fasse vienne de mon ordinateur portable. Même quand je vais dans un grand studio, je ne fais que brancher mes ordinateurs portables.
À partir de rien. Là est ma loi. Tout le reste : fumée lointaine.
Un travail urgent nous attend. Maîtriser cette pandémie et faire vacciner la nation contre ce virus.
Depuis le début je ne pensais qu'à une seule chose : au coronavirus. On aurait dû tout arrêter, c'était une mascarade. La dernière semaine [de campagne avant le premier tour] a été un cauchemar. J'avais peur à chaque meeting. J'ai vécu cette campagne de manière dissociée.
Le public pense que les politiciens ne connaissent ni ne se soucient de leur vie. et les politiciens se sentent incompris.
Ce que vous pourriez voir comme dépravation n'est pour moi qu'un aspect de la condition humaine.
Se sentir bien. Une fois que vous vous sentez bien, vous avez l'air bien.
Je suis arrivée à la fin parce que je croyais que si vous travaillez assez fort, vous pouvez réaliser beaucoup de choses.
Je n'ai pas de cabinet, je travaille à l'hôpital. Mais c'est vrai que je passe plus souvent au zapping qu'à l'hôpital !
Sur cette Journée internationale, promettons de faire de la paix pas seulement une priorité, mais une passion. Engageons-nous à faire plus, où que nous soyons de la manière que nous pouvons, de faire chaque jour un jour de paix.
J'aimais aussi voir Léo Ferré en concert. Pour saisir sa colère. Il était bougon, furieux après le monde et ça nous plaisait.
On m'a demandé dernièrement si le tennis est propre ou non. Je ne sais plus comment vous jugez si un sport est propre. Si un joueur sur 100 se dope, à mes yeux ce n'est pas un sport propre.
Je suis un cosmopolite résolu. J'aime le métissage et je déteste le nationalisme. Je ne vibre pas à « la Marseillaise ». J'espère que le cadre national sera un jour dépassé. Et l'un des principaux mérites de l'Europe, à mes yeux, est de fonctionner comme une machine à refroidir cette passion nationale.
Si la société les maltraite, les jeunes sont une proie facile pour les fondamentalistes.
Quand on met le vêtement d'académicien, il se passe quelque chose...