N'importe quel sujet est le bon pourvu qu'il permette d'écrire.
Pour moi, écrire est amusant. Peu importe ce que vous écrivez, tant que vous pouvez raconter une histoire.
Je me suis découvert moi-même. Je voulais savoir qui est l'acteur et qui est l'homme. Le sujet de mon livre est l'homme et non l'acteur.
Il arrive un moment dans votre vie où vous devez arrêter de lire les livres des autres et écrire le vôtre.
Les sottises d'autrui nous doivent être plutôt une instruction qu'un sujet de nous moquer de ceux qui les font.
Il n'est pas grave de se tromper pourvu qu'on se fourvoie avec ferveur.
C'est quoi, cette putain d'idée sur l'écriture ? Qu'elle sauve celui qui écrit ? Elle sauve celui qui a préféré écrire que vivre. Les chagrins ne s'effaceront pas au nombre de pages écrites. Il faut avoir placé l'écriture plus haut que sa vie.
L'école ne sert à rien qu'apprendre à lire, écrire et compter. C'est un bagage largement suffisant.
La pitié est le sentiment qui arrête l'esprit devant ce qu'il y a de grave et de constant dans les souffrances humaines et qui l'unit avec le sujet souffrant.
Toujours, l'Autre garde pour moi cette supériorité métaphysique d'être, en tant qu'Autre, en soi, de sembler exempt (parce que vu du dehors) de l'inconsistance et du doute secrets que tout sujet porte en son coeur.
Pourquoi je bois ? Pour pouvoir écrire de la poésie.
Le journaliste, lui peut écrire n'importe quoi et se tromper sur tout, cela ne change rien, ses journaux se vendent toujours aussi bien ou aussi mal.
Je suis si naïve au sujet des finances. Une fois, quand ma mère a mentionné un montant et que j'ai réalisé que je ne comprenais pas, elle a dû expliquer : C'est comme trois Mercedes. Alors j'ai compris.
Vivre faux ne prédestine pas à écrire juste.
Entre moi et le monde, une vitre. Écrire est une façon de la traverser sans la briser.
Colloque - Débat entre penseurs distingués sur un sujet controversé, à propos duquel tous sont unanimes pour ne pas s'accorder.
Le savoir est le seul outil de production qui ne soit pas sujet aux rendements décroissants.
Le texte de l'autre doit être lu, interrogé sans merci mais donc respecté, et d'abord dans le corps de sa lettre. Il y a dans le respect de la lettre l'origine d'une sacralisation.
On a beau reconnaître que nos joies sont fabriquées de chimères, elles ont quand même cet avantage de nous réconforter comme des rayons de soleil. Et pourvu que l'on se sente rayonnant, on ne regarde plus de quel côté vient la lumière.
Si j'étais directeur d'école, je me débarrasserais du professeur d'histoire et je le remplacerais par un professeur de chocolat ; mes élèves étudieraient au moins un sujet qui les concerne tous.
Mes mots déséquilibrés sont le luxe de mon silence. J'écris par pirouettes acrobatiques et aériennes - j'écris à cause de mon profond vouloir parler. Quoique écrire ne me donne que la grande mesure du silence.
L'absolu est le genre de sujet devant lequel il faudrait se taire.
On peut être bien élevé et écrire de la mauvaise poésie.
Dire l'absence, c'est d'emblée poser que la place du sujet et la place de l'autre ne peuvent permuter ; c'est dire : « je suis moins aimé que je n'aime ».
Il faut trancher dans le vif comme le chirurgien, être assez froid vis-à-vis de son propre texte pour le corriger, supprimer, alléger.
Il faut écrire pour soi, c'est ainsi que l'on peut arriver aux autres.
La littérature mène à tout pourvu qu'on ne s'en serve pas.
Or ce tyran seul, il n'est pas besoin de le combattre, ni de l'abattre. Il est défait de lui-même pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s'agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner.
Je ne cherche certainement pas l'universalité. J'ai assez à faire pour écrire une foutue pièce !
On devrait écrire des livres que pour y dire des choses qu'on n'oserait confier à personne.
La littérature vous jette dans la bataille ; écrire c'est une certaine façon de vouloir se libérer ; si vous avez commencé de gré ou de force voue êtes engagés.