C'est pour faire exister ce qui n'existe pas qu'il faut sans cesse de nouveaux écrivains !
L'émotion indisciplinée enrichit la conscience.
Le monde se fait rêve ; et rêver devient monde.
Traduire de la poésie, c'est comme vouloir empailler un clair de lune.
La crainte d'un défaut fait tomber dans un pire.
Premiers prix, second rôles, troisième couteau. Ma vie est un podium.
C'est toujours trop tard, ou trop peu, ou les deux. Et c'est la voie du désastre.
Quand on est soi-même en train de changer, on ne s'en aperçoit pas avant d'avoir changé.
Le colonialisme se bat pour renforcer sa domination et l'exploitation humaine et économique. Il se bat aussi pour maintenir identiques l'image qu'il a de l'Algérien et l'image dépréciée que l'Algérien avait de lui-même.
Notons la différence entre besoin et Désir. Dans le besoin, je puis mordre sur le réel et me satisfaire, assimiler l'autre. Dans le Désir, pas de morsure sur l'être, pas de satiété, mais avenir sans jalons devant moi.
C'est dans l'écroulement général de la question - qu'est-ce que ça veut dire ? - que le désir fait son entrée.
Commémorer la Révolution française est un peu comme célébrer le jour où on a attrapé la scarlatine.
C'est trop long une vraie carrière ! On a trop le temps de voir les ficelles de ceux dont l'intelligence et la ruse l'emportent sur le vrai talent.
La demoiselle qui était futée comme une Bretonne, mit toute sa sollicitude à le servir et lui fournit à crédit et en confiance tout ce qu'il lui fallait.
Heureux est celui qui de coeur et d'esprit sait goûter ce que c'est que d'aimer.
Faute de composer avec le monde, il a bien fallu composer avec le mot.
Je tiens à préciser que j'ai toujours redouté la constipation plus que le cancer. Si je passe un jour sans chier, impossible de faire quoique ce soit, de sortir. Je suis tellement désespéré que j'essaie de me sucer la queue pour me débloquer le système, pour que ça se remette à circuler.
Ballade des phrases qui chantent dans l'air du soir de printemps dont je ne sais pas quoi foutre. Mon coeur a pris trop de coups. Il tourne à l'envers.
L'argent n'est pas tout. Assurez-vous de gagner beaucoup avant de dire de telles bêtises.
Telle était la fatigue de son long voyage qu'il s'endormit, malgré le trouble extrême de sa pensée, de ce sommeil obscur de la bête recrue, où il n'y a plus place même pour le rêve.
Mon pain, je le mangeais entre les batailles,Pour dormir je m'étendais parmi les assassins.L'amour, je m'y adonnais sans plus d'égardsEt devant la nature j'étais sans indulgence.Ainsi se passa le tempsQui me fut donné sur terre.
En te voyant pour la première fois, c'est sans la moindre hésitation que je t'ai reconnue.
Nous pouvons discuter le tango et nous le discutons, mais il renferme, comme tout ce qui est authentique, un secret.
Les vicieux du siècle en sont comme les saints : qu'il faut cent ans pour les canoniser.
La modestie est non seulement un ornement, mais aussi un gardien de la vertu.
J'aurais aimé être normal et avoir du génie.
L'homme doit comprendre son univers pour comprendre son destin.
Tout journal intime est celui d'un homme de trop.
Il y a des personnes que nous ne pourrions pas réduire à notre taille sans nous diminuer également.
Je n'étais pas un messie, mais un homme ordinaire qui était devenu un leader à cause de circonstances extraordinaires.
Vous comprenez qu'il est très facile de mourir et que vous devez organiser votre vie pour faire face à cette réalité.
Quand je regarde vite, je ne suis pas lisse et je vais lentement. Et quand j'ai l'air lent, je suis fluide et je vais vite.
L'anticipation était l'âme du plaisir.
La retraite ? Je ne suis absolument pas pressée ! J'ai un futur sympathique jusqu'au jour où je serai mangée par mon boa, comme dans ma chanson, et que la vie s'arrêtera !
Il y a telle fille qui trouve à se vendre, et ne trouverait pas à se donner.
Agir est difficile, mais savez-vous quoi? Endurer une mauvaise situation peut être son propre enfer.
Mesdames, messieurs, je vous demanderai de ne pas m'en vouloir : Vous savez pourquoi les Belges rasent les murs? Parce que, parfois, les murs s'effritent !
Écoutez, souriez, acceptez, puis faites ce que vous alliez faire de toute façon.
Si vous ne pouvez pas énoncer une proposition clairement et sans ambiguïté, c'est que vous ne la comprenez pas.
La mort est la seule chose au monde dont nous soyons sûrs. C'est une question de temps. Combien d'années me reste-t-il à vivre ? Je peux aller jusqu'à 90, 92 ans. Ce n'est pas moi qui décide, c'est l'Autre, là-haut.
Si tout était parfait, vous n'apprendriez jamais et vous ne grandiriez jamais.
Les doigts dans la prise : on est des mecs branchés.
Le vice de l'apartheid, ce n'est pas la violence, mais l'auto-emprisonnement.
Maintenant, je pense que le meilleur médicament est d'aller au gymnase. J'y vais quatre fois par semaine et ça me donne le buzz dont j'ai besoin.
Je n'ai jamais été un grand fan de technologie.
Ne permettez jamais à l'extérieur de représenter quelque chose que vous n'avez pas expérimenté intérieurement et qui ne vous intéresse même pas.
Les impressions des expériences spirituelles ont donné à ma vie future sa forme et son contenu.
Quand on n'avait rien à manger à la maison, mon père disait : « Ce n'est rien, Dieu nous le rendra. » Et il nous l'a rendu au centuple. On n'était pas particulièrement croyants, mais la phrase nous donnait de l'espoir.
Cela me faisait vivre... Je ne savais pas comment, mais je me disais qu'un jour je serai applaudi.
Je leur ai appris tout ce qu'ils savaient, mais pas tout ce que je connais.