Nous ne sommes pas sur cette terre pour filtrer des boissons et faire cuire des aliments, mais pour contribuer au perfectionnement de notre âme.
Quand vous venez d'ailleurs, vous voyez des choses que ceux qui sont plus familiers avec l'environnement ne remarquent plus.
Toute prison a sa fenêtre.
L'amour a la vertu de dénuder non pas deux amants l'un en face de l'autre, mais chacun des deux devant soi-même.
Les préjugés viennent de l'oeil et non du coeur.
Celui qui ne voit rien d'étrange n'a jamais regardé un homard en face.
L'art est toujours le résultat d'une contrainte. Croire qu'il s'élève d'autant plus haut qu'il est plus libre, c'est croire que ce qui retient le cerf-volant de monter, c'est sa corde.
Le chroniqueur vit sa vie de cigale, individuelle et confortable, futile et superficielle. Il écrit ce qui lui chante, quand il lui chante.
Il y a bien des gens qui coucheraient volontiers avec la femme d'un ami, mais refuseraient avec dégoût de fumer dans sa pipe.
Le peuple, le feu et l'eau sont des forces indomptables.
On la nomme (l'opinion) la reine du monde ; elle l'est si bien, que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort.
La pitié, plus que toute autre sentiment, est une émotion cultivée ; c'est un enfant qui en aura le moins.
Un bonheur passionné ressemble à l'angoisse.
Les délicats sont malheureux Rien ne saurait les satisfaire.
On ne partage pas un coeur de mère.
On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde.
La route est un tapis roulant peint en noir qui se met en marche dès qu'on appui sur le démarreur de la voiture.
Plus un conférencier est plein de son sujet, plus il est lent à se vider.
Victime, oui, nous le sommes tous... d'un destin qui nous poursuit autant qu'il nous aspire.
La pensée du profit obscurcit nos émotions.
La colère est fatale à la raison, comme d'ailleurs la justice.
Rides : avec le temps, elle gagne sur tous les fronts.
Le choix entre le oui et le non exprime les deux faces de la liberté.
L'amour physique est la clef de presque toutes les vies. On le sait, on n'ose le dire, de peur de passer pour un obsédé sexuel.
Non, les artistes ne sont pas inutiles. Tenez, quand deux pays n'ont pas réussi à signer un accord militaire ou un accord financier, ils signent un accord culturel.
Donne-moi des clubs de golf, de l'air frais et une jolie partenaire, et tu peux garder les clubs et l'air frais.
La vie est stupide comme le soleil. Aucun événement humain ne peut l'empêcher de tourner.
Que peut le temps contre un homme nu qui médite seul, la nuit, face à la mer ?
Le rêve - c'est l'instant où tombe enfin la robe des clairières.
La vie possède un secret, celui du constant étonnement.
Le théâtre est la passion de la pensée dans l'espace.
L'acteur s'adresse à un public hypothétique. Il le regarde mais ne le voit pas. C'est un regard qui le traverse, qui passe au-delà de lui.
Des convives mal placés à table perdent leur valeur comme des zéros qui, rangés côte à côte, ne seraient pas précédés d'un chiffre.
Le retraité est, comme le bouilleur de cru, un personnage éminemment français.
L'homme est une victime du conditionnement des âmes, des sanctions et des permissions.
Là où la légèreté nous est donnée, la gravité ne manque pas.
Il nous faut naître deux fois pour vivre un peu, ne serait-ce qu'un peu. Il nous faut naître par la chair et ensuite par l'âme. Les deux naissances sont comme un arrachement. La première jette le corps dans ce monde, la seconde balance l'âme jusqu'au ciel
Ce qui est juste peut bien être dit même deux fois.
L'enfance, c'est fait pour gâcher la vie des adultes.
Dans les lettres comme dans la politique nous avons besoin d'une Déclaration d'Indépendance, et surtout - ce qui serait mieux - d'une déclaration de guerre.
Le mot "peinture" est laid !
Le vrai malheur rend le vrai bonheur presque inimaginable.
L'essai donne un état du réel structuré par un raisonnement tandis que le roman est mouvant, il rend ce que la vie a de contradictoire, d'incohérent, de changeant.
La créativité est-elle indissociable de l'esprit de compétition ?
Justes, ne craignez point le vain pouvoir des hommes. Quelque élevés qu'ils soient, ils sont ce que nous sommes, Et c'est le même Dieu qui nous jugera tous !
Le pardon, vous savez ce que c'est ? C'est l'indifférence pour ce qui ne touche pas.
Le train, l'automobile du pauvre. Il ne lui manque que de pouvoir aller partout.
C'est lorsque nous croyons savoir quelque chose qu'il faut justement réfléchir un peu plus profondément.
Je ne suis pas un homme de parti, mais je défends des causes.
La société de l'information, dans sa globalité et son approche planétaire des phénomènes, porte en effet les mêmes dangers que les autres activités humaines, dont toutefois elle peut décupler les effets.