Ainsi est la règle en ce bas monde ; chacun a en partage ce dont il n'a que faire, et d'autres possèdent ce qui ferait le bonheur de leurs voisins.
Le devoir est un mot que je n'aime pas: il y a l'écriture et puis il y a la vie, avec ses horreurs, ses injustices. L'un et l'autre ne peuvent être liés qu'à condition de faire de la vie et de ses catastrophes une écriture.
Il rêvait très lentement, car sa vie était lente.
L'humain est l'animal le plus con de la planète : t'as beau lui expliquer les choses, il ne réagit pas. Il attend la catastrophe, tout sourire sur son trône. Et nous, quand on proteste, on se fait casser la gueule...
Mais si tu manques la corde, ne manques pas le pendu. Celui qui me fait une entourloupette et me laisse la vie sauve, c'est qu'il a rien compris au Senor Tuco, non rien... Hahahaha !
Tout le monde ment, même les honnêtes gens.
Les hommes savent mieux organiser leur vie que les femmes : ils se marient plus tard et meurent plus tôt.
Si elle était possible, chacun de nous voudrait que les pactes qui lient les autres ne le lient pas lui-même ; tout homme se regarde comme le centre de toutes les combinaisons du globe.
L'amour est plus précieux que la vie ; l'honneur plus que l'argent : Mais plus précieux que tous deux, la parole donnée.
Le regard de l'ami devrait nous livrer notre propre image avec exigence. L'amitié se tiendrait alors dans une réciprocité sans faille, guidée par le même principe d'amour : le respect qu'on se doit à soi-même pour que les autres nous le rendent, naturellement.
Une liaison était un compromis : on échangeait le contrôle de sa vie contre de la compagnie.
Ce n'est pas de vivre selon la science qui procure le bonheur ; ni même de réunir toutes les sciences à la fois, mais de posséder la seule science du bien et du mal.
La vie est un éclair, la beauté dure un jour ! Songe aux têtes de mort qui se ressemblent toutes.
Je crois que l'amour est quelque chose qui au fond ne se laisse pas traduire en mots. L'amour c'est comprendre quelqu'un, tenir à quelqu'un, partager le bonheur et malheur avec lui.
Un monde sans Internet. Ça ne va pas tenir cette histoire-là !
La mort se débite dans le monde à la machine. On fabrique des cadavres comme on fabrique des boulons.
Le meilleur des mondes n'est pas un monde où l'on obtient ce qu'on désire, mais un monde où l'on désire quelque chose.
Ta seule obligation en n'importe quelle vie est d'être vrai envers toi-même.
La vie est courte, même pour ceux qui passent leur temps à la trouver longue.
Je crois au destin : le jour où l'on doit mourir, on meurt (...) Je suis fataliste. Ce n'est pas en freinant la vie qu'on évite la mort.
L'histoire du monde est le jugement du monde.
Tout le monde sait que c'est dans la marine qu'il y a le plus de cocus.
On n'est jamais comme les autres quand on s'aime.
La philosophie antique nous apprenait à accepter notre mort. La philosophie moderne, la mort des autres.
L'histoire du monde est celle d'une interminable querelle de l'homme avec son Dieu, ou avec l'idée qu'il s'en fait.
- Allez, va, va, ne fais pas grève, va voter Front National. - Oh, putain, tu vas me lâcher avec ça. - Quoi, quoi... - Merde, tu vas pas me reprocher toute ma vie d'avoir voté une fois pour eux, [...] ► Lire la suite
Mourir n'est pas mourir, mes amis, c'est changer. La vie est le combat, ma mort est la victoire. Et cet heureux trépas, des faibles redouté. N'est qu'un enfantement à l'immortalité.
L'art doit faire partie de la vie quotidienne, sinon il n'est pas honnête.
Dans un monde parfait, il n'y aurait pas de censure, car il n'y aurait pas de jugement.
Le christianisme fut, en un sens, favorable au monde du travail. Il valorisa le travail, aux dépens de la jouissance. Sans doute, il fit du paradis le royaume de la satisfaction immédiate - en même temps qu'éternelle... Mais il en fit pour commencer le dernier résultat d'un effort.
Une île, ça avait quelque chose de magique ; le mot seul frappait l'imagination. On perdait contact avec son univers quotidien - une île, c'était un monde en soi. Un monde dont on risquait parfois - qui sait ? - de ne jamais revenir.