Eh bien, pendant que je suis un mendiant, je vais pester, Et dire qu'il n'y a de péché que d'être riche ; Et étant riche, ma vertu sera alors de dire qu'il n'y a de vice que la mendicité.
Les risques du métier : son menton a soudainement quitté la paume de sa main droite posée grâce à un coude et sa tête est venue frapper lourdement le bureau. Une fois encore, un fonctionnaire s'est tué au travail.
Il y a dans le rire des vertus secrètes d'inquiétude et de lucidité. Un homme qui rit ne peut rester bien longtemps un salaud.
La richesse ; ce qui compte, ce n'est pas d'en disposer mais bien d'en profiter.
Le jour de mon jugement, quand je me présenterai devant Dieu, et qu'il me demandera pourquoi, comment j'ai pu tuer un des miracles qu'il a créé... qu'est ce que je pourrais lui dire ? que c'était mon travail ? Tu parles d'un travail !
On a pris la fâcheuse habitude de croire que, là où il y a des sons musicaux, il y a nécessairement de la musique. Autant dire qu'il y a littérature partout où l'on bavarde, peinture partout où l'on barbouille.
Il se passe énormément de choses qui nécessitent une compréhension et une explication, mais - pour ne pas dire plus - le monde est un gâchis.
Quand on se sent bien dans un vêtement, tout peut arriver. Un bon vêtement est un passeport pour le bonheur.
J'ai été enfant de choeur et militant socialiste. C'est dire si j'ai entendu des conneries...
A force de dire à un homme pendant quarante jours qu'il était fou, on l'a rendu fou.
Quand je finis très bien une chose, je commence une autre chose. Je n'aime pas arrêter. J'aime me prouver continuellement.
Si le temps n'est pas réel, alors la ligne de démarcation entre ce monde et l'éternité, entre la souffrance et la béatitude, entre le bien et le mal, est aussi une illusion.
Il me semble qu'un homme est bien fou de vouloir qu'un autre le comprenne.
Ma vie n'offre aucun intérêt au public, si ce n'est la circonstance qui m'a tiré de Mugron. Si j'avais su qu'on s'occupait de cette notice, j'aurais raconté ce fait curieux.
Vieillir mal - et il est rare qu'on vieillisse bien - c'est sentir monter en soi la haine contre cet étranger qui s'installe et prend peu à peu la place du jeune homme ou de la jeune fille qu'on a à peine eu le temps d'être.
Ma mère, elle, ne crie jamais. Elle n'élève jamais le ton, mais si on la connait bien, on peut facilement entendre ses hurlements. Elle a simplement converti les cris en sarcasmes. Cela fait moins de bruit, mais plus de mal.
Malheureusement, quand quelqu'un me demande une faveur, je ne peux pas dire non.
Qui peut dire si l'on ne maintient pas en vie la conscience de ceux qu'on a aimés en reproduisant leurs gestes, en reprenant leur tics, en vaporisant leur odeur ?
Les gens aiment vraiment voir leurs meilleurs amis humiliés ; une grande partie de l'amitié est basée sur l'humiliation ; et c'est une vieille vérité, bien connue de toutes les personnes intelligentes.
L'homme n'amène pas son propre malheur, et si nous souffrons, c'est par la volonté de Dieu, bien que je n'arrive pas à comprendre pourquoi il se croit obligé de tellement en remettre.
J'pensais à la mort, à tout ça. Au fait de comment on va mourir. J'me disais d'un côté si on fait que penser à sa mort ça peut nous rendre maboul, mais ça peut aussi nous aider, non ? Parce que [...] â–º Lire la suite
Les Français passent leur temps à se téléphoner pour se dire qu'ils se voient et à se voir pour se dire qu'ils se téléphonent.
Je veux bien me déguiser en sapin de noël pour les fêtes, si on me promet de faire très très très attention quand on enlèvera les boules.
Etre mannequin, ça doit être un sacerdoce. Et c'est bien fait !
Elle savourait sa vie : enfanter, travailler la terre, manger, boire et dormir, balayer et mettre un peu d'ordre dans sa maison, s' entendre louer par les autres femmes pour son adresse au travail, ses talents de couture, et même [...] â–º Lire la suite
Il faut toujours dire beaucoup de choses en peu de mots.
J'ai bien envie d'ouvrir une guinguette !
Certains jumeaux se sentent obligés de se comparer entre eux, mais nous ne sommes pas comme ça. C'est grâce à mes parents, et d'avoir six enfants dans la famille.
Quand un grand fait des bassesses, il compte bien s'en dédommager par des hauteurs.
Telle était aussi Françoise Dorléac. A la fois timide et audacieuse. Les gestes abruptes mais d'une souplesse d'algue. L'extravagance mais aussi les tourments secrets. Légère, éblouissante et le regard quelquefois triste. On n'était jamais sûr de bien connaitre son visage. Tout en contrastes, en inquiétudes, de celles qui font le scintillement des étoiles.
Sans la curiosité de l'esprit, que serions-nous ? Telle est bien la beauté et la noblesse de la science : désir sans fin de repousser les frontières du savoir, de traquer les secrets de la matière et de la vie sans idée préconçue des conséquences éventuelles.