Le bonheur n'est pas de ce monde, et les coeurs ardents l'y trouvent encore moins que les autres... Ce qu'on jette dans les coeurs ardents est si vite consumé !
Une société n'est forte que lorsqu'elle met la vérité sous la grande lumière du soleil.
Il y aurait beaucoup moins de scandales si les gens arrêtaient d'idéaliser le péché et de se présenter comme des pécheurs.
Fini le temps où nous voulions un peu plus de tout. C'est une diminution que nous voulons maintenant. De moins en moins de choses.
A l'égard de la propriété, de l'amour, de la fortune et du succès, j'applique "la règle des Dudu" : rien n'est dû, rien n'est durable.
Une société basée sur l'argent ne peut prétendre à la grandeur ou à la justice.
Le bonheur tout à fait non partagé ne peut guère être appelé bonheur ; ça n'a pas de goût.
L'amour est l'état où le bonheur d'une personne est indispensable au vôtre.
Il faut continuer à dénoncer et à combattre l'injustice sociale. Le monde ne guérira tout seul.
Les poètes nous transportent dans un monde plus vaste ou plus beau, plus ardent ou plus doux que celui qui nous est donné, différent par là même, et en pratique presque inhabitable.
Des machines à calculer, les hommes ne sont rien d'autre. Le monde ne sera bientôt plus qu'un unique ordinateur. Il ne nous sert à rien de ne pas y prendre part, nous sommes enfermés dans tout et nous ne pouvons plus en sortir.
Un diplomate qui s'amuse est moins dangereux qu'un diplomate qui travaille.
N'allez jamais vous coucher le soir sans pouvoir dire : j'ai rendu une personne, au moins un peu, plus sage, plus heureuse aujourd'hui.
La poésie c'est la raison en vacances, une possibilité de survivre dans ce monde voué au matérialisme.
Les collectionneurs qui collectionnent pour collectionner, ces maniaques, et il n'en manque pas, qui dépensent une fortune pour ranger sous vitrine aussi bien des boutons de culotte que des livres rares, peu importe.
Un homme libre ne pense à aucune chose moins qu'à la mort, et sa sagesse est une méditation non de la mort mais de la vie.
La vie c'est la possession d'un grand amour dans un monde misérable et magnifique à la fois.
Là où vos talents et les besoins du monde se rencontrent, là se trouve votre vocation.
Une nation est une société unie par des illusions sur ses ancêtres, et par la haine commune de ses voisins.
Nous vivons dans un monde où ceux qui gagnent 100 000 € par mois persuadent ceux qui en gagnent 1 800 que tout va mal à cause de ceux qui vivent avec 535 €. Et ça marche...
Protéger la jeunesse contre l'attraction du monde extérieur, mobiliser les cadres autour des valeurs soviétiques, c'est cela la tâche de l'intelligentsia. Si les écrivains, dont le prestige est grand en URSS, se détournent des ces tâches, s'affichent comme des représentants des modes ou des idées occidentales, c'est l'ensemble des convictions soviétiques qui en sera affaibli.
Le bonheur naît du malheur, le malheur est caché au sein du bonheur.
La question la plus noble au monde est : 'Quel bien puis-je y faire ?'
Nommer un objet, c'est supprimer les trois quarts de la jouissance du poème qui est faite du bonheur de deviner peu à peu ; le suggérer, voilà le rêve.
Le degré de civilisation d'une société se mesure à la détresse de ses citoyens les plus pauvres, et non au nombre de ses gratte-ciel.
Il n'y a pas de ministres en difficulté. C'est la réalité qui est difficile. Même un secrétaire d'état aux Choux farcis aurait un jour un problème avec les choux !
Il n'est rien tel en ce monde que de se contenter.
L'homme de science le sait bien, lui, que seule la science, a pu, au fil des siècles, lui apporter l'horloge pointeuse et le parcmètre automatique sans lesquels il n'est pas de bonheur terrestre possible.
Il n'y a pas de bonheur médiocre ; il n'y a que des gens médiocres.
La réalité ne pardonne pas une seule erreur à la théorie.
Il y a des moments où l'on doit choisir entre vivre sa propre vie, pleinement, entièrement, complètement - ou traîner une existence fausse, superficielle et dégradante que le monde dans son hypocrisie exige.