Pour obtenir des résultats cent fois supérieurs à ceux de la plupart des gens, il suffit de leur être supérieur de 10 %.
Il y a deux sortes de ruminants : les bovidés, qui ruminent l'herbe, et les humains qui ruminent du verbe.
L'âme est un outil pesant.
Les chats ont un petit côté chameau.
Il n'y a plus que la peur de mort qui les retienne à la vie.
Les hommes ne veulent jamais distinguer entre la constance et la fidélité.
Les pays sont comme les fruits, les vers sont toujours à l'intérieur.
Quand on a tout perdu, on se console avec des riens.
Les individus sont des énigmes décourageantes, leurs réactions sont imprévisibles. Malgré l'existence en commun, les êtres sont éternellement seuls et séparés.
Tant que l'on peut donner, on ne veut pas mourir !
Il y a des personnes à qui les défauts siéent bien, et d'autres qui sont disgraciées avec leurs bonnes qualités.
Conseil aux écrivains : à un moment donné, il faut cesser d'écrire. Même avant d'avoir commencé.
Nous nous développons dans la sympathie, mais c'est en nous opposant que nous apprenons à nous connaître.
On considère comme normal de vénérer, en général, la virginité et d'aspirer ardemment, en particulier, à sa destruction.
Comment oublier cette certitude d'être indispensable à tous, et cela sans orgueil !
Il ne faut pas grand chose pour gommer la beauté et dissiper la grâce d'un visage. La viande la mieux modelée est prête à endosser l'horreur, c'est-à-dire à devenir en surface ce qu'elle est à l'intérieur : rebutante.
La plupart des peintres actuels exposent des portraits qui semblent avoir été faits vite en dehors des heures de pause.
Quand on met le pied dans les idées générales, on glisse.
Les femmes n'ont sans doute pas inventé la poudre, mais elles ont sûrement trouvé la houppette pour s'en servir.
La pauvreté est une maîtresse dispendieuse.
Nous ne devrions, toute notre vie, que prendre du champ pour bien sauter dans l'éternité.
Lorsqu'on vit pleinement, on n'a pas besoin de qualifier sa vie.
Il ne faut pas vouloir dévorer la vie.
Il faut toujours un peu de talent pour survivre.
Une religion, observée rien que par les vieillards et les enfants, provoque des doutes sur sa divinité.
Il est facile d'agir comme un héros, mais difficile de supporter les flatteurs.
Chacun est seul et nous n'avons donc nul recours qu'en notre prochain.
Si les applaudissements sont le pain des acteurs, les rappels en sont le beurre.
Seules les bêtes font des petits sans les désirer.
On a le droit de tout : de jardiner, d'écouter la radio, de faire l'amour, de faire la sieste, de lire une bande dessinée, avachi dans un fauteuil. Mais la télé, la vraie télé, c'est mal.
Les nouveaux maîtres du monde sont riches et ne voient rien d'autre que leur richesse.
La solitude. Elle peut porter très haut, pourtant ce sera toujours un châtiment.
Ce qui est nécessaire n'est jamais ridicule.
On ne remplace pas des plombs sautés avant de savoir pourquoi ils ont sauté.
Le poignard le plus aigu, le poison le plus actif et le plus durable, c'est la plume dans les mains sales. Avec cela, on gâte un peuple, on gâte un siècle. Il s'écrit aujourd'hui des choses qui lèveront la semence de crimes.
L'homme est le rêve de sa pensée.
L'homme est toujours le même : les systèmes qu'il crée sont toujours imparfaits, et d'autant plus imparfaits qu'il est sûr de lui.
On ne connaît, de chaque littérature étrangère, que ses rapports avec la politique.
On ne décide pas bien tout seul.
Le goût est la conscience littéraire de l'âme.
La tendresse, c'est seulement de la cruauté qui se repose.
Plus mon rang a d'éclat, plus l'affront est sanglant.
Il y a des erreurs qui contiennent une autre vérité.
Vous n'êtes pas vivant à moins que vous sachiez que vous vivez.
Je fais des dons à toutes les religions. Je détesterais gâcher mon au-delà pour un détail technique.
Les révoltes et les violences naissent moins des misères que des injustices.
Pour être un homme il faut des couilles. Pour être un homme d'amour il en faut de plus grosses encore.
Dans la sphère économique, un acte, une habitude, une institution, une loi n'engendrent pas seulement un effet, mais une série d'effets. De ces effets, le premier seul est immédiat ; il se manifeste simultanément avec sa cause, on le voit. [...] ► Lire la suite
Lacan a énoncé une profonde loi d'après laquelle ce qui est aboli symboliquement resurgit dans le réel sous forme hallucinatoire.
L'amour n'est pas un lien, c'est une révélation.