La bourgeoisie sans le peuple, c'est la tête sans les bras. Le peuple sans la bourgeoisie, c'est la force sans la lumière.
De toutes les choses qui remuent le monde et qui agitent le coeur des hommes, l'amour est la seule qui se passe d'explication, et n'en veuille pas.
Si vous n'avez pas d'ennemi, le mieux c'est d'en créer un.
Déclarer la guerre n'est pas tout, il faut savoir la faire.
Quand je n'aime plus, j'ai autant envie de ne plus être aimé que j'en ai d'être aimé quand j'aime.
J'entends bien que je pourrais devenir sourd, je sens bien que je pourrais perdre l'odorat, mais je ne me vois pas devenir aveugle.
Une femme peut courir des heures chercher un cadeau pour un homme. Ca finit toujours par une cravate.
C'est plus facile pour un bon ouvrier de devenir un bon bourgeois que pour un bon bourgeois de devenir un bon ouvrier.
Il n'y a pas de fatigue pour celui qui crée.
Penser est beau, prier est mieux, aimer est tout.
L'humanité n'est parfaite dans aucun genre, pas plus dans le mal que dans le bien.
Chez certaines gens, un habit neuf, c'est presque un beau visage.
La raison pour laquelle les mouches peuvent voler et nous pas, c'est tout simplement qu'elles ont une foi parfaite, car avoir la foi, c'est avoir des ailes.
Nous sommes un mystère à nous-mêmes.
Vous serez comme des dieux, qui connaissent le bien et le mal.
Dieu créa l'homme à son image.
Le langage est un ensemble de citations.
Les enfants sont des énigmes lumineuses.
Si tu veux être sûr de faire toujours ton devoir, fais ce qui t'est désagréable.
Les gens qui envoient des baisers sont de sacrés paresseux.
L'histoire nous prouve que, seuls, ont fait de bonnes révolutions ceux qui n'avaient rien à y gagner.
Caressez longuement votre phrase et elle finira par sourire.
Les hommes ne veulent jamais distinguer entre la constance et la fidélité.
Nos fautes sont vouées à l'oubli et c'est ce qu'elles méritent.
En naissant, nous mourons, et la fin dépend de l'origine.
Il n'est qu'un vrai malheur, c'est de vivre ignoré.
Il y a les gens qui se respectent, et ceux qui ne se respectent pas. Ces derniers sont les éternels vainqueurs.
L'expérience d'autrui est peu profitable, et il faut que chacun paie le tribut de sa propre inexpérience.
L'on croit se libérer (et de quoi ?) en écrivant et à écrire, on s'emprisonne. L'on crée des personnages qui nous enchaînent et l'on a peur de revivre leur destinée.
Tout ce qui vit vraiment est destructeur. On vit toujours aux dépens de quelqu'un d'autre.
Conseil aux écrivains : à un moment donné, il faut cesser d'écrire. Même avant d'avoir commencé.
Devant certaines douleurs, le coeur est plus perspicace que l'esprit.
Qu'on ne sache jamais ce que l'on doit dire, et que l'on sache pourtant bien ce qu'on dit.
Il y a des femmes qui entre l'église et la mairie ont déjà un naturel de veuve.
Jésus est ressuscité aussi dans l'animalité de l'homme.
C'est le chant des galets qui enseigne la manière de bâtir un mur... Et quand un galet ne se trouve pas bien dans un mur, le mur ne se trouve pas bien debout.
Il y a de nombreuses manières d'écrire une histoire. Le sensationnalisme n'en est pas une.
Nous ne tenons pas à ce qu'une femme soit trop intelligente parce qu'alors, qu'est-ce qu'il nous reste ?
L'un des meilleurs moyens de convaincre les autres est avec vos oreilles - en les écoutant.
Il n'y a qu'avec les gens avec qui nous créons la vie qu'on peut parler de la mort et anéantir les visions de destruction. Jusqu'à leurs souvenirs même.
La nature est tout à la fois initiation et instrument de mort.
C'est toujours dans le malheur qu'on se souvient de ses amis plus malheureux encore.
Nous sommes ainsi faits que nous ne possédons d'autres facteurs de continuité et de cohérence que les instincts de notre personnalité.
Le plaisir fait oublier que le bonheur est encore loin.
L'ambition détruit son hôte.
Que peut-il nous arriver de pire que d'être ce que nous sommes.
Que de symphonies, que d'extases en puissance pour un artiste devant la gamme merveilleuse de nos sens !
Les amants inventent leur propre vocabulaire, mais il n'a de signification que pour eux.
Les contes de fées sont les romans érotiques des enfants.
Une bouche doit-elle siffler quand une autre le lui ordonne ?