La chevalerie : délivrer de belles vierges des châteaux des autres pour les enfermer dans le sien.
Les hommes demanderont de plus en plus aux machines de leur faire oublier les machines.
Retournez, retournez à l'infini, lui seul est assez grand pour l'homme. Ni chemin de fer, ni longue cheminée à vapeur, ni aucune autre invention n'agrandiront la terre d'un pouce.
L'Europe se rapproche de l'Amérique d'un centimètre par siècle. Pourtant le prix de la traversée reste le même.
Tout livre brûlé illumine le monde.
Les miroirs et la copulation sont abominables, parce qu'ils multiplient le nombre des hommes.
On aime les filles pour ce qu'elles sont, et les fils pour ce qu'ils promettent d'être.
En politique, l'annonce est l'ennemi du résultat.
C'est le lot des intellectuels et des artistes d'être inquiets.
S'habituer c'est se tuer.
Penser est une besogne de pauvre.
L'or et l'argent s'oxydent eux-mêmes et pourrissent les autres.
On ne surmonte jamais l'envie d'écrire.
Ne vous préoccupez pas de ce que vous avez échoué, mais de ce qui est encore possible d'accomplir.
Dans ta mise, cherche à être décent, et évite le luxe ; or la décence s'accorde avec la magnificence, mais le luxe recherche les superfluités.
Un bon mensonge emprunte toujours certains éléments à la réalité.
Mettre ou se faire mettre, that is the question.
Savoir ce que tout le monde sait, c'est ne rien savoir.
Une femme qui savait démonter une chaîne de tronçonneuse, laissait entrevoir un soutien-gorge rose pâle quand elle se penchait en avant et savait aussi bien jouer des deux langues, ce n'était même pas la peine de chercher un dossard.
Il est tellement timide, il ne parle même pas à lui-même dans sa tête.
On est franc par caractère, et vrai par principes.
Il voulait être fasciné par les choses qui lui plaisaient et non par celles que les autres lui conseillaient.
La création est un élixir magique qui vous guérit de tous vos maux, de touts vos tourments.
Je n'ai jamais rencontré un homme de pouvoir honnête, jamais. Quand je dis homme de pouvoir, je parle de ceux qui prétendent des choses, qui prétendent prendre notre vie en main, faire notre bien, nous diriger...
La vieillesse n'est pas un naufrage; c'est un lent travail de rouille en cale sèche. Jamais je ne finirai comme ça. Dès que je ne me sentirai plus en état de naviguer, je me saborderai.
Je ne crois pas en Dieu, Pasquier, mais le Christ est la plus belle oeuvre de l'humanité. Des millions et des millions d'hommes ont mis des milliers d'années pour faire un Dieu, pour composer, de tous leurs rêves et de toutes leurs espérances, un Dieu. C'est un phénomène respectable.
Si vous me posez la question : « Qu'est-ce que c'est l'autre ? », je n'ai pas de réponse, parce que l'autre, il est autre et il est en même temps moi-même.
L'analyse des forces morales occupe une place importante dans l'étude de la tactique.
Qui vit haï de tous ne saurait longtemps vivre.
Le livre de la nature est unique et indivisible, qu'il s'agisse de l'environnement comme de la vie, de la sexualité, du mariage, de la famille, des relations sociales, en un mot du développement intégral humain.
On se trompe presque à coup sûr quand on prétend résoudre ce calcul par l'application des données psychologiques déjà acquises, par une sorte de prolongement logique du caractère connu de la vie passée.
J'ai fait onze jours de prison pour avoir « troublé la paix », alors que j'essayais de troubler la guerre.
De nos joursY'a des accidents d'amourDe nos joursY'a des passions qui tournent court.
J'aime des poètes, des écrivains dont je n'ai lu que trois phrases. J'en ai aimé le mystère. Trois phrases suffiraient à définir une oeuvre.
Le faux dogme de l'égalité, flatteur aux faibles, aboutit en réalité à la licence infinie des puissants.
Le monde est un appel et une promesse : il y a partout des êtres remarquables, des chefs-d'oeuvre à découvrir Il y a trop à désirer, trop à apprendre et beaucoup de pages à écrire. Tant qu'on crée, tant qu'on aime, on demeure vivant.
Dans les démocraties modernes, on ne vote plus pour un candidat de choix, mais pour éliminer les scélérats qui sont au pouvoir.
Pauvre Lorraine ! Patrie féconde dont nous venons d'entrevoir la force et la variété ! Mérite-t-elle qu'ils la quittent ainsi en bloc ? Comme elle sera vidée par leur départ ! Comme elle aurait droit que cette jeunesse s'épanouît en actes sur sa terre !
Et de ma bouche où s'évaporeLe parfum des bonheurs derniers,Et de mon coeur vibrant encoreS'élèvent de vagues pitiés.
Les heures de la nuit sont filles de la peur ;Leur souffle fait mourir l'âme humble des veilleuses,Cependant que leurs mains froides et violeuses,S'allongent sous les draps pour saisir notre coeur.
L'important est d'introduire de la pleine conscience dans l'ensemble de nos actes quotidiens, de remettre de la profondeur dans nos superficialités, de la stabilité dans nos dispersions, de la vie dans notre vie...
Les machines [...] peuvent être plus intelligentes que les hommes. Mais elles n'ont pas de conscience.
C'est une affaire difficile, créer une nouvelle civilisation alternative.
Il s'avère que nous n'avons pas "tous" à payer nos dettes. Seuls certains d'entre nous le font.
Toutes les connaissances authentiques proviennent de l'expérience directe.
Cela n'a aucun sens d'investir dans des entreprises [de combustibles fossiles] qui compromettent notre avenir.
Si un extraterrestre nous regardait, il se dirait : qu'est-ce qu'ils sont intelligents ces êtres humains, mais qu'est-ce qu'ils sont crétins à avoir crée un concept pour pouvoir vivre alors que l'on vit.
La malédiction de la pauvreté n'a aucune justification à notre époque... Le moment est venu pour nous de nous civiliser par l'abolition totale, directe et immédiate de la pauvreté.
Littérature : clamer devant tout le monde ce que l'on prend soin de dissimuler à son entourage immédiat.
Nous devons être fiers non pas d'un seul peuple, mais de tous les peuples.