Et de ma bouche où s'évaporeLe parfum des bonheurs derniers,Et de mon coeur vibrant encoreS'élèvent de vagues pitiés.
Mourir ne devrait pas être plus difficile que de naître, mais comment se réconcilier avec sa propre mort ? Vivre, c'est regarder mourir les autres...
Perdre mon passeport est le moindre de mes soucis; perdre mon carnet de notes est une catastrophe.
Quand Dieu veut se détourner définitivement d'un serpent, il le prive de la vue.
Quant aux injures, aux calomnies, aux colères extérieures, on peut les multiplier, les entasser tant qu'on voudra, on ne les élèvera jamais au-dessus de mon dédain.
Où que j'aille, je suis un morceau du paysage de mon pays.
Sans souffrance, il n'y a pas de bonheur. Donc, nous ne devrions pas discriminer contre la boue. Nous devons apprendre à embrasser et à supporter notre propre souffrance et celle du monde, avec beaucoup de tendresse.
J'ai supporté les infidélités de mon mari tant que j'ai aimé mon amant.
La marguerite : une bouche ronde qui a des dents de tous côtés.
On devient cinéaste quand on croise son propre regard avec le regard des autres.
Je me passionne pour mon immeuble, tant qu'on n'y fait pas de fêtes de voisins.
À peine assise, je fus assaillie par une nuée de dragueurs qui se relayèrent à mon chevet. Le dragueur est le cousin du mendiant, il répond comme lui au principe de l'espérance statistique : il s'attache aux nombres, jamais aux personnes.
Qu'est ce qui guéri le cancer ? Il semble que la mort imminente, pousse à agir. Pourquoi faut-il toujours attendre qu'une vie soit en jeu, pour en arriver à ça ? La connaissance de la mort change tout, ç vrai dire, si [...] â–º Lire la suite
Je suppose que l'histoire de ma vie est une recherche d'amour, mais plus que cela, j'ai cherché un moyen de me réparer des dommages que j'avais subis au début et de définir mon obligation.
De tous les hommes que je n'aime pas, c'est certainement mon mari que je préfère.
Je me suis toujours vu comme vraiment moche. Mon père m'a même dit que j'étais moche parce que je me rasais la tête et ressemblais à un garçon.
Déplaire est mon plaisir. J'aime qu'on me haïsse !
Il ne peut pas y avoir de crise la semaine prochaine : mon agenda est déjà plein.
Quiconque tombe sur un bon gendre trouve un fils ; quiconque tombe sur un mauvais gendre perd en plus sa propre fille.
J'aimerais faire plus de comédie, mais je pense que mon fort est toujours dans le lourd. J'adorerais faire une bande dessinée, une comédie musicale.
J'aime mon métier autant que je le déteste.
On ne doit pas nous voler notre propre mort, car elle fait partie de notre vie, il est donc important de vivre aussi ce moment-là.
Ne me parlez pas de mon ami en mal.
J'aime mieux forger mon âme que la meubler.
- Ça me rappelle le Vietnam... - Le... le Vietnam ? - Ouais, le Vietnam ! - J'étais trop jeune pour y aller mais... j'ai vu des images. - Elles sont loin du compte les images, loin d'la peur, d'la puanteur, des [...] â–º Lire la suite
- Désolé Angie. - Tu n'as rien à faire dans les douches du personnel. - Je sais, je sais. Situation de crise. - Et bien je dirai que c'était juste un peu gênant. Mais ça va je ne suis pas [...] â–º Lire la suite
Je n'ai pas d'ordinateur. Je ne méprise pas du tout l'informatique, tous mes amis écrivent à l'ordinateur, mais moi j'écris mes articles avec un stylo et mes livres avec un crayon. C'est la seule névrose que j'ai : je ne dois pas perdre mon crayon. Je sais qu'un livre, c'est quatre crayons.
J'espère que personne ne réalisera un film sur ma vie. Je passerais mon temps sur le plateau à dire que ce n'est pas comme ça que ça s'est passé.
Les Algériens comprenaient-ils ce que je voulais dire lorsque je leur expliquais que je luttais moi aussi pour mon pays ? Mon pays n'est pas la France mais l'Algérie.
Heureusement que les diplomates ont le nez long car ils ne peuvent généralement pas voir au-delà.
Je recommande à mon fils, s'il avait le malheur de devenir roi, de songer qu'il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens.