Le pauvre est un être humain comme les autres qui, compte tenu des conditions de misère et de promiscuité dans lesquelles il est obligé de vivre, devient plus corrompu et plus méchant que les autres
Il n'y a jamais eu pour moi ni barrière culturelle, ni barrière de langue, ni barrière de couleur. Ce sont la conviction, la culture, la vie, l'intelligence de l'autre qui me redonnent sans cesse espoir.
C'est vieux comme l'histoire. C'est le Club de Rome, la croissance zéro. C'est une philosophie, celle de l'ascèse. Mon bon monsieur, on mange trop, il faut manger moins. Vous serez plus beau, plus mince et plus sain.
Ils (les pygmées) sont attachés aux arbres millénaires, tu sais les arbres de 4000 ans. Pour eux c'est comme une église, ils mettent les mains, ils se branlent, bref on ne sait pas ce qu'ils font.
Être écrivain, c'est découvrir patiemment, au fil des années, la seconde personne, cachée, qui vit en nous.
J'ai goûté aux joies de la parcimonie bien avant la crise
Et l'hymen le plus doux est toujours une chaîne.
Qui parle de choses qui ne la regardent point entend ce qui ne lui plaît pas.
Les femmes suivent la mode pour que les hommes les suivent !
Les filles pouvaient, sans s'emmêler les pinceaux, faire toujours le départ entre elles-mêmes et l'impression qu'elles voulaient donner, entre la forme et le fond.
Le saxophone parle la langue des bas-fonds, l'argot blasé et mélancolique du demi-jour - sale et sexy et suant et dur. C'est la langue des orphelins, des bâtards et des putains.
Chez certaines personnes le moi est une substance poreuse rongée par l'acide de l'existence.
Les apôtres deviennent rares ; tout le monde est Dieu.
Chez Ellroy il y a à la fois une violence extrême et fascinante. Mais en même temps, Ellroy arrive tout le temps à avoir une espèce de recul, qui fait qu'il y a un jugement moral sur la violence.
Avis. Tant qu'on peut en donner un, mieux vaut s'abstenir. La chose est sans importance.
Un métier indéfiniment approfondi mène à tout l'esprit qu'on peut espérer d'avoir.
Qu'on le sache ou non, le veuille ou pas, on est foule, chacun.
Estimez vos amants selon le revenu.
Il n'y a pas d'homme en général, mais des hommes particuliers.
Quand je connaîtrai bien la mort, il sera trop tard pour disserter dessus.
"Tu aimeras ton prochain..." Et pourquoi ne mépriseras-tu pas ton prochain comme toi-même ?
Seul l'égoïste n'a pas de consolation sur terre.
Le monde estime peu celui qui paie peu.
Le bien tient à peu de chose, mais n'est pas peu de chose.
Le monde a deux histoires : l'histoire de ses actes, celle que l'on grave dans le bronze, et l'histoire de ses pensées....
C'est aussi le même de converser avec ceux des autres siècles que de voyager.
Ne frappez jamais une femme, elle en prendrait vite l'habitude et cela deviendrait très vite fatiguant.
Beaucoup de gens croient que l'aveu de leurs défauts les dispense de s'en corriger.
La cruauté, c'est comme une maladie, ça s'attrape.
Le bonheur, c'est ce qui fonctionne.
Plus on donne d'explications, plus on en doit.
Ecrire, c'est se montrer.
Oh ! ne pas tant vivre, végéter seulement !
Il faut beaucoup de sang-froid pour soutenir une grande passion.
La sagesse n'est bien souvent qu'une résignation.
Les diplomates ont été inventés simplement pour perdre du temps.
Nous vivons tous dans des cages avec la porte grande ouverte.
L'orgueil ne connaît point de lois.
On était complémentaires, j'avais les défauts, elle avait les qualités. C'était la rencontre entre une optimiste et un pessimiste, une altruiste et un égoïste.
Dans le vide absolu, qu'on peut imaginer, d'avant la création - il y a.
Vraiment certains morts sont trop discrets et attendent trop longtemps la mélancolique réparation qu'est la gloire posthume.
De tout temps, les hommes les plus dangereux sur terre ont été les hommes de Dieu.
Si l'Histoire a conservé, au-delà des siècles le souvenir des chrétiens livrés aux lions, des croyants persécutés par l'Inquisition et de tous les massacres perpétrés par les hommes au nom d'un prince ou d'un dieu, c'est que l'injustice ne connaît pas d'oubli.
J'avais l'impression d'avoir deux cerveaux dans le crâne, deux personnalités différentes dont l'une observait l'autre. Celui qui joue la pièce est complètement dans son rôle, avec tous les sentiments et la chaleur nécessaires, tandis que l'autre observe et guide.
Les intellos de gauche adorent les Roms, parce qu'on les voit beaucoup souffrir sans jamais les entendre parler. Des victimes adorables. Mais le jour où l'un d'eux prendra la parole, les intellos de gauche se chercheront d'autres victimes silencieuses.
Il n'y a pas de tendresse sans inquiétude.
Le livre que voici prouvera que la vie quotidienne d'un génie, son sommeil, sa digestion, ses extases, ses ongles, ses rhumes, son sang, sa vie et sa mort sont essentiellement différents de ceux du reste de l'humanité. Ce livre unique est donc le premier journal écrit par un génie
Je crois aux choses autant qu'il faut pour en être le maître, pas assez pour en être esclave.
En petite culotte et tétons armés, elle jouit de tout son long de son gazon frais coupé. Elle va droit au but, sans se faire suer, pour rien ni pour personne. Je l'ai toujours un peu à l'oeil, elle m'impressionne.
Ai-je dit que maman avait peur de qui que ce fût au monde ? Non, n'est-ce pas ! Elle n'avait pas peur non plus des mots. Derrière les mots, elle cherchait la vérité et, derrière l'altruisme, elle ne trouvait personne.