Sardine : petit poisson sans tête qui vit dans l'huile.
Mon sport favori : la sieste.
Nous savons que chaque homme est mortel, mais non que l'humanité doit mourir.
Le monde n'est plus que l'hôpital des religions vieillies.
C'est le miroir qui se mire dans la femme.
L'esprit n'est point ému de ce qu'il ne croit pas.
Le mariage et le célibat ont tous deux des inconvénients ; il faut préférer celui dont les inconvénients ne sont pas sans remède.
Les préjugés occupent une partie de l'esprit et en infectent tout le reste.
Et Jean tua Madeleine. Ce fut à peu près vers cette époque que Madeleine perdit l'habitude de tromper Jean.
Personne ne déploiera jamais les facultés de son intelligence s'il n'intercale, pour le moins, quelques moments de solitude dans sa vie.
Le seul conseiller qui plaise, c'est le temps.
L'amour plaît plus que le mariage, pour la raison que les romans sont plus amusants que l'histoire.
L'amour est profondément animal : c'est sa beauté.
En littérature, le ridicule ne tue plus ; il tire à cent mille exemplaires.
En art, toute valeur qui se prouve est vulgaire.
Le monde n'est peut-être pas particulièrement sage, mais en fait de sagesse, nous ne connaissons rien de mieux.
Femme : Rose qui prend parfois deux "s".
Quand je vois des gens qui ne croient plus en Dieu, je leur dis : le problème n'est pas là. Il est plus important de savoir s'il croit en vous que de savoir si vous croyez en lui.
Les Français ne veulent pas d'une société sans lois. Comment pourrait-on les tourner, si elles n'existaient pas ?
Les femmes qui ont des idées ne sont jamais jolies.
Certaines gens se trouvent constamment blessés à un orgueil qu'ils n'ont pas.
Il n'y a nul héroïsme à exécuter ce qu'on ne peut refuser. Surtout si c'est une tâche facile.
L'amour est une victoire pour soi et sur les autres !
Posséder sans jouir n'est rien.
Eh oui ! On s'épouse sans se connaître. Vous voulez donc qu'il n'y ait plus de mariages !
Il est facile de dire qu'on est heureux et gênant d'avouer qu'on ne l'est pas. Peut-être parce qu'au fond, l'homme est fait pour le bonheur et que les malheurs viennent de lui-même.
L'ivresse n'est jamais qu'une substitution du bonheur. C'est l'acquisition du rêve d'une chose quand on n'a pas l'argent que réclame l'acquisition matérielle de la chose rêvée.
Psychanalyse : une maladie qui se prend pour son remède.
"Que pouvais-je faire d'autre ?" C'est là le soubassement de toute construction.
Il n'existe pas d'homme, si médiocre soit-il, qui n'ait connu, au moins durant une heure, le vertige d'être au-dessus de lui-même. La passion, comme les cyclones, fait voler indistinctement les branches saines et les feuilles sèches.
Il n'y a rien comme un étalage de livres pour prendre conscience de la brièveté de la vie.
L'industrie de la télévision n'aime pas voir la complexité du monde. Elle préfère les idées et les concepts simples : c'est blanc, c'est noir ; c'est bon, c'est mauvais.
La pub peut tuer. C'est d'ailleurs l'un de ses objectifs : tuer le citoyen responsable, annihiler ses mécanismes de défense, le convaincre que le sens vient de l'objet, qu'il n'en a pas assez, qu'il n'en aura jamais assez.
Cherche en les autres pour leurs vertus, en toi pour les vices.
Il y a loin de l'homme qui méprise l'argent à celui qui est véritablement honnête.
Les livres relatent toujours l'histoire de l'homme. Ils racontent ses rêves, ses guerres, ses conquêtes, ses exploits. Son salut ou sa perte. L'homme est seul à se sauver parce que lui seul dispose du temps et de l'espace.
Bourlinguer, n'est-ce pas rêver la vie.
La sagesse n'est jamais du côté de celui qui parle.
Les adultes ont confondu la vérité et l'intérêt.
Bonnes ou mauvaises, on voit mal les pièces trop bien jouées.
Plus on serre un mot de près, et plus il le prend de haut.
On ne fait rien d'utile pour le prochain, sauf les livres.
Les pédiatres sont des hommes peu patients et puérils.
Ce qui marque le pop, c'est avant tout l'usage qu'il fait de ce qui est méprisé et on insiste sur les moyens les plus pratiques, les moins esthétiques, les plus beuglants des aspects de la publicité.
La vie devrait davantage ressembler à la télé.
L'enfance des gens est un peu comme leurs rêves, intéressante pendant quelques minutes, et puis tout simplement obscure... Elle est toujours bien plus intéressante pour celui qui la raconte que pour celui qui l'écoute.
Il y a d'abord une certaine crise historique de la présence française culturelle dans le monde, qui s'exprime par la perte du français comme langue internationale, mais aussi par la disparition de la culture française en Europe.
On devrait toujours demander aux filles si elles ne s'ennuient pas.
L'homme ne croit pas ce qui est, il croit ce qu'il désire qui soit.
Ce qui est immodéré est de courte durée.