Rumeur : le plus vieux média du monde.
Chacun a ses propres instants de bonheur : il s'agit simplement d'en multiplier la conscience et les occasions.
Il n'y a point de hasard.
Un mot n'est pas le même dans un écrivain et dans un autre. L'un se l'arrache du ventre. L'autre le tire de la poche de son pardessus.
Pour moi, le bonheur, c'est d'abord d'être bien.
Si l'oeil pouvait voir les démons qui peuplent l'univers, l'existence serait impossible.
On ne tombe jamais que du côté où l'on penche.
Les hommes sont extrêmement portés à espérer et à craindre, et une religion qui n'aurait ni enfer ni paradis ne saurait guère leur plaire.
L'homme ne rit plus dès qu'il se sait chose comique.
Il n'est pas un archevêque, ni un savant illustre, qui ne croie à la providence, chacun de son côté : le savant en contemplant sa science et l'archevêque en regardant son archevêché.
J'ai toujours rencontré si peu d'esprit autour de moi qu'il a bien fallu que j'utilise le mien.
Ce qu'il y a de plus compréhensible chez les femmes laisse encore la moitié à deviner.
Nul n'est vraiment heureux aussi longtemps qu'il n'a pas appris à se passer du bonheur.
Abandonnez la contemplation de Dieu dès qu'un pauvre vous le demande.
Que voudriez-vous faire graver sur votre tombe ? Quelque chose de court et de simple. Quoi ? Je reviens dans cinq minutes.
Qui plaide pour un innocent est toujours assez éloquent.
Le véritable héroïsme n'est pas l'absence de peur mais la canalisation de la peur vers l'action.
Quand on est en péril de mort toutes les armes sont bonnes pour se défendre.
Une place pour les rêves Mais les rêves à leur place.
Il y a tant à dire et la vie est si courte...
La route qui mène à la misère est plane et elle est tout près.
C'est un crime que d'être névrosée, quand on y ajoute l'insolence.
Désirer tout et le désir lui-même.
Il ne faut pas imaginer comment les choses seront. Il faut se contenter de savoir ce qu'elles seront.
Le bonheur, ça consiste à vivre penché au-dessus de deux bols à café, sur l'un on a écrit "toi", sur l'autre "moi" - et le monde peut crever la gueule ouverte.
La société a besoin de transgresseurs. Elle établit des lois pour qu'elles soient dépassées. Si tout un chacun respecte les règles en vigueur et se plie aux normes, c'est toute la société qui se retrouve "normale" et qui stagne.
Les certitudes valent bien le temps qu'on y met quand elles vous servent pour toute une vie.
Le mariage est mère du monde, il préserve les royaumes, remplit les villes et les églises, et même le paradis.
Toutes les idées qui triomphent courent à leur perte, et les autres ne valent que par ce que l'on y aura mis soi-même de fièvre et d'espérance.
Battre les records, c'est l'idée fixe d'un véritable sportif, et il y a là comme une usurpation par le corps de cette vocation spirituelle du chrétien : se dépasser soi-même.
La faute est grande comme celui qui la commet.
Si un philosophe n'est pas un homme, c'est tout ce qu'on veut, sauf un philosophe.
Pardonner, c'est la seule bénédiction qui nous soit permise.
Internet a inventé à la fois Big Brother et son antidote permanent.
Un homme qui réussit son suicide est bien au-delà de la mort car il s'est mesuré à Dieu, en choisissant son heure, et a eu le dernier mot.
Ne cherchez pas en vous, en vous il n'y a rien ; cherchez dans l'autre qui est en face de vous.
Pourquoi certains arrivent-ils toujours en avance ? Parce qu'ils pensent : "On ne m'aime pas assez pour m'attendre." Pourquoi d'autres arrivent-ils toujours en retard ? Parce qu'ils pensent : "On doit m'aimer assez pour m'attendre."
Le droit de l'auteur, c'est avant tout celui d'être lu.
Rajeunissement. Tous les esthéticiens le conseillent. Ils ont raison. C'est le vrai secret de la fraîcheur.
Il y a une chose incroyable en France : c'est la propension des gens à polémiquer bruyamment.
Ca fonctionne comment, au juste ? Nous menons notre vie, ou bien c'est la vie qui nous pousse ?
Les femmes ne recherchent pas le bel homme. Les femmes recherchent l'homme qui a eu de belles femmes.
L'homme, bien qu'il soit lui-même mortel, ne peut se représenter ni la fin de l'espace, ni la fin du temps, ni la fin de l'histoire, ni la fin d'un peuple, il vit toujours dans un infini illusoire.
Les chances perdues font autant partie de la vie que les chances saisies, et une histoire ne peut s'attarder sur ce qui aurait pu avoir lieu.
La chance, c'est ce qu'on croit toujours qu'on n'a pas.
Si le progrès est la loi, la liberté est l'instrument du progrès.
C'est en faisant bien l'homme, ou la femme, qu'on aide l'humanité à se faire.
Les parties de plaisir s'achèvent dans la solitude mélancolique des examens intimes.
L'organe génital est le fond des tendresses humaines.
Le peuple a besoin d'autre chose que de la simple satisfaction des nécessités matérielles.