Internet est en fait l'acronyme de : Imprévisible Noctambule Transportant un Ensemble de Ragots et de Nouvelles Eminemment Triviales.
Une colère réprimée peut aussi bien empoisonner une relation que les paroles les plus cruelles.
"La misère ne s'empreint pas seulement sur les vêtements ; elle s'empreint sur la beauté. Cela se mêle au point qu'on pourrait dire que le vêtement devient maigre et le visage pauvre."
Aujourd'hui la clé du pouvoir des dirigeants réside dans l'influence et non plus dans l'autorité.
Chaque âge a ses problèmes. On les résout à l'âge suivant.
L'amitié, c'est être confortablement rempli de rôti de boeuf ; l'amour, c'est être pétillant de champagne.
La paresse ne peut se passer de travail ; on se repose voluptueusement que si l'on a pu se fatiguer.
Le pire de tout c'est l'habitude. L'homme perd son humanité et l'énormité de la douleur d'autrui ne compte plus pour lui.
A force de plaisirs notre bonheur s'abîme.
Demeurer immobile, à écouter... c'est la tranquillité de l'axe au centre de la roue...
Le plus libre de tous les hommes est celui qui peut être libre dans l'esclavage même.
L'homme n'a pas pour but le plaisir, mais la connaissance.
Il faut pousser sa volupté jusqu'à la douleur, pour être sûr de l'avoir goûtée tout entière.
Un soldat est un chômeur armé.
Dans votre bouche comme dans celle de tout le monde, "il a tort" veut dire : "Il ne pense pas comme moi". "Il a raison" signifie : "Il est de mon avis".
Recevoir des coups de couteau pendant un jeu de comédie, ça donne des trous de mémoires.
Dieu est l'astre qui fuit et qu'il faut suivre sans jamais pouvoir s'arrêter.
L'âme est cachée en Dieu, qui est seul à connaître son nom, et qui n'a nul besoin du corps pour se faire reconnaître d'elle.
Il entre, dans toute espèce de débauche, beaucoup de froideur d'âme. Elle est un abus réfléchi et volontaire du plaisir.
La France est en fermentation ; donnera-t-elle du vinaigre ou du vin, on l'ignore encore.
L'étalon est l'image de l'ami moqueur : il hennit sous tout cavalier.
L'expérience et la prudence valent mille fois plus que la force et l'impétuosité.
Les plus indépendantes parmi nous savent bien, si elles ont été aimées, que nulle sagesse ne console tout-à-fait de la jeunesse perdue.
Ne fais pas le snob. Ne mens jamais quand la vérité paie davantage.
La haine donne une raison de vivre.
Un vrai baiser engendre tant de chaleur qu'il détruit les microbes.
Je n'ai aucune espèce de joie à faire le bonheur des gens qui ne me plaisent pas.
Soyez à leurs pieds. A leurs genoux... Mais jamais dans leur mains.
Aucun chrétien ne peut être pessimiste, car le christianisme est un système d'optimisme radical.
Fraude fiscale. Sport national très prisé.
Il est dangereux d'admettre le public dans les coulisses. Il perd facilement ses illusions, puis il vous en tient grief, car c'est l'illusion qu'il aime.
Ecrire exige tant de lucidité. Et sais-tu bien que la plupart du temps, ce sont des fous qui écrivent...
Toute critique, tout blâme revient à dire : je ne suis pas toi.
Ce n'est pas parce qu'on donne des conseils aux autres qu'on agit bien soi-même.
On écrit pour tuer le temps, pour tuer la mort, pour se guérir d'être en vie.
Aucune nation n'a jamais été ruinée par le commerce.
Nous sommes toujours plus aux prises avec Dieu qu'avec Satan.
Rien n'est pire qu'un rire stupide.
L'esprit de l'homme s'élargit à chaque nouvelle idée et ne revient jamais à sa taille de départ.
L'unique garantie des citoyens contre l'arbitraire, c'est la publicité.
La distorsion de la forme sur le fond, voilà la vraie poésie !
Tout acte est un coup de revolver cérébral.
Les lourdes portes de l'oubli se referment mais des lambeaux de souvenirs s'agrippent aux battants.
Les vieillards ont ceci de commun avec les enfants que lorsqu'on leur donne la main, il faut marcher un peu moins vite.
C'est curieux, comme on lit bien dans les yeux de ceux que l'on aime pas ; les autres, les yeux de ceux qu'on aime, sont, au contraire, pleins de mystères.
Plus l'heure fatale approche, plus on se trouve important. Sans cela, la vie vaudrait-elle la peine d'être vécue ?
Les livres de théâtre scellent la mort de la jouissance que procurent le spectacle.
On a souvent parlé de la couleur et de la saveur des mots. Mais on n'a jamais rien dit de leur tension, de l'état de tension de l'esprit qui les profère, dont ils sont l'indice et l'index, de leur chargement.
Quand on traite de vaurien quelqu'un qui ne vaut pas grand-chose, on lui cause un préjudice commercial.
Le mérite se cache de peur de n'être pas reconnu.