La preuve finale de l'omnipotence divine, c'est que Dieu n'a point besoin d'exister pour nous sauver.
La grande littérature est simplement du langage chargé de sens au plus haut degré possible.
Un académicien, c'est un homme qui, à sa mort, se change en fauteuil.
Mon idée du ciel : manger du foie gras au son des trompettes.
Un athée est un homme qui croit qu'il est là par accident.
Loin de se dilater, tout esprit se contracte Dans les immensités de la science exacte.
L'être humain a besoin d'être flatté, sinon il ne devient pas ce qu'il est destiné à devenir, pas même à ses propres yeux.
Les vrais vaincus de la guerre, ce sont les morts.
Vivre n'importe comment, mais vivre !
L'éducation est pour les gens heureux une parure, pour les malheureux un refuge.
Pour la grande masse disciplinée des hommes, toutes les idées sont femmes tant qu'elles ne se virilisent pas en devenant des faits.
Nous serons ce que nous étions avant d'avoir été.
A demi-consent qui refuse en silence.
Il y a des sottises bien habillées comme il y a des sots bien vêtus.
Plus la direction est nombreuse, plus la société est décadente.
Tout en lisant l'histoire de la vie, il faut en feuilleter toujours le roman.
A part le doute, c'est le doute de croire qui fait le plus souffrir.
Le malheur, comme la pitié, peut devenir une habitude.
Devant certaines douleurs, le coeur est plus perspicace que l'esprit.
Les hommes peuvent avoir plusieurs sortes de plaisirs. Le véritable est celui pour lequel ils quittent l'autre.
S'occuper de quelqu'un, c'est une ivresse. Mais ce n'est qu'une phase pour aller ailleurs.
Il ne peut y avoir de Créateur, tout simplement parce que son affliction devant le sort de sa création lui serait inconcevable et insupportable.
La vie est la vie Défends-la.
C'est au moment où l'on rejette tous les principes qu'il convient de se munir de scrupules.
Le désespoir de parler naît avec les syllabes.
Tu n'échoues jamais complètement jusqu'à ce que tu cesses de tenter ta chance.
Philosopher c'est chercher simplement ce qu'on pensé les philosophes.
Science, esprit, beauté, fortune, tout, ici-bas, est impuissant à donner le bonheur, sans l'amour.
La politique, hélas ! est une jungle, trop souvent une brousse fétide, l'enchevêtrement des intérêts brouille la perspective.
La politique est dure pour la survie des politiciens.
Les parents. Ils ont déjà pensé à tout. Pas moyen de réfléchir et de décider soi-même.
Dans le monde, on cache le ciel et l'enfer : le ciel, parce que si on en connaissait la beauté on voudrait y aller à tout prix ; l'enfer, parce que si on en connaissait les tourments, on voudrait les éviter coûte que coûte.
La vérité n'est rien à l'homme sans sa découverte.
Il n'y aurait pas tant de malaise, s'il n'y avait pas autant d'amateurs de malaise.
Le théâtre vit d'idées élevées : c'est son gagne-pain.
Toute chose peut en maîtriser une autre, cette règle ne vaut pas que dans la nature, c'en est une aussi chez les hommes.
La guerre est un formidable concentré des passions humaines.
Que chacun apprenne à connaître son esprit.
Toute chose qui est, si elle n'était, serait énormément improbable.
Etre prof, c'est être un peu flic.
A l'heure où les satellites traversent toutes les frontières, les langues, les idéologies, il est impossible de créer une société hermétique.
Les âmes basses ne comptent que sur la noblesse des autres.
Ne jamais être content : tout l'art est là.
Les opinions, les théories, les systèmes, passent tour à tour sur la meule du temps, qui leur donne d'abord du tranchant et de l'éclat, et qui finit par les user.
Les gens ne savent pas ce qu'ils disent quand ils avancent que l'opéra n'est plus ce qu'il était. Il n'a pas changé... et c'est justement ce qu'on peut lui reprocher.
La justice c'est ce ciment si solide qu'il laisse passer l'eau.
Le goût est la conscience littéraire de l'âme.
Le beau, est ce qui paraît abominable aux yeux sans éducation.
Un rôle, un film, c'est un peu comme chercher une réponse à une interrogation à un moment de notre vie.
C'est toujours les mêmes qu'on cite, pas étonnant qu'ils soient connus.