Je ne peux prendre ma retraite. Je veux dire, j'ai commencé à travailler quand j'avais un an et demi, et j'ai travaillé toute ma vie.
La vraie liberté réside dans la folie, pas dans la civilisation.
Le plus dur au cinéma c'est d'exister dans le regard des autres
On devient un vieux con très vite, en fait ; on s'en aperçoit quand on renonce à courir après les conneries des jeunes. Et qu'on se dit « à quoi bon ?
Quel bon vassal il ferait, s'il avait un bon seigneur !
Où finit la loi, commence la tyrannie.
Le père, le plus sévère dans ses réprimandes est rude en paroles, mais il est père dans ses actions.
Se suffire, c'est être puissant.
L'homme en proie au malheur cherche une consolation dans l'amalgame de sa peine à la peine d'autrui.
Soit vous êtes le meilleur dans ce que vous faites, soit vous ne le faites pas très longtemps.
Mes peintures ne correspondent jamais à ce que j'avais prévu, mais je ne suis jamais surpris.
Le succès semble plus doux A qui ne réussit jamais.
Sexe : le plaisir est de courte durée, la position ridicule et la dépense absurde.
Trébucher peut prévenir une chute.
La sincérité est un perpétuel effort pour créer son âme telle qu'elle est.
On est plus près du coeur quand la poitrine est plate.
Il importe peu quand la voix parle haut, quelle langue elle parle.
Etre mort, c'est être en proie aux vivants.
Toutes les grandes lectures sont une date dans l'existence.
Nous sommes une civilisation qui sait faire la guerre, mais qui ne sait plus faire la paix.
L'expérience du malheur nous apprend à secourir les malheureux.
La beauté est une source inépuisable de joie pour celui qui sait la découvrir.
L'homme est le seul mâle qui batte sa femelle. Il est donc le plus brutal des mâles, à moins que, de toutes les femelles, la femme ne soit la plus insupportable.
Toute réussite déguise une abdication.
Peu de gens ont le courage d'être lâches devant témoins.
Peu d'espoir est permis à celui qui est trop paresseux pour se faire des ennemis.
La politique est l'ensemble des procédés par lesquels des hommes sans prévoyance mènent des hommes sans mémoire.
La laideur et l'insanité de notre vie viennent du pouvoir qu'ont les femmes : ce n'est pas à la femme d'élever des revendications contre l'homme, mais à l'homme de s'émanciper de la femme.
Les gens de mer sont les plus autonomes qui soient, mais au prix du doute méthodique.
Il est amusant de songer à quel point les médecins sont des raccommodeurs de pantins ; seulement les pantins leur disent "Docteur".
Dedans comme dehors, il ne fait pas beau, C'est le mois de Mars, le mois du vent et des impôts. Le vent bientôt sera tombé, Mais les impôts c'est toute l'année.
L'histoire de la femme est l'histoire de la pire forme de tyrannie que le monde ait jamais connue : la tyrannie du faible sur le fort. C'est la seule tyrannie qui perdure.
La peur est une récréation de la volonté, la dilection des faibles.
La pitié est moins tendre que l'amour.
La jeunesse est le temps des accélérations.
N'étant jamais définitivement modelé, l'homme est receleur de son contraire.
Certaines personnes ont tellement peur d'être malades qu'elles attendent, pour aller voir le médecin, d'être guéries.
De nos cris de douleur naîtront des mots d'amour.
D'abord, c'est le lit et ensuite, les malentendus. On finit toujours par être obligé de regarder justement le programme de télévision qu'on n'aime pas.
On n'a jamais vu tant de magasins d'habillement à Paris et jamais les filles n'ont été si peu vêtues.
Celui qui donne un conseil ne fait que céder au plaisir de faire une confidence.
L'art est au-dessus des petits scrupules et de l'insignifiance populaire.
Tout le mal vient du pire.
Les larmes, c'est comme les crevettes grises : plus elles sont salées, meilleures elles sont !
Sans l'amour, qu'est-ce que la vie ? C'est un dîner sans cure-dents.
L'exil, c'est la nudité du droit.
Pour un malheureux, c'est déjà beaucoup d'admettre qu'à chaque jour suffit sa peine.
La reconnaissance posthume d'un alpiniste ou d'un écrivain a quelque chose à voir avec les glaces éternelles.
Les anciens étaient des gens qui prévoyaient. Ils prévoyaient toujours le pire, c'est pour ça qu'ils ont toujours eu raison.
Rien n'est dramatique puisque la vie comme la mort sont deux grandes solitaires.