Ne considère pas le vase, mais son contenu.
Celui qui se tue court après une image qu'il s'est forgée de lui-même : on ne se tue jamais que pour exister.
La conquête du superflu donne une excitation spirituelle plus grande que la conquête du nécessaire.
La maladie de l'adolescence est de ne pas savoir ce que l'on veut et de le vouloir cependant à tout prix.
Celui qui se contredit a plus de chances qu'un autre d'exprimer quelquefois du vrai.
La définition la plus juste du mariage dans notre état légal, c'est le passage d'un porte-monnaie d'une poche dans l'autre.
Presque tous les hommes savent gagner de l'argent, mais il n'y en a pas un sur un million qui sache le dépenser.
Quand un homme s'ennuie, il a besoin d'être stimulé. Quand une femme s'ennuie, elle a besoin d'être retenue.
Les soupçons ne sont autre chose que des rides ; la première jeunesse n'en a pas.
Un mystique, c'est toujours un homme qui veut oublier quelque chose.
Et si je chute, continue-t-il, je me relève et je vais quand même vers le Seigneur.
Comme dans toute société, il y a chez les jésuites quelques sujets intelligents et une majorité de sots qui, lorsqu'ils ne sont pas effarés, font les prétentieux et les vindicatifs.
La plupart des hommes n'aiment rien ; ils n'existent que dans leurs créations ; l'homme veut brûler ; on ne supporte pas la vie de sang-froid.
La simplicité suffit pour mener une vie pauvre.
Le programme génétique prescrit la mort de l'individu, dès la fécondation de l'ovule.
La mort est un ennemi supérieur en ombres.
La vie deviendrait vite odieuse s'il fallait se charger de la détresse des autres.
Jeune à jamais la mort pour qui la reçoit Vierge quand elle se nomme Sans nom quand elle se donne Quelle promise et que de nuits devant toi !
L'érotisme, métaphore de la sexualité, aboutit à une forme de l'ennui contemporain.
L'esprit humain apprécie aussi peu les idées bizarres que le corps les protéines étranges et il leur résiste avec la même énergie.
Quand le public est prêt à sentir avant de comprendre, que de films lui montrent et lui expliquent tout.
Lire, c'est également découvrir que rien n'est jamais acquis à l'homme.
Mourir ne devrait pas être plus difficile que de naître, mais comment se réconcilier avec sa propre mort ? Vivre, c'est regarder mourir les autres...
La liberté est faite d'une multitude de renoncements.
La pensée naît de la contradiction.
La vie c'est comme les pierres du chemin : on la pousse et elle disparaît.
La vertu n'est récompensée que quand elle prend ses armes à la duplicité.
Il vaut mieux avoir plusieurs cordes à son arc qu'un cheveu sur la langue.
Le dos ne se brise pas parce qu'il s'incline.
Dieu en créant les femmes, nous les a proposées en terre pour nous attirer par elles au ciel.
Au lieu de vous occuper de la conduite des hommes, regardez plutôt passer les femmes.
L'homme est une victime du conditionnement des âmes, des sanctions et des permissions.
Quand on a connu la symbiose, l'oxygène nous étouffe.
Il y a des livres comme des films, qui vous embarquent.
La conscience a été donnée à l'homme pour transformer la tragédie de la vie en une comédie.
Le souvenir, ce n'est qu'un regret apaisé.
Le jardin est la prolongation naturelle d'une conception de la vie.
Les rêves reposent souvent dans les fragments de la veille ou du passé.
- Ca fait quoi de passer pour un héros ? - C'est toujours mieux que de passer pour un con !
- Pourquoi on dit Boeuf-carottes ? - Parce que quand ils t'attrapent ils te laissent mitonner à petit feu !
Quand une femme vous dit : "Un homme comme vous...", c'est une façon de dire : "Quand vous voudrez, monsieur."
L'homme est un animal qui lève la tête au ciel et ne voit que les araignées du plafond.
Je n'ai plus peur de la mort depuis que j'ai appris que je ne serai pas le premier à passer par là.
Être marginal, c'est proposer une alternative à la masse.
C'est à cela que sert un système moral ; il aide à être bon quand on n'est pas très gentil de nature.
La peau se souvient. Nous sommes des êtres de tissu.
L'éclat de la poésie se révèle hors des moments qu'elle atteint dans un désordre de mort.
Nous ne pouvons rien aimer que par rapport à nous, et nous ne faisons que suivre notre goût et notre plaisir quand nous préférons nos amis à nous-mêmes ; c'est néanmoins par cette préférence seule que l'amitié peut être parfaite.
La pratique masturbatoire est une véritable usine à fantasmes, un puissant surgénérateur de particules mentales érotiques.
L'avenir ça nous inquiète mais ça devrait pas, parce que si ça se trouve, on en a même pas.