Les livres relatent toujours l'histoire de l'homme. Ils racontent ses rêves, ses guerres, ses conquêtes, ses exploits. Son salut ou sa perte. L'homme est seul à se sauver parce que lui seul dispose du temps et de l'espace.
Contre le désespoir, la sympathie est d'un bien faible secours.
Quand on se comprend, c'est qu'on a rien à se dire.
Dieu est une espèce d'éternuement familier aux ecclésiastiques.
Quand je pense à tout ce que je n'ai pas fait, à tout ce que je n'ai pas dit, à toutes celles que je n'ai pas eues, je me dis que c'est bien peu de choses à côté de ce à quoi je n'ai même pas pensé.
Ce dont nous nous glorifions devient infâme quand c'est l'ennemi qui le fait.
Dès que les hommes de lettres se mettent à écrire, ils cessent de lire les oeuvres de leurs confrères.
On ne doit pas pratiquer la vivisection sur la poésie, sous peine de tuer l'émotion.
Nous devrions sécréter une gomme spéciale effaçant au fur-et-à-mesure nos oeuvres et leur souvenir.
L'important, c'est l'obligation de résultat.
Les jeunes doivent apprendre à penser et à agir comme une masse. C'est criminel de penser en tant qu'individus !
Elle est terrible la mort de celui qui n'a jamais été heureux, celui qui est venu faire un petit tour sur Terre seulement pour souffrir.
La musique n'a pour ainsi dire point de réalité ; elle n'imite pas, elle exprime. La musique est à la fois une science comme l'algèbre, et un langage psychologique auquel les habitudes poétiques peuvent seules faire trouver un sens.
Etourdissons-nous avec le bruit de la plume et buvons de l'encre. Cela grise mieux que le vin.
Je suis maintenant tout à fait guéri de l'envie de chercher du plaisir dans la société, que ce soit à la campagne ou à la ville. Un homme sensé doit trouver une compagnie suffisante en soi-même.
J'aime ceux qui sont dans les marges. Pas forcément parce qu'ils sont dans les marges, mais surtout parce que ceux qui les y ont mis sont des cons.
Moi je n'étais rienEt voilà qu'aujourd'huiJe suis le gardienDu sommeil de ses nuitsJe l'aime à mourirVous pouvez détruireTout ce qu'il vous plairaElle n'a qu'à ouvrirL'espace de ses brasPour tout reconstruirePour tout reconstruireJe l'aime à mourir.
Faut comprendre ! On vous explique bien trop de choses ! Voilà le malheur ! Cherchez donc à comprendre ! Faites un effort !
Souvent l'audace et la fierté sont du côté du coupable, la honte du côté de l'innocent.
On doit tous être pareils. Nous ne naissons pas libres et égaux, comme le proclame la Constitution, on nous rend égaux.
Le pouvoir va prenant dans la société une place toujours plus large, que les conjonctures l'invitent à remplir en même temps que son appétit le porte à se gonfler.
La vie est un hasard, pas forcément un cadeau.
Personne ne vous oblige à voir ce que vous ne voulez pas voir, on filtre suffisamment de choses comme ça, de nos jours.
Nous voyons les mêmes étoiles que les morts et l'odeur qui monte de la terre est le fantôme de toutes ses fleurs.
Aujourd'hui, la règle générale semble être que plus un travail bénéficie clairement aux autres, moins il est rémunéré.
Personnellement, je vous jure que quand je suis passé professionnel, je ne savais pas ce qu'était une valise de pharmacie. Ce n'est pas vrai pour tous, je le reconnais.
Il n'est pas nécessaire d'être capable de pondre des oeufs pour savoir quand l'un d'eux est pourri.
Quand vous avez raison, vous ne pouvez pas être trop radical ; quand vous vous trompez, vous ne pouvez pas être trop conservateur.
Il ne faut jamais faire confiance au pouvoir sans vérification.
Ce qui blesse instruit aussi.
Il y a des cordes dans le coeur humain qu'il vaut mieux ne pas faire vibrer.
Vous ne pouvez pas créer d'expérience. Vous devez le subir.
Le dépensier vole ses héritiers, l'avare se vole lui-même.
Cela fait une grande différence dans votre vie lorsque vous restez positif.
Lorsque nous vivons notre vie au quotidien, nous sommes confrontés à des opportunités, et la plupart d'entre nous ne les reconnaissons même pas.
J'ai l'impression qu'il y a tellement de gens que j'admire pour tellement de raisons que je ne peux pas regarder la vie d'une personne et dire : " Je veux cette vie. Je veux faire ma propre histoire."
Votre passion peut être difficile à repérer, alors gardez l'esprit ouvert et continuez à chercher.
Cette jeune génération a beaucoup de choses à nous apprendre, elle a une fraîcheur, une sorte d'enfance à laquelle je suis très sensible.
En amitié, comme en amour, nous sommes souvent plus heureux par notre ignorance que par nos connaissances.
Lorsque vous êtes trop détendu, il n'est pas bon de créer.
Je ne fais pas ça pour l'argent, je ne le fais pas pour les ventes de disques, ça m'est égal, je veux juste faire des beats.
Je suis comme une version plus grosse d'Amy Winehouse et une version plus maigre de Lily Allen.
Tout ce qu'on remarque en disant "comme c'est joli !", c'est déjà trop à mes yeux.
Ouvrir un livre de poésie, c'est vouloir s'éclairer avec une bougie en pleine déflagration de la bombre à hydrogène. Parier pour la bougie en ce cas, est tout à fait insensé, et cependant, c'est peut être dans ce genre de pari que réside notre avenir.
Être un grand homme n'est rien si on ne peut le paraître.
Nous sommes à un moment de l'histoire où tout le monde doit faire attention à la politique. Il y a trop en jeu pour que nous soyons apathiques.
Il y a de meilleurs partants que moi mais je suis un bon finisseur.
Je voudrais être Maria, mais il y a La Callas qui exige que je me porte avec sa dignité.
Ma fille, Ella, est le portrait craché de ma femme. Elle a des yeux de biche. Elle est douce et silencieuse.
S'il y a quelque chose de dégoûtant dans l'industrie du film, c'est la prospérité de mes pairs.