Le dépensier vole ses héritiers, l'avare se vole lui-même.
Vaincre n'est rien, il faut profiter du succès.
Ne crois jamais en cupidon car il brise ton coeur avec ses flèches en carton.
Le passé est notre compagnon dans le nouvel amour. Il faut faire avec, mettre sur la nouvelle toile des couleurs anciennes, en espérant que ça brille comme si c'était des nouvelles.
On dit toujours que les pirates sont plutôt futés mais on manque d'imagination quand il s'agit de nommer les choses.
Quand un homme est amoureux, il ne lui vient pas à l'idée que la femme ne s'en est pas aperçu : il croit l'avoir dit nettement par un ton de voix, un frôlement de main.
Quand j'écoute un chanteur américain, je veux écouter sa musique dans sa langue, car il est plus spontané - il est plus naturel - et j'ai besoin de son point de vue. Et notre point de vue ici à Bruxelles est le français et le flamand.
En fait ce qui vous a perdu dans votre monde, c'est que vos deux modèles de pensée officiellement antinomiques, capitalisme et anticapitalisme, libéralisme et antilibéralisme, ne s'opposent finalement pas sur grand chose. Il diffère sur la façon de distribuer les richesses, et c'est à peu près tout.
Derrière toute grande femme, il y a un homme écrasé.
On est très loin de comprendre ce que c'est d'être aveugle, quand on ferme les yeux. Sous notre monde des cieux, des visages et des édifices, il en existe un autre, plus brut et plus ancestral, un espace où les [...] â–º Lire la suite
Les objets et les mots sont gorgés de mystère ; il est vain de parler, douloureux de se taire.
Notre siècle s'interprète mal lui-même et par moments ne se comprend pas. Il s'appelle le siècle du progrès et il se croit le siècle de l'utile. S'il était l'un il ne serait pas l'autre.
Tout être humain sans exception porte en lui un mystère qu'il ignore.
Le test d'un gouvernement n'est pas à quel point il est populaire auprès de quelques puissants et privilégiés, mais à quel point il traite honnêtement et équitablement les nombreuses personnes qui doivent dépendre de lui.
Nous étions faits pour être libres, Nous étions faits pour être heureux Le monde l'est lui pour y vivre Et tout le reste est de l'hébreu.
Pour écrire il ne faut pas être trop intelligent, il faut être un idiot fulgurant.
Clint Eastwood s'attend à ce que vous sachiez ce que vous faites. Il va faire deux pas en arrière et vous laisser faire. J'ai une telle appréciation pour cette partie de lui.
Le rêve ne pense ni ne calcule ; d'une manière générale il ne juge pas : il se contente de tranformer.
L'homme ne rêve pas de la femme parce qu'il la trouve mystérieuse ; il la décrète mystérieuse pour justifier son rêve d'elle.
Lorsque les gens vous prennent en otage et parlent en votre nom, il doit y avoir un sursaut des musulmans pour dire : Cela, ce n'est pas ma foi.
- C'était des coups de feux ! - Non... un coup de marteau je dirais... Mon collègue doit être en train d'accrocher un tableau... - Ce collègue... il n'aménage pas avec vous ? - Absolument pas...
Nous sommes tous passagers à bord d'un même navire, la Terre, et nous ne devons pas permettre qu'il fasse naufrage. Il n'y aura pas de deuxième arche de Noé.
Mon expérience au travail, même en allant travailler avec Scorsese, c'est que les gens pensent toujours qu'il y a un tour de magie. Il n'y a pas de tour de magie. Les gens qui sont vraiment bons dans ce qu'ils font, font vraiment très bien des choses simples.
Chacun prend son plaisir où il le trouve.
Tout être, même une simple apparence, le moindre signe sensible, est doué d'une force singulière. Il reste que l'homme, surtout l'homme vivant, est doué de ce privilège d'avoir la plus active, la plus dynamique.
Le luxe absorbe tout : on le blâme, mais il faut l'imiter ; et le superflu finit par priver du nécessaire.
Ne cesse pas, voix dansante, parole De toujours murmurée, âme des mots Qui colore et dissipe les choses Les soirs d'été où il n'est plus de nuit.
Entrer en scène, c'est comme se jeter dans le vide du haut de la tour Montparnasse. Certains diront que, vu ma taille, il me suffirait de sauter du haut d'un trottoir mais ce ne sont, évidemment, que de mauvaises langues.
Dans notre esprit, il y a une petite pièce dans laquelle nous stockons le souvenir de toutes ces occasions perdues.
Quand on a vécu toute sa vie à côté d'une poubelle, on finit par ne plus sentir son odeur, le cerveau ne la détecte plus. En effet il normalise la puanteur. Le même principe est valable quand on a vécu toute sa vie dans une société de basse moralité.
Le succès est un mauvais professeur. Il pousse les gens intelligents à croire qu'ils sont infaillibles.