La mode, c'est la recherche d'un ridicule nouveau.
Il n'y a pas de classes sociales en Californie, il y a des échelles de salaire et des barreaux qui manquent.
Quand un homme a connu l'enfer, il lui faut bien des ciels pour n'avoir plus envie d'y retourner.
Quand tout est facile, il n'y a rien de vraiment important.
L'invisible, ce n'est la disparition, mais la délivrance du nuisible.
Il ne suffit pas au modèle d'être exemplaire, il faut que nous en soyons saisis ; alors il prend valeur apostolique.
N'est-ce pas là l'éternité ? Cette poussée soudaine d'une âme en nous et ce départ pour un monde qu'on ne possède qu'à deux.
Ce qu'on nomme la crise n'est que la longue et difficile réécriture qui sépare deux formes provisoires du monde.
Le réel me donne de l'asthme.
La vraie poésie est en dehors des lois.
A quoi reconnais-tu un bourgeois ? Quand tu commences à prendre ton ombre, bien aplatie au sol, pour un socle vu d'en haut...
L'on doit se taire sur les puissants : il y a presque toujours de la flatterie à en dire du bien ; il y a du péril à en dire du mal pendant qu'ils vivent, et de la lâcheté quand ils sont morts.
Tout le talent de l'acteur consiste à faire éprouver aux spectateurs des émotions qu'il ne ressent pas lui-même.
Dans une casserole, il y a un désordre apparent, mais si l'on tire sur un spaghetti on peut le suivre du début à la fin.
L'auto-stoppeuse est une passagère avec laquelle on sait quand on part, mais avec laquelle on ne sait jamais jusqu'où ça peut aller.
La pire drogue, c'est l'amertume, elle empoisonne la vie, mais conserve son homme.
Les pauvres sont aussi nécessaires dans un état que les ombres dans un tableau.
La vie des autres, c'est encore la vie après tout.
L'intelligence est bien peu de chose, si elle n'est pas secondée par un bon jugement, par un caractère d'acier.
Il ne faut rien expliquer à une enfant, il faut l'ensorceler.
Peur, curieux comme ce mot revient souvent dans les confidences des hommes quand ils se racontent au lieu de plastronner.
La pire des morts, c'est de mourir pour rien.
Pour créer des besoins, il faut attiser la jalousie, la douleur, l'inassouvissement.
On peut chercher tout ce qu'on veut, à la fin, ce qui compte c'est seulement ce qu'on trouve !
Le péché corrompt les actes mais les actes ne créent pas le péché.
Il y a plus de vie dans le silence qu'à la ville.
L'homme doit vaincre, toujours vaincre... Avant d'être vaincu lui-même.
Travailler, comme vivre, comme aimer, n'était-ce pas avant tout apprendre à s'ouvrir aux autres...
Un seul fils, c'est comme une bougie dans un courant d'air.
Les chaînes de l'humanité torturée sont en papiers de ministères.
Une banque : une plantation d'oseille.
C'est marrant, je m'entends bien avec tous mes ennemis. Ce sont eux qui ne s'entendent pas bien avec moi.
Le meilleur moyen de doubler sa fortune ? Plier ses billets en deux et les mettre dans sa poche.
En art, c'est-à-dire en amour, il faut que l'intelligence suive comme un suiveur suit une femme avec l'idée de l'entretenir.
La lune serait habitée, on n'oserait plus bronzer à poil sur les balcons.
Mon Dieu, que les hommes ont de talents pour ne rien valoir.
L'homme précoce vit, boit, mange avec les stupides qui l'environnent, mais converse avec l'avenir.
Dans la guerre moderne, le vainqueur est celui qui consent à jeter l'argent par les fenêtres.
Où l'on travaille beaucoup, là est l'abondance ; mais où l'on parle beaucoup, l'indigence se trouve souvent.
Rendre l'homme capable de grandes choses, bien qu'il soit un porc, tel est le problème.
Le droit doit-il s'arrêter où le devoir commence ?
La vie sexuelle de chacun est en partie composée de fantasmes, en partie inspirée de modèles littéraires, de mythes, d'histoires ainsi que d'images et de films.
Elever son âme de temps en temps comme on fait des haltères, par récréation et par hygiène.
Seuls les charmes de l'inutile peuvent vous aider à supporter les horreurs de l'indispensable quotidien.
Si la raison gouvernait les hommes, si elle avait sur les chefs des nations l'empire qui lui est dû, on ne les verrait point se livrer inconsidérément aux fureurs de la guerre.
On écoute aussi avec les yeux. Peu de musiques ont marqué sans visage.
Dès la première scène de 'La Cage aux Folles', j'ai été pris d'un tantousiasme qui ne m'a pas quitté depuis.
C'est quand je perds mes forces que je peux commencer à trouver l'objet d'un livre ou d'un texte.
Oublie le passé et concentre-toi sur ton futur.
Toute la vie d'un fourbe est un continuel manquement de parole.