"La misère ne s'empreint pas seulement sur les vêtements ; elle s'empreint sur la beauté. Cela se mêle au point qu'on pourrait dire que le vêtement devient maigre et le visage pauvre."
Une attitude saine comprend aussi des défauts.
Les vieillards et les oiseaux affrontent chaque année le même problème : passer l'hiver.
Le sourire est le commencement de la grimace.
En démocratie, vous dites ce que vous voulez, et vous faites ce qu'on vous dit.
Il faut savoir poser des questions qui déboulonnent les certitudes.
Il y a un homme dans chaque chemise.
J'ai toujours détesté le labeur et si je travaille, c'est dans le but unique de subvenir à mes débauches (je me passe aisément du nécessaire).
Tu es laid... sois terrible, on oubliera ta laideur. Tu es vieux... sois énergique, on oubliera ton âge.
Quand on veut rester pur, il ne faut point se mêler d'agir sur les hommes.
Si le grand nombre des mendiants est onéreux à l'Etat, de combien d'autres professions qu'on encourage et qu'on tolère n'en peut-on pas dire autant !
Oh ! Nature merveilleuse, profonde et énigmatique, tu donnes la parole aux hommes, mais l'éloquence du baiser aux jeunes filles !
Les vérités sont des illusions dont on a oublié qu'elles le sont.
Sans échec, pas de morale.
Au fond, c'est une jouissance que d'attendre l'épouvante.
L'homme est le seul mâle qui batte sa femelle. Il est donc le plus brutal des mâles, à moins que, de toutes les femelles, la femme ne soit la plus insupportable.
Le temps des armes n'est pas celui des lois.
Il est plus facile de légaliser certaines choses que de les légitimer.
Les gens de mer sont les plus autonomes qui soient, mais au prix du doute méthodique.
Vous faites le ménage de l'univers avec les ustensiles du raisonnement. Bon. Vous arrivez à une saleté bien rangée.
Les hommes sont toujours contre la raison quand la raison est contre eux.
La haine est ce qu'il y a de plus clairvoyant après le génie.
Le doute agace prodigieusement. Le monde aime mieux des moitiés de certitudes et croire à n'importe quoi.
La route vers Dieu est facile parce qu'on y avance en se déchargeant.
Deux regards qui se croisent, c'est un peu d'éternité reconnue.
Tout homme s'offre le luxe inestimable de prononcer son premier et son dernier mot.
Se découvrir homme un jour et rien qu'un homme, c'est décevant. C'est découvrir en même temps la vie.
La beauté vitale peut tout se permettre : elle n'est pas astreinte aux limitations du goût.
Toute époque a toujours été la pire. Et s'il y en a qui furent vraiment pires, c'est elles qui enfantèrent les plus grandes choses.
A Dieu ce qui est à Dieu, à César ce qui est à César ! Il fallait être là au moment du partage.
Quand on a mal aux fesses, la pièce est mauvaise.
Ne pense pas avoir fait le moindre progrès, si tu ne te sens pas inférieur à tous.
On peut tout faire avec des idées. On peut tout faire... surtout influencer les autres
La vérité est qu'aucun système d'éducation n'est en soi préférable à un autre système : les enfants aiment-ils mieux leurs parents aujourd'hui qu'ils les tutoient et ne les craignent plus ?
Ce qu'on dit d'un malheur, qu'il n'arrive jamais seul, on le peut dire des passions : elles viennent ensemble, comme les Muses ou comme les Furies.
L'imagination, c'est l'art de faire des images au mérite.
Une femme qui a un amant est une femme heureuse ; une femme qui en a deux fait preuve de beaucoup de tempérament, mais une femme qui en satisfait trois... c'est du commerce !
Il faut se défier de ceux qui ont de trop bonnes intentions : il leur arrive de changer étrangement d'idée.
L'amour n'est pas aussi important qu'on le dit. L'individu est seul, il doit l'accepter. Ce n'est pas l'amour qui le guérira de sa solitude.
Tout l'or du monde n'a aucune importance. Ce qui compte ce sont nos bonnes actions envers nos prochains.
La joie ne se mesure pas.
L'amour doit être lucide, autrement il fausse tout.
C'est avoir beaucoup de bonheur que n'avoir pas de malheur.
La poésie, c'est la prise en charge du quotidien, c'est la découverte du présent dans ce qu'habituellement on cherche à fuir.
Ce n'est qu'en paraissant se livrer soi-même à l'impertinence qu'il n'échappe rien de celle d'autrui.
Il ne sied pas à un homme de coeur, devenu tout-puissant, de prendre des moeurs nouvelles ; à ses amis mieux que jamais il doit être fidèle, à l'heure où sa prospérité lui permet mieux que jamais de les servir.
Il faut avoir vécu dans cet isoloir qu'on appelle Assemblée nationale, pour concevoir comment les hommes qui ignorent le plus complètement l'état d'un pays sont presque toujours ceux qui le représentent.
Les idées ne suffisent pas, il faut le miracle.
Qu'est-ce que les caresses de deux amants, lorsqu'elles ne peuvent être l'expression du cas infini qu'ils font d'eux même ?
Avec une télécommande et une chasse d'eau, l'homme est un animal sédentaire qui vit heureux.