La terreur ne doit pas empêcher la joie de vivre, la liberté, l'expression, la démocratie
On peut descendre pour défendre les valeurs de la République même si on n'est pas d'accord avec les caricatures !
La fiction peut être un moyen d'appréhender le réel, à défaut de pouvoir l'expliquer.
Chez ces jeunes, l'attitude rebelle, fréquente à l'adolescence, adopte la culture communautariste.
L'esprit humain répugne à s'accepter des mains du hasard, à n'être que le produit passager de chances.
Je crois que pour en faire une oeuvre littéraire, il faut tout simplement rêver sa vie - un rêve où la mémoire et l'imagination se confondent.
Il faut varier les horizons, les univers et les avis. Ne laissez jamais vos opinions devenir des verites absolues.
Personne ne peut marcher et courir en même temps.
En matière d'amour sexuel, l'appétit vient en changeant.
La dépravation des souverains est injustice. Celle des savants est cupidité.
Même si un homme a commis le mal mille fois, ne le laissez point le faire encore.
On peut essayer de convaincre les hommes par ses propres raisons, on ne les persuade que par les leurs.
Nous participons tous à la création. Nous sommes tous des rois, poètes, musiciens ; il n'est que de s'ouvrir comme un lotus pour découvrir ce qui est en nous.
Les lois morales sont les règles d'un jeu auquel chacun triche et cela depuis que le monde est monde.
Quand on s'aime pour plus d'une raison, c'est qu'on ne s'aime pas vraiment.
Les vieillards, il faudrait les tuer jeunes.
Les feux de l'amour laissent parfois une cendre d'amitié.
La société est comme l'eau qui bout : ce qui, hier, était au bas monte aujourd'hui en surface.
La nuit, toute chose prend sa forme et son vrai aspect. De même qu'on ne distingue que la nuit les étoiles du ciel, on aperçoit alors sur la terre bien des choses qu'on ne voit pas le jour.
Un Dieu compréhensible ne serait pas un Dieu.
Toute vie mérite qu'on s'y attache.
L'impression d'un mot vrai ne dure pas plus que le temps de le dire.
Dissimule ta vie.
Oublions ces examens qui agissent comme des aimants pernicieux en orientant les efforts vers la "réussite".
On me reproche le goût de la solitude. Je suis plus accoutumé à mes défauts qu'à ceux d'autrui.
Un peu de passion augmente l'esprit, beaucoup l'éteint.
Quand une femme s'engage à vous aimer, il ne faut pas toujours la croire. Mais quand elle s'engage à ne pas vous aimer, eh bien ! il ne faut pas trop la croire non plus.
Principal résultat de l'instruction obligatoire : les graffiti sur les monuments publics.
Ils ne savent pas que sans poésie, c'est eux qui sont morts.
On fabrique de la probité avec toutes sortes de vices, comme on fait du papier blanc avec des guenilles de mille couleurs.
La bonté est de tous les vices celui qu'on pardonne le moins.
Il faut pour bien écrire que la nécessité intervienne ; le libre choix paralyse.
L'homme est une intelligence servie par des organes.
La force, c'est ce que tu fais avec ce que tu as.
Les bons orateurs n'improvisent bien que les textes qu'ils savent par coeur.
Lorsqu'on aime trop, ça fait mal.
L'homme, c'est le nom commode qu'on a donné, complet, fini, satisfaisant, à quelque chose qui ne l'est guère. On a fait l'opération contraire avec le mot Dieu.
Certains détestent l'art. C'est déjà un pas en avant vers sa reconnaissance.
La sexualité, c'est assez monotone.
Un jeune général qui a besoin d'une victoire livre souvent sans motif mainte bataille sanglante. L'avantage d'un général éprouvé, c'est qu'il n'est pas obligé de combattre pour montrer au monde l'art de vaincre.
Quand on désire pénétrer dans ses sources profondes une oeuvre dramatique, il faut d'abord se demander pour quel public elle a été composée.
La confiance est souvent une des forces de la paresse.
Ce qui est ingénieux est bien près d'être vrai.
Les doux sont les pires êtres. Ils désarment avec un sourire à point et à poing.
On n'en veut pas tant à un automobiliste de ses entourloupettes sur la route qu'à soi-même de n'en avoir pas eu le premier l'idée...
La féerie est un monde vivant que l'imagination de l'enfant est seule capable de créer à sa démesure ; les fées ont été inventées par les adultes pour tuer la féerie des lieux.
Les innovateurs sont presque toujours des persécutés ; en religion, ce sont des hérétiques ; en philosophie, des crânes fêlés ; en science, des gens qui parlent au diable ; en politique, généralement des imbéciles, parfois des idoles.
La Cour a ses raisons que la démocratie est juste assez imbécile pour ignorer.
Aucune garniture n'est aussi fascinante que les livres, même si vous ne les ouvrez jamais, même si vous n'en lisez jamais un simple mot.
Rien ne rend si complètement misérable qu'une crainte continuelle.