Les plus grands esprits sont capables des plus grands vices comme des plus grandes vertus.
Le Diable a deux cornes, l'orgueil et le mensonge.
Et la jeunesse ? C'est sentir la folie du monde adulte et la refuser. C'est croire aux vertus de la parole, au profond désir de paix.
Combien de vertus apparentes cachent souvent des vices réels ! Le sage est sobre par tempérance, le fourbe l'est par fausseté.
Le diable est facile à reconnaître. Il apparaît quand vous êtes très fatigué et ce qu'il vous demande est si raisonnable qu'on ne voit pas comment on pourrait le lui refuser.
Dieu a créé l'homme à son image... Diable !
Craignons-nous nous-mêmes. Les préjugés sont les vrais voleurs ; les vices sont les vrais meurtriers. Les grands dangers sont en nous-mêmes.
Un vieillard n'a plus de vices, ce sont les vices qui l'ont.
Les vertus sont des titres, les souffrances sont des droits.
Dans toute morale ascétique, l'homme adore une part de soi-même sous les espèces de Dieu, et il a besoin pour cela de changer en diable la part qui reste...
Le Diable me suit de jour et de nuit car il a peur d'être seul.
La prospérité révèle nos vices et l'adversité nos vertus.
Il n'est pas de gloire plus haute, pour les enfants d'un homme vertueux, que d'égaler les vertus paternelles.
L'allégorie, la ressource ordinaire des esprits stériles.
Il y a des vertus qu'on ne peut exercer que quand on est riche.
L'adversité rend aux hommes toutes les vertus que la prospérité leur enlève.
Le nu n'avait en somme que deux significations dans les esprits : tantôt le symbole du beau et tantôt celui de l'obscène.
Le souffle de divinité contenu dans l'art du peintre transfigure son esprit en reflet de l'esprit divin.
Les maladies suspendent nos vertus et nos vices.
Si la société de consommation ne produit plus de mythe, c'est qu'elle est elle-même son propre mythe. À un Diable qui apportait l'Or et la Richesse (au prix de l'âme) s'est substituée l'Abondance pure et simple. Et au pacte avec le Diable le contrat d'Abondance.
La véracité n'a jamais figuré au nombre des vertus politiques, et le mensonge a toujours été considéré comme un moyen parfaitement justifié dans les affaires politiques.
Il est donc vrai que l'exercice de toutes vertus sociales, des services importants rendus à la patrie, une carrière utilement employée ne suffisent pas pour préserver d'une fin sinistre et pour éviter de finir en coupable.
Il n'y a plus guère de remède au mal, quand les vices d'hier sont devenus les moeurs d'aujourd'hui.
Le patriotisme, c'est bon pour les Africains et les Asiatiques. Chez les Russes, c'est déjà suspect ; en France, ça passe pour du gâtisme : les esprits avancés doivent avoir le patriotisme des autres.
Les terres fertiles font les esprits infertiles.
Je pense que le diable n'existe pas, mais l'homme l'a créé, il l'a créé à son image et à sa ressemblance.
Les grands esprits sont sûrement de proches alliés de la folie, et de minces cloisons les en séparent.
L'éducation doit porter sur deux bases, la morale et la prudence : la morale, pour appuyer la vertu ; la prudence, pour vous défendre contre les vices d'autrui.
Tous les bons esprits répètent, depuis Bacon, qu'il n'y a de connaissances réelles que celles qui reposent sur des faits observés. Cette maxime fondamentale est évidemment incontestable, si on l'applique comme il convient à l'état viril de notre intelligence.
Bon d'être charitable, mais il vaut mieux tuer le diable que, par excès de vertu, te laisser tuer par lui.
Il n'y a pas de vices mais des choses mal faites.