Dans toute morale ascétique, l'homme adore une part de soi-même sous les espèces de Dieu, et il a besoin pour cela de changer en diable la part qui reste...
L'enfer, ce lieu Ne me parlant plus de Dieu ?
Quand la main de Dieu nous frappe, ne bougeons pas de peur de gâter le coup qui nous est destiné.
Quand vous voudrez pécher, cherchez un lieu où Dieu ne vous voie pas.
Qu'est-ce que la chute ? Si c'est l'unité devenue dualité, c'est Dieu qui a chuté. En d'autres termes, la création ne serait-elle pas la chute de Dieu ?
Il est très facile au pauvre de s'en remettre à Dieu. A qui d'autre voudriez-vous qu'il se confie ? Mais qu'il est difficile au riche d'avoir confiance en Dieu ? Toute sa fortune est là qui lui crie : Fie toi à moi.
Je hais ta façon de me parler,Et la couleur de tes cheveux.Je hais ta façon de conduire,Et de me regarder dans les yeux.Je hais tes stupides bottes d'armée,Et ce que tu devines en moi.Je te hais au point d'en crever,Et [...] â–º Lire la suite
Parler tout haut et tout seul, cela fait l'effet d'un dialogue avec le dieu qu'on a en soi.
Comme Dieu est attentionné d'arranger les choses de sorte que, où que vous soyez né, la religion locale s'avère toujours être la vraie.
Sous la soutane du prêtre qui confesse, un Dieu rieur se cache et s'amuse d'entendre déplorer des péchés qu'il n'a jamais eu l'inélégance de nous reprocher.
Tout bonheur en ce monde vient de l'ouverture aux autres ; toute souffrance vient de l'enfermement en soi-même.
On croit faire une fleur à Dieu en imprimant son nom en majuscules.
- J'ai changé le cours de l'histoire de l'humanité ! - Exactement. - J'ai changé l'univers ! - Effectivement. - Je suis Dieu ! - Tu es athée. - J'existe pas !
La nécessité est l'écran mis entre Dieu et nous pour que nous puissions être. C'est à nous de percer l'écran pour cesser d'être.
C'est vrai, Dieu meurt de froid. Il frappe à toutes les portes, mais qui ouvre jamais ? La place est prise. Par qui ? Par nous-mêmes.
C'est une règle éternelle de morale et de politique qu'il ne faut jamais pousser son ennemi jusqu'au désespoir.
Chacun se façonne un dieu à sa taille.
Les métaphysiciens sont beaucoup plus obsédés par le besoin de se persuader de l'existence de Dieu que par Son existence à proprement parler.
Adieu ! Dieu sait quand nous nous reverrons.
Il y a une limite où l'intellect échoue et tombe en panne, et cette limite est où les questions concernant Dieu et le libre arbitre et l'immortalité se posent.
Si Dieu avait voulu encourager l'amour en groupe, il nous aurait donné plus d'organes.
Avec cette rage d'aventures, ce besoin d'émotions fortes, cette folie de voyages, de courses, de diable au vert, comment diantre se trouvait-il que Tartarin de Tarascon n'eût jamais quitté Tarascon ?
Dieu fait ce qu'il peut de ses mains, mais le diable fait beaucoup mieux avec sa queue.
Seule le souffrance peut servir d'avertissement.
Combien d'associations nous dissimulent de conneries entre sectes et domiciliations du diable ?
Il faut tenir pour maxime indubitable que les difficultés que nous avons avec notre prochain viennent plutôt de nos humeurs que d'autre chose.
Quand Dieu est mort, il y avait encore Nietzsche pour le dire - grand nihiliste devant l'Éternel et le cadavre de l'Éternel. Mais devant la transparence simulée de toutes choses, devant le simulacre d'accomplissement matérialiste ou idéaliste du monde dans [...] â–º Lire la suite
Ce serait un outrage à Dieu et au prochain que laisser l'affamé avoir faim sous prétexte que Dieu est proche de sa misère.
Au théâtre, il y a deux sortes de metteurs en scène : ceux qui croient qu'ils sont Dieu et ceux qui en sont sûrs.
Parfois, je me demande si Dieu nous pardonnera jamais pour ce que nous nous sommes fait l'un à l'autre ? Puis je regarde autour de moi et je réalise que Dieu a quitté cet endroit il y a longtemps.
Mon Dieu ! Que la vieillesse est donc un meuble inconfortable !