Les maladies suspendent nos vertus et nos vices.
La nature ne semble guère capable de donner que des maladies assez courtes. Mais la médecine s'est annexée l'art de les prolonger.
On prête toujours à l'ennemi les vertus qui manquent à l'allié...
Il est donc vrai que l'exercice de toutes vertus sociales, des services importants rendus à la patrie, une carrière utilement employée ne suffisent pas pour préserver d'une fin sinistre et pour éviter de finir en coupable.
Les maladies sont des questions posées. Ce sont aussi des tâches à remplir, et même des distinctions. Le fait décisif, c'est la manière dont on les supporte.
Craignons-nous nous-mêmes. Les préjugés sont les vrais voleurs ; les vices sont les vrais meurtriers. Les grands dangers sont en nous-mêmes.
L'art du pédagogue est comme l'art de l'ingénieur. L'inspiration, le génie pédagogique, l'intuition et autres vertus exaltées ne sont jamais interdits. Ils sont même, probablement, toujours nécessaires. Ils ne sont jamais suffisants.
Les vertus sont frontières des vices.
Tous les vices pour finir vous font profit ou plaisir ; mais que tirer du mensonge hormis le mépris.
J'ai regardé dans le registre des maladies et n'y ai point trouvé les soucis ni les pensées tristes. Cela est fort injuste.
Puisque presque tout le monde se masturbe, ceci vous explique que certains tombent dans les maladies extrêmes que personne d'autre ne présente. C'est cette espèce de paradoxe étiologique que vous allez retrouver, jusqu'au fond du XIXe ou du XXe siècle, à propos de la sexualité et des anomalies sexuelles.
Au moral comme au physique rien n'est moins guérissable que les maladies du coeur.
Les traitements sont au Nord et les maladies au Sud.
Il y a autant de vices qui viennent de ce qu'on ne s'estime pas assez que de ce qu'on s'estime trop.
Les maladies de l'esprit sont plus difficiles à guérir que celles du corps.
Au lieu de s'indigner toujours contre telle situation, tel individu, tel parti, pourquoi ne pas se révolter plutôt contre ses propres faiblesses, sa propre médiocrité, ses propres vices ?
Les deux vices radicaux [de l'organisation actuelle du travail] : morcellement industriel et fraude commerciale fardée du nom de libre concurrence.
On ne peut avoir une civilisation aimable sans une bonne quantité de vices aimables.
Croire que la religion dans laquelle on a été élevé est fort bonne et pratiquer tous les vices qu'elle défend sont des choses extrêmement compatibles, aussi bien dans le grand monde que par le peuple.
L'argent est le baromètre des vertus d'une société.
Malheureusement, il y a des vertus qu'on ne peut exercer que quand on est riche.
Il y a dans le rire des vertus secrètes d'inquiétude et de lucidité. Un homme qui rit ne peut rester bien longtemps un salaud.
Le plus grand bonheur ? Avoir tous les vices du monde, sans les reproches ni les remords qui les accompagnent.
Tous les vices politiques ne sont pas des vices moraux, et tous les vices moraux ne sont pas des vices politiques.
Louer les princes des vertus qu'ils n'ont pas, c'est leur dire impunément des injures.
L'argent, pour les personnes âgées, c'est tout le contraire des maladies : on ne veut en parler à personne.
L'amour est comme les maladies épidémiques. Plus on le craint, plus on risque de le contracter.
Les vertus que nous prêtons aux machines, nous nous en dépouillons.
Les plus grandes âmes sont capables des plus grands vices aussi bien que des plus grandes vertus.
Donner, recevoir, partager : ces vertus fondamentales du sportif sont de toutes les modes, de toutes les époques. Elles sont le sport.