La vieillesse peut devenir une parure, sans être une abdication.
On calomnie la mort tandis que la vieillesse suffit pour disqualifier un homme.
La jeunesse est le temps d'étudier la sagesse, la vieillesse est le temps de la pratiquer.
On n'accepte en réalité la vieillesse et la mort qu'à l'heure où elles arrivent.
Le signe de la bonté chez les jeunes, c'est d'aimer la vieillesse ; et chez les vieux, c'est d'aimer la jeunesse.
Le silence est comme une nudité de l'âme, qui s'est libérée de la parure des mots.
C'est la vanité des hommes qui explique la parure des femmes.
Mon Dieu ! Que la vieillesse est donc un meuble inconfortable !
La savoir est la parure du riche et la richesse du pauvre.
Il y a on ne sait quelle aurore dans une vieillesse épanouie.
La vieillesse est noble, lorsqu'elle se défend elle -même, garde ses droits, ne se vend à personne, et jusqu'au dernier souffle domine sur les siens.
Trop de jeunesse et trop de vieillesse empêchent l'esprit.
La vieillesse s'oublie car le coeur ne change guère, et plus on vieillit, plus on a d'aventures pour s'engaillardir.
Différence entre la jeunesse et la vieillesse : la première a quatre membres souples et un raide ; la seconde, quatre membres raides et un souple.
Réglez bien votre jeunesse, et votre vieillesse se réglera d'elle-même.
L'existence de l'homme porte la vieillesse du monde.
La vieillesse et l'enfance se rejoignent par des chemins mystérieux tandis que la jeunesse et l'âge mûr sont toujours dans des directions opposées.
Le malheur qui se perpétue produit sur l'âme l'effet de la vieillesse sur le corps ; on ne peut plus remuer ; on se couche.
La jeunesse est une ivresse sans vin et la vieillesse un vin sans ivresse.
Et si c'est cela la vie : retrouver son enfance, alors, à ce moment-là, lorsque la vieillesse l'a rejointe un beau jour, la petite ronde doit être presque finie, la fête terminée.
La vieillesse ne m'empêche pas de penser à l'avenir.
La vieillesse affaiblit tous nos sens. Le vieillard possède tout, mais il lui manque en tout quelque chose.
La vieillesse apporte une lucidité dont la jeunesse est bien incapable et une sérénité bien préférable à la passion.
Les quinquagénaires sont des impatients. Comme si l'approche de la vieillesse nous donnait des ailes. Des ailes qui ne procurent pas l'assurance de voler bien haut.
La vieillesse est un état de repos quant aux sens. Lorsque la violence des passions s'est relâchée, on se voit délivré d'une foule de tyrans forcenés.
Pour faire bon usage de la vie, il faut avoir dans la jeunesse l'expérience des années avancées, et dans la vieillesse la vigueur de la jeunesse.
Il faut bien que vieillesse se passe.
La vieillesse rendait-elle insensible à la souffrance ou était-ce simplement le masque qui gagnait en solidité ?
La vieillesse qui est une déchéance pour les êtres ordinaires est, pour les hommes de génie, une apothéose.
Il faut être soi-même simplement, pleinement, sans abdication comme sans désir de diminuer autrui.
La vieillesse arrive brusquement, comme la neige. Un matin au réveil, on s'aperçoit que tout est blanc.