Celui qui lutte contre les monstres doit veiller à ne pas le devenir lui-même.
Ces corps mêlés, qui, se tordant, se pâmant, s'abîment dans des excès de volupté, vont à l'opposé de la mort, qui les vouera, plus tard, au silence de la corruption. En effet, l'érotisme est lié à la naissance, à la reproduction qui sans fin répare les ravages de la mort.
La guerre contre le terrorisme est le terrorisme. Le tout n'est que conneries.
Le plus clair du temps, la vie est si monotone que cela ne vaut même pas la peine d'en parler, et elle n'évolue guère avec l'âge. Quand nous changeons de marque de cigarette, déménageons, achetons un autre journal, entamons de [...] â–º Lire la suite
Le soir, on rencontrait par les chemins le vieux meunier poussant devant lui son âne chargé de gros sacs de farine.
La société n'a pas voulu de nous ? Qu'elle se rassure ! On n'veut pas d'elle ! On lui fout la paix. C'est pas nous qui allons lui mettre des bâtons dans les trous.
Qui enfonce les portes ouvertes n'a pas à redouter qu'on lui casse les vitres.
Il arrive aussi qu'un écrivain du XXIe siècle se sente, par moments, prisonnier de son temps et que la lecture des grands romanciers du XIXe siècle lui inspire une certaine nostalgie.
Vous disciplinez pour faire ce que vous savez être juste et important, bien que difficile, est la voie de la fierté, de l'estime de soi et de la satisfaction personnelle.
Il n'y a point de remède contre un mal accompli.
Peu avant sa mort, on lui dit : Mon cher Maître, vous êtes solide comme un chêne. Il répondit : Pour le tronc, ça va ; c'est le gland qui m'inquiète !
L'Homme est moins sincère quand il parle en son nom. Donnez lui un masque, et il vous dira la vérité.
Demain nous courrons plus vite, nos bras s'étendront plus loin... C'est ainsi que nous avançons, barques luttant contre un courant qui nous rejette sans cesse vers le passé.
On est tellement abasourdi, sans arrêt, par toutes les choses qui sont contre la vie.Si on les laisse nous envahir, on se ferme, il ne nous arrive plus rien.
Ma femme m'a quitté quand je lui ai dit que ses bas faisaient des plis. Et justement, ce jour-là, elle ne portait pas de bas.
Il n'y a pas de fait contre nature ; la nature n'est jamais contre elle-même.
En littérature, je suis pour le grand contre le petit, et, en politique, je suis pour les petits contre les grands.
Je crois en définitive, que l'homme est un être si libre que l'on ne peut lui contester le droit d'être ce qu'il croit qu'il est.
Qui ne fait ce qu'il devrait, lui advient ce qu'il ne voudrait.
L'absence ce n'est rien. Une table posée contre l'océan du silence, de l'encre et du papier. Tout est très fort, la nuit s'efface ou la nuit vient, je n'ai pas peur. La tête un peu penchée, je ne regarde que [...] â–º Lire la suite
Ceux qui abandonnent la loi louent le méchant, ceux qui la gardent s'irritent contre lui.
La mort du présent n'est rien ; c'est la perte de l'avenir en soi qui est déchirante.
Ôter une mère à son fils, c'est lui ôter plus qu'on ne peut lui rendre.
Composer un livre, seul moyen de parler de soi sans assister à l'ennui des autres.
J'adhérerai à SOS-racisme quand ils mettront un S à racisme. Il y a des racistes noirs, arabes, juifs, chinois et même des ocre-crème et des anthracite-argenté. Mais à SOS-Machin, ils ne fustigent que le Berrichon de base ou le Parisien-baguette. [...] â–º Lire la suite
Ce que Dieu demande de nous, c'est un geste seulement, et c'est lui qui fera le reste.
Abstenez-vous de raconter à votre femme les infamies que vous ont faites les précédentes. Ce n'est pas la peine de lui donner des idées.
L'homme a besoin de ce qu'il y a de pire en lui s'il veut parvenir à ce qu'il a de meilleur.
Le partage d'argent est ce qui lui donne sa valeur.
On crie beaucoup contre la censure - elle nous oblige souvent à avoir de l'esprit.
- Ce soir c'est la nouba? - Je l'emmène dîner au restaurant. - Tu lui brises le coeur, je te brise la tête !