Je considère le suicide comme une lâcheté : c'est un duel avec un adversaire désarmé.
La mort nous parle d'une voix profonde pour ne rien dire.
La mort n'est pas une chose si sérieuse ; la douleur, oui.
Mourir en combattant, c'est la mort détruisant la mort. Mourir en tremblant, c'est payer servilement à la mort le tribut de sa vie.
La mort est quelque chose d'inévitable. Lorsqu'un homme a fait ce qu'il considère comme son devoir envers son peuple et son pays, il peut reposer en paix. Je crois avoir fait cet effort et c'est pourquoi je dormirai pour l'éternité.
La mort s'apprend comme le reste, avec patience, avec peine. Il faut le vouloir.
Vas-y tire, on mourra tous les deux et tu gagneras. Je suis mort de toute manière, c'est écrit comme ça mais je... je viens de le comprendre.
Les Irlandais. Ce peuple est si malheureux qu'il a toujours festoyé la mort comme une amie, et que nul danger ne peut l'éloigner d'une cérémonie funèbre.
Le patriotisme a au moins ceci de bien : le héros ne sait jamais qu'il est mort pour rien.
La plus triste des morts, c'est la mort de la jeunesse.
Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement.
Chaque fois que tu oublies, c'est la mort que tu te rappelles en oubliant.
Je levais les yeux de temps en temps vers la fenêtre de la chambre. Tu t'y tenais, immobile, le regard fixé au loin. Je suis sûr que tu travaillais à apprivoiser la mort pour la combattre sans crainte. Tu étais [...] â–º Lire la suite
La mort solitaire est la plus terrible du monde.
La mort est bien lourde pour celui qui meurt trop connu des autres mais inconnu de lui-même.
Le jour de notre mort traverse chaque jour de notre vie comme une eau plus sombre dans l'eau limpide, mais nous sommes trop agités pour le voir et saluer comme il convient notre prochaine disparition dans toutes présences du monde.
Entre le point d'exclamation de la vie et le point d'interrogation de la mort : tout n'est que ponctuation.
Les miroirs sont les portes par lesquelles la Mort va et vient.
La terre entière, continuellement imbibée de sang, n'est qu'un autel immense où tout ce qui vit doit être immolé sans fin, sans mesure, sans relâche, jusqu'à la consommation des choses, jusqu'à l'extinction du mal, jusqu'à la mort de la mort.
Il y a des moments où l'on en veut à mort à toutes les jeunes filles qu'on rencontre, parce qu'elles ne vous jettent pas leur coeur et 20.000 livres de rentes.
Aller à travers le monde et parler aux hommes ? Les convaincre d'avoir pitié les uns des autres, les bourrer de leur mort prochaine ? Rien à faire, ils aiment être méchants.
J'ai l'intention de laisser après ma mort un fond important pour la promotion de l'idée de paix, mais je suis sceptique quant à ses résultats.
L'histoire des hommes est une mer immense d'erreurs où l'on voit surnager çà et là quelques vérités mal connues. Qu'on ne s'autorise donc point de ce que la plupart des siècles et des nations ont décerné la peine de mort contre certains crimes.
Le sommeil est un emprunt fait à la mort pour l'entretien de la vie.
Le silence devient lâcheté lorsque l'occasion exige de dire toute la vérité et d'agir en conséquence.
Nous faisons notre vie de la mort d'autrui.
Il n'y a pas de deuxième acte dans les vies américaines.
Je hais comme la mort l'état de plagiaire ; Mon verre n'est pas grand, mais je bois dans mon verre.
J'ai vu ma propre mort dans des rêves et cela m'a aidé à mieux apprécier la vie. J'ai aussi vu ma propre vie dans les rêves et cela m'a aidé à apprécier davantage la mort.
Celui qui ne peut plus éprouver ni étonnement ni surprise, est pour ainsi dire mort : ses yeux sont éteints.
La mort n'est-elle pas la plus parfaite des évasions ?