Et puis, chose bizarre, le premier symptôme de l'amour vrai chez un jeune homme, c'est la timidité, chez une jeune fille, c'est la hardiesse.
Je donne, tu donnes, il donne, nous donnons, vous donnez, ils vivent.
La compétence ou l'incompétence n'ont pas d'âge.
Le monde est à qui naît pour le conquérir, et non pour qui rêve, fut-ce à bon endroit, qu'il peut le conquérir.
Il est idiot de monter une côte à bicyclette quand il suffit de se retourner pour la descendre.
Le lecteur peut être considéré comme le personnage principal du roman, à égalité avec l'auteur, sans lui, rien ne se fait.
Les hommes connaissent tous l'utilité d'être utile, mais aucun ne connaît l'utilité d'être inutile.
Personne ne garde un secret comme un enfant.
Ventre affamé n'a point d'oreilles.
La raison du meilleur est toujours la plus forte.
Mieux vaut une bonne nuit avec un somnifère qu'une mauvaise sans.
Tout désespoir en politique est une sottise absolue.
Si l'on veut abolir la peine de mort, en ce cas, que messieurs les assassins commencent.
A part l'argent, à par le confort, à part les diplômes, à part la frime, sur quoi peut donc reposer la distinction des classes ?
C'est effrayant, tout ce qu'on a envie de dire quand on atteint quarante ans.
Quand l'amour se tait, l'amour est mort.
Celui qui désire mener le Bon Combat doit regarder le monde comme s'il s'agissait d'un trésor inépuisable, qui attend d'être découvert et conquis.
Quand une jeune fille ne veut entendre parler pour elle de mariage, elle n'aime pas que les autres y pensent.
Le respect, ça n'existe pas. Même s'il représente pour beaucoup l'ultime forme de leur espoir. L'ultime forme de leur dignité.
Et là où l'amour n'existe pas, la raison, elle aussi, est absente.
Le véritable trésor, c'est de pouvoir compter sur les autres.
Si un arc-en-ciel dure un quart d'heure, on ne le regarde plus.
Les lois et les institutions sont comme des horloges ; de temps en temps, il faut savoir les arrêter, les nettoyer,les huiler et les mettre à l'heure juste.
Le virtuel est ce qui nous aide à faire advenir ce que nous ne sommes pas encore.
Le but, c'est d'être heureux. On n'y arrive que lentement. Il y faut une application quotidienne. Quand on l'est, il reste beaucoup à faire : à consoler les autres.
Nous faisons notre vie de la mort d'autrui.
Plus le nombril est énorme, plus il fait écran entre les autres et vous, entre le monde et vous.
La fatigue n'est pas le prix qu'on paie, mais celui qu'on reçoit...
Même les rencontres de hasard sont dues à des liens noués dans des vies antérieures.
Un combat entre une jolie fille et une jeune philosophe débutant est un combat inégal. Cruche et pierre, comme on dit, ne vont pas ensemble.
Il vaut mieux faire quelque chose que ne rien faire en attendant de tout faire.
N'abandonnez jamais quelque chose auquel vous ne pouvez pas passer une journée sans y penser.
Le pire est l'ennemi du mal.
Vous êtes ici pour un bon moment, pas pour un long moment.
Se comprendre est la clé de la sagesse.
Au-delà d'un certain point, l'argent n'a pas d'utilité pour moi.
Pour vivre en paix, trouvons la distance où nous ne nous gênons pas les uns les autres.
L'amour est comme la guerre... Facile à démarrer... Difficile à finir.
Bienheureux ceux qui ne se prennent pas au sérieux, ils seront appréciés de leur entourage.
Quand elle le vit, elle ressentit ce coup de couteau au coeur que les personnes qui n'ont jamais été sidérées par l'amour prennent pour une métaphore.
L'homme puissant qui joint l'audace à l'éloquence devient un citoyen dangereux quand il manque de bon sens.
Le pire châtiment est la veille : l'insomnie est exil du meilleur paradis.
Un méchant peut donner un bon avis ; une chandelle pue, mais éclaire.
Les femmes des uns font le bonheur des autres.
Tout dépend du hasard, et la vie est un jeu.
Les délinquants font moins de mal qu'un mauvais juge.
Il faut des fêtes bruyantes aux populations, les sots aiment le bruit, et la multitude c'est les sots.
Le corps d'une femme est un secret bien gardé et une longue histoire.
La rose, c'est les dents de lait du soleil.
L'humour est un déguisement sous lequel l'émotion peut affronter le monde extérieur.