Il ne faut pas toujours dire ce que l'on pense ; il faut toujours penser ce que l'on dit.
Un coup de bâton reçu dans le dos, ce n'est qu'une offense ; un coup de bâton reçu par-devant, c'est un affront.
Bien vieillir : gagner en transparence ce qu'on perd en couleur.
Ecrire l'Histoire, c'est foutre la pagaille dans la Géographie.
J'aime la force, et de la force que j'aime, une fourmi peut en montrer autant qu'un éléphant.
On n'aime que ce qu'on ne possède pas tout entier.
Tant qu'on n'est pas propriétaire, on ne peut s'imaginer combien il est ignoble de porter atteinte à la propriété.
Les anges ont besoin qu'on leur suppose un corps. Non pour eux-mêmes, mais vis-à-vis de nous.
Véritablement bon est l'homme rare qui jamais ne blâme les gens des maux qui leur arrivent.
C'est un sentiment qui m'est commun avec tous les mortels : je ne rougis pas d'avouer que ma personne m'est très chère.
Celui qui cherche Dieu l'a déjà trouvé.
Celui qui rend violence pour violence ne viole que la loi, et non l'homme.
Le soleil est l'ombre de Dieu.
Qu'est-ce qu'ils ont à pleurer autour de mon lit... C'est déjà bien assez triste de mourir... S'il faut encore voir pleurer les autres !
Il faut passer du paradis des enfants au purgatoire des adultes, qui ouvre sur l'enfer des vieillards.
Chaque être humain est unique, il a ses propres qualités, ses instincts, ses formes de plaisir. Cependant la société impose une manière d'agir collective, et les gens ne cessent de se demander pourquoi ils doivent se comporter ainsi.
La sensualité s'éteint à quatre-vingts ans.
C'est grave de s'obliger à ressembler à tout le monde : cela provoque des névroses, des psychoses, des paranoïas.
Un beau nu peut faire un vieux tableau, mais pas réciproquement.
Il faut parfois une grande intelligence pour ne pas comprendre.
Le verdict du passé est toujours le verdict d'un oracle. Vous ne le comprendrez que si vous êtes les architectes de l'avenir, les connaisseurs du présent.
Le bonheur d'avoir ou d'obtenir n'existe pas, seul celui de donner compte.
La vie est un voyage en parachute.
La grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf n'a éclaté que dans la courte mémoire du fabuliste.
C'est notre grande maladie de parler pour ne rien voir.
L'insolite est inséparable de l'amour, il préside à sa révélation...
Les amis, les relations, la société à laquelle on appartient sont des gages de succès plus certains que l'effort acharné et la compétence lentement acquise.
Les quatre âges de l'homme sont : la petite enfance, l'enfance, l'adolescence, l'obsolescence.
Le chômage est comme une marée noire qui recouvre l'herbe verte, là où elle a poussé.
Ce qu'est leur cristal aux fontaines, un verre à nos pastels, leur vapeur aux paysages, la pudeur l'est à la beauté.
L'humanité est une bibliothèque dont presque tous les livres sont lus. L'humanité est aux archives.
Tout recommence Mais rien ne se répare, Quand les coeurs sont en faïence C'est foutu, c'est trop tard.
La vérité est une ligne tracée entre les erreurs.
Il y a deux ans que je n'ai pas parlé à ma femme, c'était pour ne pas l'interrompre.
Ce qu'il y a de plus sérieux dans le corps humain, c'est les boutons de manchette.
La cloche dit : Prière ! Et l'enclume : Travail !
Je préfère cacher que j'ai quelque chose plutôt que montrer que je n'ai rien.
Toute oeuvre d'art reste un mystère, y compris pour son auteur.
S'accomplir, c'est se dépasser.
Il n'y a pas d'acte qui soit tout à fait gratuit ; même pas le don de soi-même.
Il faut toujours payer un prix, l'histoire n'est jamais gratuite.
Le vieil adage est toujours vrai : La peur du gendarme est le début de la sagesse, encore faut-il qu'on le voie, ce gendarme !
La spéculation a détruit l'investissement, c'est-à-dire la motivation créative à l'origine de l'innovation durable.
Les champions sont faits de quelque chose qu'ils ont au fond d'eux-un désir, un rêve, une vision.
J'ai toujours été fasciné par les gens qui sont considérés comme tout à fait normaux, parce que je les trouve les plus bizarres de tous.
Le métis doit être l'homme de demain. C'est l'homme qui peut fonder son identité directement sur la notion d'humanité.
Le portable entre nos mains prend la place du chapelet. Facebook est une communion sans Dieu, mêlée de confession.
C'est un mal maudit pour tout homme de devenir aussi absorbé dans n'importe quel sujet que moi dans le mien.
Je crois en la Bible. Je crois que toutes les bonnes choses viennent de Dieu. Je ne crois pas que je chanterais comme je le ferais si Dieu ne le voulait pas.
Que Dieu vous garde parce que j'ai pas de place chez moi.