Telle est la volonté des dieux : tout plaisir s'accompagne de peine.
C'est un plaisir d'être dans un pays qui n'est pas dirigé par son peuple.
Je désespère de recevoir jamais des plus excellentes productions du génie, le même degré de plaisir que me firent éprouver à cet âge des ouvrages que mon jugement regarde aujourd'hui comme frivoles et dignes de mépris.
La volonté est l'intelligence et l'intelligence est la volonté.
Il y a très loin de la velléité à la volonté, de la volonté à la résolution, de la résolution au choix des moyens, du choix des moyens à l'application.
On est mal à l'aise quand on doit choisir entre le bonheur dans la servitude qui nous sécurise et le plaisir du cheminement personnel qui nous isole.
Celui qui connaît les femmes, ne connaît pas leur âme ; il ne connaît même pas leur corps ; il ne connaît que leurs nerfs.
Aucun souvenir dans notre mémoire ne nous laisse moins de satisfaction qu'une tentation à laquelle nous avons résisté.
Il y a un plaisir mystérieux dans le fait de détruire.
Un peuple qui compte sur une autre y perd son âme et sa foi.
Le désir de se surprendre est l'un des ressorts de la vie d'actrice.
Toute action doit être précédée par une intense vie de prière, de contemplation, de recherche et d'écoute de la volonté de Dieu.
Notre âme est une bête féroce ; toujours affamée, il faut la gorger jusqu'à la gueule pour qu'elle ne se jette pas sur nous. Rien n'apaise plus qu'un long travail.
Si vous n'aimez pas une autre âme vivante, alors vous ne serez jamais déçu.
On ne donne pas ses vingt ans ; on s'en sert pour goûter le plaisir et on les reprend pour effilocher le souvenir.
Mais toujours le plaisir de douleur s'accompagne.
Au plus pur de notre âme palpite un ardent désir de nous abandonner librement et par gratitude à un être inconnu, plus haut et plus pur, déchiffrant pour nous l'énigme de l'éternel Innommé.
La joie est un plaisir que la conscience torture. On appelle joie les plaisirs qu'on se refuse pour se donner bonne conscience.
Il y a une part de folie dans ce désir ardent de quelque chose de beau.
Pleurer est le plaisir de l'âme.
On lit comme on aime, on entre en lecture comme on tombe amoureux : par espérance, par impatience. Sous l'effet d'un désir, sous l'erreur invincible d'un tel désir : trouver le sommeil dans un seul corps, toucher au silence dans une seule phrase.
Les mariages, pendant quelque temps, sont soutenus par le désir ; une journée de scènes ou de silence est équilibrée par vingt minutes de nuit.
Tout plaisir est vil qui fleurit sur la mort.
Le désir ne naît pas seulement de la chimie des peaux ou des cellules mais de l'obsession de la répétition.
On se console souvent d'être malheureux par un certain plaisir qu'on trouve à le paraître.
Tout plaisir qui devient une habitude n'est plus un plaisir, mais une corvée.
La volonté des hommes contrarie souvent la bonne volonté du destin.
Je l'aimais. Ce que personne ne réalisait, c'est que je pouvais apprendre. Me former dans tout domaine. Les gens regardent les putes de haut. Ils pensent qu'on a choisi la facilité. Ils n'imaginent pas la force de volonté que ça [...] â–º Lire la suite
Le drame est né de l'union de deux vieux désirs : le désir de danser, et celui d'entendre une histoire. La danse est devenue déclamation, et l'histoire, situation.
La musique est le seul plaisir sensuel sans vice.
Il y a une force en moi, une volonté farouche, qui me poussent vers l'espoir et la lumière.